La peine pour la sodomie et les rapports avec des bêtes est la même que celle prescrite pour la fornication ⦗1⦘.
Quant à celui qui recherche le plaisir sexuel sans pénétration, il est passible d’une peine de taʿzîr ⦗2⦘, sans que cette dernière puisse atteindre le seuil minimal…
[« atayn » désigne ici les esclaves mentionnées au début du verset : « fa-mimma malakat aymanukum min fatayatikum al-mu’minat ». Par « al-muḥṣanāt » il faut entendre les femmes libres] (voir note 1, p. 158).
Le sens est le suivant : lorsqu’une esclave commet la fornication, elle encourt la moitié de la peine prévue pour la femme libre : cinquante coups de fouet et un bannissement de six mois, qu’elle soit mariée ou vierge. Elle n’est pas lapidée, car la lapidation ne peut être divisée. Le même principe s’applique à l’esclave masculin, la raison étant identique.
(1) Al-liwât (sodomie) consiste à pénétrer un homme par l’anus, ou une femme étrangère – c’est-à-dire autre que l’épouse – par l’anus. L’auteur encourt la même peine que pour l’adultère, car il s’agit d’une turpitude : lapidation s’il est muḥṣan (déjà marié et ayant consommé), flagellation et bastonnade dans le cas contraire. Quant à la personne qui se laisse sodomiser, on lui applique toujours la peine du non-muḥṣan, même si elle est mariée, car le zâni muḥṣan est celui qui a déjà connu un rapport licite analogue, condition impossible dans la pénétration anale ; il n’est donc jamais considéré comme muḥṣan.
Celui qui a un rapport avec une bête est passible d’un taʿzîr (peine disciplinaire) sans ḥadd, selon l’avis prépondérant de l’école : l’acte ne répond pas à un désir naturel, il répugne au tempérament sain, et le ḥadd n’a été institué que pour réfréner les passions vers des plaisirs charnels naturellement recherchés d’une manière illicite. Cette opinion se fonde sur le hadith rapporté par Abû Dâwûd (nᵒ 4465) et al-Tirmidhî (nᵒ 1455) d’après Ibn ʿAbbâs : « Il n’y a pas de ḥadd pour celui qui a un rapport avec une bête. » Un tel propos ne saurait relever d’un simple avis ; il a donc valeur de parole marfûʿ (attribuée au Prophète). L’absence de ḥadd implique cependant l’obligation d’un taʿzîr, car le péché demeure sans peine légale ni expiation.
(2) Watʾ : le fait d’appliquer son sexe sur le corps d’une femme ou d’un homme étrangers, et de même…
وحكم اللواط وإتيان البهائم كحكم الزنا (١).
ومن وطئ فيما دون الفرج عزر (٢) ولا يبلغ بالتعزير أدنى
[أتين: أي الإماء المذكورات في صدر الآية بقوله تعالى: " فَممَّا ملكت أيمانكم من فتياتكم المؤمنات ". والمراد بالمحصنات الحرائر] (انظر حاشية ١ص ١٥٨).
والمعنى: إذا وقعت الأمة بفاحشة الزنا عوقبت نصفْ عقوبة الحرة أي تجلد خمسين وتغرب نصف عام، متزوجة كانت أم بكراً، ولا رجم عليها: لأنه لا ينصف. وقْيس بالأمة العبد، لأن المعنى فيهما واحد.
(١) اللواط: هو إتيان الذكر في دبره، وكذلك إتيان الأنثى الأجبنية، أي غير الزوجة، في دبرها.
وعقوبة الفاعل لهذا كعقوبة الزنا، لأنه فاحشة، فيرجم إن كان محصناً، ويجلد ويضرب إن كان غير ذلك.
وأما المفعول فيه فيقام عليه حد غير المحصن مطلقاً، ولو كان متزوجاً، لأن الزاني المحصن هو من يطأ - أو يوطأ - وَطأْ سبق له نظيره على وجه مباح، ومن وطىءَ في دبره لا يتصور فيه هذا: فلا يكون محصناً.
وأما من أتى بهيمة فإنه يعزر ولا حد عليه، على القول الراجح والمعتمد في المذهب، لأن فعله مما لا يشتهى، بل ينفر منه الطبع الصحيح، ولا تميل إليه النفس السليمة، فلا يحتاج إلى زجر، والحد إنما شرع زجراً للنفوس عن مقاربة ما يشتهى طبعاً، على وجه غير مشروع.
ويستدل لهذا بما رواه أبو داود (٤٤٦٥) والترمذي (١٤٥٥) عن ابن عباس ﵄ قال: ليس على الذي يأتي البهيمة حد.
ومثل هذا لا يقال عن رأي، فيكون حكمه حكم المرفوع إلى النبي ﷺ وإذا انتفى الحد فقد وجب التعزير، لإرتكابه مصعية لا حد فيها ولا كفارة.
(٢) وطىء: باشر بفرجه جسد امرأة أجنبية أو أجنبي، ومثل