jusqu’à la distance légale qui autorise le raccourcissement de la prière ⦗1⦘. Les conditions requises pour qu’une personne soit considérée *muḥṣan* (bénéficiant du statut matrimonial protégé) sont au nombre de quatre : 1 – la puberté ; 2 – la raison ; 3 – la liberté ; 4 – la consommation du mariage dans le cadre d’une union valide ⦗2⦘. Quant à l’esclave, homme ou femme, sa peine est la moitié de celle d’une personne libre ⦗3⦘.
Elle fut bannie, et cette mesure demeura appliquée durant toute cette année. Dans le Sahih de Muslim (n° 1690), d’après ‘Ubada ibn as-Sâmit, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si un non-marié commet la fornication avec une non-mariée, la peine est de cent coups de fouet et d’un an d’exil. » Autrement dit, lorsque deux personnes jamais mariées – qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme – commettent cet acte, chacun reçoit cette peine. Le terme *bikr* (non-marié) vise toute personne n’ayant encore jamais contracté de mariage. Le *nafi* est l’éloignement, c’est-à-dire l’exil loin de son lieu d’origine. (1) L’exil doit durer un an ou plus, selon l’appréciation d’un juge équitable ; une durée moindre n’est pas considérée comme un véritable voyage et n’atteint pas l’objectif recherché, à savoir isoler le fautif de sa famille et de son environnement. Cette règle vaut pour l’homme comme pour la femme, mais la femme ne peut voyager qu’accompagnée d’un mahram (parent proche), le voyage sans mahram lui étant interdit. (2) Est réputé *muhsan* (protégé) le fornicateur qui, auparavant, a contracté un mariage valide et consommé – contrat conclu par le tuteur de l’épouse, présence de deux témoins justes, etc. Il en va de même pour la femme. La continuité du mariage n’est pas requise : même après séparation, si la fornication se produit, l’auteur reste *muhsan* et encourt la lapidation. Si l’une des quatre conditions manque, il n’est plus *muhsan* : la lapidation ne s’applique pas, il subit la flagellation prescrite pour le non-marié s’il est pubère et sain d’esprit ; s’il est mineur ou dément, il est corrigé d’une manière dissuasive. (3) Preuve coranique : « fa-in atayna bi-fâhishatin fa-‘alayhinna nisfu mâ ‘ala al-muhsanâti mina al-‘adhâb » – « Si elles commettent l’infamie, elles subiront la moitié du châtiment imposé aux femmes protégées » (sourate an-Nisâ’, 4 : 25).
مسافة القصر (١). وشرائط الإحصان أربع: ١ - البلوغ ٢ - والعقل ٣ - والحرية ٤ - ووجود الوطء في نكاح صحيح (٢). والعبد والأمة حدهما نصف حد الحر (٣).
غَرت، ثم لَمْ تَزَلْ تِلْكَ السنةَ. وعند مسلم (١٦٩٠) من حديث عبادة بن الصامت ﵁ قال: قال رسول الله ﷺ: (البكْرُ بِالْبكْرِ: جَلْدُ مَائَة وَنَفي سَنَة). والمعنى: إذا زنا البكَر بالبكَر فحد كَل منهما ... والبكرً من لم يتزوج، رجلاً كان أم امرأة. والنفي هو ِالتغريب والإبعاد عن الموطن (١) فما فوقها، حسبما يراه الحاكم العدل، ولا يكفي أقلَ منها، لأنه لا يعد سفراً، ولا يحصل به المقصود، وهو إيحاشه بالبعد عن الأهل والَوطن. ولا فرق في ذلك بين الذكر والأنثى، ويجب على الأنثى أن نصطحب معها محرماً، لحرمة سفرها بدونه. (٢) أي أن يكون الزاني قد سبق له أن تزوج وجامع زوجته، وكان عقد زواجه صحيحاً، لاستيفائه الشروط والأركان المعتبرة فيه شرعاً، كتولي ولي الزوجة للعقد، ووجود الشهود العدول، ونحو ذلك. وكذلك الزانية، أن تكون قد سبق لها أن تزوجت وجامعها زوجها، وكان عقد زواجها كما ذكرنا. ولا يشترط أن يكون الزواج مستمراً، بل لو حصل الفراق بعد هذا، ثم وقع الزنا، اعتبر محصناً ورُجم. فإذا فقد واحد من هذه الأربع لم يعد الزاني محصناً، ولا يقام عليه حد اَلرجم، بل يجلد ويضرب كالبكر، إن كان بالغاً عاقلاً، ويؤدب بما يزجره عن هذه الفاحشة، إن كان صبياً أو مجنوناً. (٣) لقوله تعالى: " فإنْ أتَيْنَ بفَاحشة فَعَلَيْهِن نصف ما عَلى المحْصنمَنَاتِ مِنَ الْعَذَابِ " / النساء: ٢٥٠/.