Livre des peines légales
Le fornicateur se divise en deux catégories :
1. celui qui est marié ;
2. celui qui ne l’est pas.
Pour le premier, la peine légale prescrite est la lapidation ⦗1⦘.
(1) L’explication détaillée de l’ihsan (le statut de « personne déjà mariée et ayant consommé le mariage ») sera donnée p. 205.
Al-Bukhari (nº 6430) et Muslim (nº 1691) rapportent d’après Abu Hurayra : Un homme vint trouver le Messager d’Allah alors qu’il se trouvait dans la mosquée et l’interpella : « Ô Messager d’Allah, j’ai forniqué. » Le Prophète se détourna de lui jusqu’à ce qu’il répète son aveu quatre fois. Lorsqu’il eut attesté contre lui-même à quatre reprises, le Prophète l’appela et lui demanda : « Es-tu atteint de folie ? » — « Non. » — « Es-tu muhsan (déjà marié et ayant consommé le mariage) ? » — « Oui. » Le Prophète ordonna alors : « Emmenez-le et lapidez-le. »
Jabir raconte : « Je faisais partie de ceux qui l’ont lapidé. Nous l’avons lapidé sur l’esplanade de prière ; quand les pierres le touchèrent durement, il s’enfuit. Nous l’avons rattrapé à al-Harra et nous l’avons lapidé. »
[Il s’agit de Maʿiz b. Malik al-Aslami. Muhsan signifie ici « marié ». Al-musalla est l’emplacement réservé à la prière de l’Aïd et aux funérailles. Adhlaqat-hu indique que les pierres l’ont atteint avec leur tranchant et l’ont épuisé. Al-Harra est une zone volcanique de roches noires ; Médine se situe entre deux harrat.]
Al-Bukhari (nº 6467) et Muslim (nº 1697) rapportent d’après Abu Hurayra et Zayd b. Khalid al-Juhani : Un homme vint auprès du Prophète et dit : « Je t’adjure par Allah de juger entre nous selon le Livre d’Allah. » Son adversaire, plus versé que lui dans la loi, déclara : « Il dit vrai ; juge entre nous d’après le Livre d’Allah, et permets-moi de parler, ô Messager d’Allah. » Le Prophète répondit : « Parle. » Il dit : « Mon fils était ouvrier (ʿasîf) au service de cet homme et a forniqué avec sa femme. Je l’ai racheté en donnant cent brebis et une servante. Puis j’ai interrogé des hommes de ma tribu… »
كتاب الحدود
والزاني على ضربين
١ - محصن
٢ - وغير محصن
فالمحصن حده الرجم (١).
(١) وسيأتي بيان الإحصان ص ٢٠٥.
روى البخاري (٦٤٣٠) ومسلم (١٦٩١) عن أبي هريرة ﵁ قال: أتى رجلٌ رسولَ الله ﷺ وهو في المسجد فناداه فقالَ: يا رسولَ اللهِ، إنَي زَنيْتُ، فأعْرَضَ عنه، حتى ردََدَ عليه أرْبَع مراتٍ، فلمًّا شهِدَ على نَفْسِهَ أرْبع شهَادَات، دعاه النبي ﷺ فقال: (أبكَ جُنُونٌ). قال: لا، قال: (فَهلْ أحْصنْتَ). قال: نعم، فقالَ النبي ﷺ: (اذْهبوا بِهِ فَارحمُوُهُ). قال جابرٌ: فكنتُ فيمَن رَجَمَه، لفرجمناهُ بالمُصلّى، فلما أذْ لقتْهُ الحجَارة هَرَبَ، فأدركناه بالحرَّة، فرجمناه.
[رجل: ما عز بن مالك الأسلمي ﵁. أحصنت: تزوجت المصلى: مكان صلاة العيد والصلاة عن الجنائز. أذلقته: أصابته بحدها وبلغت منه الجهد. بالحرة: موضع ذو حجارة سوداء، والمدينة بين حرتين].
وروى البخاري (٦٤٦٧) ومسلم (١٦٩٧) عن أبي هريرة وزيد بن خالد الجهني ﵄ قالا: جاء رجل إلى النبي ﷺ فقال: أنْشُدكَ الله إلاَّ قضَيْتَ بيننا بكتابِ الله، فقال خَصْمُهُ، وكان أفْقهَ منه، فقال: صدق، اقضِ بيننا بكتاب اللهَ، وَأذَنْ لي يا رسول الله فقال النبي (قُل). فقال: إن ابني كان عسِيفاً في أهلِ هذا، فزنى بامرأته، فافْتدَيتُ منه بمائة شاة وخادم. وإني سألت رجالاً من أهل