— croyant, exempt de toute tare préjudiciable ; à défaut, il devra jeûner deux mois consécutifs ⦗1⦘.
(1) Car Allah dit au sujet de l’homicide involontaire : « Quiconque tue un croyant par erreur doit affranchir une *raqaba* (nuque, c’est-à-dire un esclave) croyante et verser une *diyya* (prix du sang) à la famille de la victime, à moins que celle-ci ne fasse remise. Si la victime appartenait à un peuple ennemi alors qu’elle était croyante, seul l’affranchissement d’une *raqaba* croyante est requis ; si elle appartenait à un peuple avec lequel vous avez un pacte, il faut verser la *diyya* à sa famille et affranchir une *raqaba* croyante. Celui qui n’en a pas les moyens jeûnera deux mois consécutifs. Telle est la repentance agréée par Allah ; Allah est Omniscient, Sage. » (sourate an-Nisa, 4 : 92).
« Affranchir une *raqaba* » signifie libérer un esclave, homme ou femme ; « qu’ils fassent remise » : qu’ils pardonnent ; « un peuple avec lequel vous avez un pacte » : si la victime relève d’un peuple non musulman lié aux musulmans par un traité de protection ou de sécurité, qu’elle soit restée dans leur religion ou qu’elle se soit convertie à l’islam.
L’expiation (*kaffâra*) est également requise pour l’homicide quasi intentionnel, parce qu’il ressemble au cas de l’erreur ; quant à son obligation dans l’homicide volontaire, elle repose sur le hadith rapporté par Abou Dawoud (no 3946) et d’autres, d’après Waïla b. al-Asqaʿ : « Nous sommes allés voir le Messager d’Allah au sujet d’un de nos compagnons qui avait encouru – c’est-à-dire le Feu – pour avoir tué. Il dit : “Affranchissez pour lui…” – dans une autre version : “Qu’il affranchisse une *raqaba*” – “car Allah libérera pour chaque membre (de l’esclave) un membre (du coupable) du Feu.” »
Les savants en ont déduit qu’on n’encourt le Feu qu’en cas de meurtre volontaire ; la légitimité de la *kaffâra* dans ce cas s’en trouve donc établie, a fortiori puisqu’elle l’est déjà pour le meurtre involontaire.
مؤمنة، سليمة من العيوب المضرة، فإن لم يجد فصيام شهرين متتابعين (١).
(١) لقوله تعالى في قتل الخطأ: "وَمَنْ قَتَلَ مُؤْمناخَطَأً فَتَحْرِيرُ رَقَبَة مُومِنَة وَديَة مُسَلَمَةٌ إلى أهْلِه إلا أنْ يَصَدقوا فَإنْ كَانَ منْ قَوْم عَدوَُ لَكُمْ وَهُوَ مُؤمِن فًتَحْرِيرُ رَقَبة مُؤْمِنَة وَإنْ كَانَ مِن قَوْم بيْنَكُمْ وَبَيْنَهُمْ مِيثَاقٌ فَدِيَةٌ مسلًمَةٌ إلى أهْله وتحرًيرُ رَقَبَةَ مْؤمنة فمن لم يجدْ فَصيامُ شَهْرَيْن مُتَتَابعَين وِتوبة من الله وكان الله عليما حكيماً " / النساء: ٩٢ /.
[فتحرير رقبة: عتق عبد أَو أمة. يصدقوا: يعفوا. قوم بينكم وبينهم ميثاق: أي إن كان المقتول من قوم كافرين، ولكن بينكم وبينهم عهد من ذمة أو أمان، وهو على دينهم أوكان مسلما].
ووجبت في شبه العمد لشبهه بالخطأ، وأما وجوبها في العمد فلما رواه آبو داود (٣٩٤٦) وغيره، عن وائلة بن الأسقع ﵁ قال: أتينا رسول الله ﷺ في صاحب لنا أوجب - يعني النار - بالقتل، فقال: (أعْتِقُوا عَنْهُ- وفي رواية: فَليَعْتِقْ رَقبةً - يُعتِقِ الله بِكل، عُضْوٍ مِنْهُ عُضْواً منْهُ مِنَ النارِ).
قالوا: لا يستوجب النارَ إلاّ بالقتل العمد، فدل على مشروعية الكفارة فيه. وقياساً على الخطأ من باب أولى.