des deux tiers d’un dixième de l’indemnité d’un musulman ⦗1⦘.
La pleine indemnité pour atteinte à la vie est également due lorsque sont sectionnés les deux mains, les deux pieds, le nez, les deux oreilles, les deux yeux, les quatre paupières, la langue ou les deux lèvres ; ainsi qu’en cas de perte de la parole, de la vue, de l’ouïe, de l’odorat, de la raison, du membre viril ou des deux testicules ⦗2⦘.
(1) L’imam al-Shafi‘i – qu’Allah lui fasse miséricorde – rapporte dans Al-Umm (6/92) : « ‘Umar fixa la diyya (indemnité sanguinaire) des Mages à huit cents dirhams, soit les deux tiers d’un dixième de la diyya due pour un musulman, car il estimait la diyya à douze mille dirhams. La même décision est rapportée d’‘Uthman et d’Ibn Mas‘ud ; elle se répandit parmi les Compagnons sans qu’aucun ne la conteste, ce qui constitue un consensus. » Voir également : Takmila al-Majmu‘, 17/379.
(2) Au sujet « des deux testicules » : al-Nasai (8/57) et d’autres ont transmis, d’après ‘Amr b. Hazm, que le Prophète ﷺ adressa aux gens du Yémen une lettre exposant les obligations, la sunna et le barème des diyat, qu’il remit à ‘Amr b. Hazm. On y lit :
– pour une vie humaine (nafs) : la diyya est de cent chameaux ;
– pour le nez entièrement sectionné : la diyya complète ;
– pour la langue : la diyya ;
– pour les deux lèvres : la diyya ;
– pour les deux testicules : la diyya ;
– pour le sexe masculin : la diyya ;
– pour la colonne vertébrale (c’est-à-dire la capacité à avoir un rapport sexuel) : la diyya ;
– pour les deux yeux : la diyya ;
– pour une jambe : la moitié de la diyya.
Une autre version précise : « pour une main : la moitié de la diyya ». Al-Bayhaqi (8/85) ajoute : « pour une oreille : cinquante chameaux » ; et (8/86) : « pour la perte de l’ouïe : la diyya complète ».
Les membres non mentionnés sont évalués par analogie avec ceux qui le sont ; de même, les facultés et utilités sont appréciées en référence à la perte de la capacité sexuelle. L’indemnité pour un seul doigt, qu’il s’agisse de la main ou du pied, équivaut à un dixième de la diyya, conformément au hadith cité.
عشر دية المسلم (١)
وتكمل دية النفس في قطع اليدين والرجلين والأنف والأذنين والعينين والجفون الأربعة واللسان والشفتين وذهاب الكلام وذهاب البصر وذهاب السمع وذهاب الشم وذهاب العقل والذكر والأنثيين (٢).
(١) قال الشافعي رحمه الله تعالى في الأم (٦/ ٩٢): وقضى عمر في ديةِ المجوسّ بثَمَانِمَائَةِ درهم، وذلك ثلثا عُشْرِ ديَةِ المسلم، لأنه كان يقول: تقُوَّمُ الدية في اثني عشر ألفَ دِرْهَم وروي مثل ذلك عن عثمان وابن مسعود ﵄، وانشر ذلك في الصحابة، ولم ينكره منهم أحد، فكان إجماعاً.
(تكملة المجموع: ١٧/ ٣٧٩).
(٢) البيضتين، روي النسائي (٨/ ٥٧) وغيره، عن عمرو بن حزم ﵁: أن رسول الله ﷺ كتب إلى أهل اليمن كتاباً فيه الفرائض والسنن والديات، وبعث به مع عمرو بن حزم .... وفيه.
(أنَ في النَّفْس الدَيَة مائة من الإبِلِ، وفي الأنْفِ إذا أوعِب جَدْعُهُ الديةُ، وفي اللسَان الديَة، وفي الشَّفتَيْنِ الديَة، وفي الْبيضَتَيْنِ الدية، وفي الذكَرَ الدية، وفي الصُّلبِ الديَة، وفي الْعينين الدية، وفي الرجْلِ الواحِدةِ نِصْفُ الدية. وفي رواية: (وفيْ اليَدِ الواحِدةِ نِصْفُ الديَةَ)، وفي رواية عند البيهقي (٨/ ٨٥): (في الأذُن خمسون مِن الإبِلِ). وعنده أيضاً (٨/ ٨٦): (وفي السمع إذا ذهب اَلدية تامة).
[أوعب جدعه: قطع جميعه. الصلب: المراد القدرة على الجماع].
وقيس ما لم يذكر من الأعضاء على. ما ذكر، وكذلك المعاني والمنافع، تقاس على ذهاب القدرة على الجماع، ودية الإصبع الواحدة، من اليد أو الرجل، عُشْرُ الدية، لما جاء في