Le groupe est exécuté pour un seul individu (1).
Entre deux personnes pour lesquelles la peine de représailles est applicable en matière d’homicide, elle l’est également lorsqu’il s’agit des membres (2).
Outre les conditions déjà énumérées, deux exigences supplémentaires rendent la peine de représailles obligatoire pour les membres :
1 – l’identité précise du membre : la droite pour la droite, la gauche pour la gauche ;
2 – qu’aucun des deux membres ne soit atteint de paralysie (3).
Tout membre tranché à partir de son articulation donne lieu à la peine de représailles (4), et il n’y a pas de représailles pour les blessures sauf dans le cas de la muḍiḥa, la plaie qui met l’os à nu (5).
(1) Mâlik rapporte dans son Muwatta’ (2/871), d’après Saʿîd b. al-Musayyib, qu’ʿUmar b. al-Khattâb fit exécuter un groupe — cinq ou sept hommes — pour avoir assassiné un seul individu par traîtrise (ghîla). Il déclara : « Si tous les habitants de Sanaa s’étaient ligués pour le tuer, je les aurais mis à mort sans exception. » Des récits analogues proviennent d’autres Compagnons et nul ne les a contestés, si bien que l’on tient cela pour un consensus. [tamâla’a : se concerter et s’entendre pour tuer].
(2) Il en va de même pour les différents membres, selon la parole divine : « Nous avons prescrit pour eux, dans la Loi : vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent, et pour les blessures, la loi du talion » (sourate al-Mâʾida, 5 : 45).
(3) Le qisâs (talion) suppose l’équivalence ; or il n’existe pas de parfaite correspondance, quant à l’utilité, entre le membre droit et le gauche, ni entre un membre paralysé et un membre sain.
(4) Parce qu’ici l’équivalence peut être atteinte, contrairement à ce qui provient d’une autre partie.
(5) Il s’agit de la plaie qui fend la chair jusqu’à l’os et le met à nu (al-muḍîḥa), conformément à la parole : « et pour les blessures, la loi du talion ». Le terme qisâs renvoie, par essence, à la stricte équivalence, comme indiqué précédemment, ce qui n’est pas réalisable pour les autres types de blessures.
وتقتل الجماعة بالواحد (١).
وكل شخصين جرى القصاص بينهما في النفس يجري بينهما في الأطراف (٢)
وشرائط وجوب القصاص في الأطراف بعد الشرائط المذكورة اثنان:
١ - الاشتراك في الاسم الخاص, اليمنى باليمنى, واليسرى باليسرى.
٢ - وأن لا يكون بأحد الطرفين شلل (٣).
وكل عضو أخذ من مفصل ففيه القصاص (٤) ولا قصاص في الجروح إلا في الموضحة (٥).
(١) روى مالك في الموطأ (٢/ ٨٧١) عن سعيد بن المسيب أن عُمَرَ بن الْخطاب ﵁ قَتَلَ نَفَراً - خمَسة أوْ سَبْعة - برجل واحِد، قَتَلُوهُ غِيلَة، وقال: لَو ْتمالأ عَلَيْه أهْلُ صَنْعَاءَ لَقتَلتهمْ جَمِيعاً. وروى مثل ذلك عن غيره من الصحَابة ولم ينكر عليهم، فكَان إجماعاً [تمالأ: اتفق وتواطأ على قتله].
(٢) والأعضاء، لقوله تعالى: "وَكَتَبْنَا علَيْهِمْ فيها أن النَّفْسَ بِالَنَّفسِْ والْعينَ بِالْعيْنِ والأنْفَ بِالأنفِ وَالأذُنَ بالأذُنِ والسِّن بِالسَن وَالجُروحَ قصَاص " / المائدة: ٤٥/.
(٣) لأن من معنى القصاص التماثل، ولا تماثل بين اليمنى واليسرى من حيث المنافع، ولا بين الأشل والسليم.
(٤) لإمكان تحقق المماثلة، بخلاف ما أخذ من غيره.
(٥) أي الجرح الذي يشق اللحم ويصل إلى العظم ويوضحه، لقوله تعالى: " وَالجُروحَ قِصَاص ". والقصاص من أصل معناه المماثلة، كما علمت، ولا تتحقق في غير الموضحة من الجروح.