Et si l’épouse est d’un rang où les femmes semblables sont habituellement servies, le mari est tenu de lui procurer une aide domestique (1).
S’il devient incapable d’assurer sa subsistance, elle est en droit de demander la dissolution du mariage (2) ; il en est de même s’il se trouve insolvable pour la dot avant la consommation de l’union.
Section — Lorsque l’homme se sépare de son épouse et qu’il a d’elle un enfant, la mère est la plus fondée à en assurer la garde jusqu’à l’âge de sept ans (3), après quoi l’on laisse l’enfant choisir entre son père et sa mère,
= Abou Dawud (2144) rapporte, d’après Mu‘âwiya al-Qushayri (qu’Allah l’agrée), qu’il dit : « Je me rendis auprès du Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — et je lui demandai : “Que dis-tu au sujet de nos femmes ?” Il répondit : “Nourrissez-les de ce dont vous vous nourrissez, habillez-les de ce dont vous vous habillez, ne les frappez pas et ne les dénigrez pas.” »
La coutume (al-‘urf) a donc une grande incidence sur la détermination de la pension d’entretien (nafaqa), laquelle varie selon l’époque, le lieu et les circonstances. Tout cela vaut lorsque l’épouse n’habite pas avec son mari et ne prend pas ses repas avec lui ; si elle partage effectivement son logement et sa table, son droit à une pension distincte s’éteint. Voir Ḥâshiya 1, p. 186 ; éd. 2, p. 188.
(1) À condition qu’elle en fasse la demande, car cela relève de la cohabitation convenable (muʿâshara bi-l-maʿrûf).
(2) Ad-Dâraqutnî (3/297) rapporte d’après Abou Hurayra que le Prophète — paix et bénédictions sur lui —, au sujet de l’homme qui ne trouve rien à dépenser pour son épouse, a dit : « On les sépare. »
(3) Abou Dawud (2276) et d’autres rapportent, d’après ʿAmr ibn Chouʿayb, de son père, de son grand-père, qu’une femme vint trouver le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — et dit : « Ô Messager d’Allah, cet enfant : mon ventre fut pour lui un contenant, mon sein une source de boisson, mon giron un refuge ; or son père m’a répudiée et veut me l’arracher. » Le Messager d’Allah répondit : « Tu as plus de droit sur lui tant que tu ne t’es pas remariée. »
وإن كانت ممن يخدم مثلها فعليه إخدامها (١).
وإن أعسر بنفقتها فلها فسخ النكاح (٢) وكذلك إن أعسر بالصداق قبل الدخول.
"فصل" وإذا فارق الرجل زوجته وله منها ولد فهي أحق بحضانته إلى سبع سنين (٣) ثم يخير بين أبويه،
= وروى أبو داود (٢١٤٤) عن مُعَاوِيَةَ الْقُشَيْري رضى الله عنه قال: أتيتُ رسولَ اللهِ ﷺ فقلتُ: ما تقولُ في نسَِائِنَا. قال: (أطعموهن مِمَّا تَأكُلُونَ، وَاكْسُوهُن مِمَا تَكْتسُونَ، وَلاَ تَضْرِبُوهُنَ وَلاَ تُقبِّحُوهُن).
هذا وللعرف أثر كبير في تحديد النفقة حسب الزمان والمكان والأحوال، وهذا كله إذا لم تكن مساكنة للزوج وتأكل معه، فإن كانت في كذلك سقطت نفقتها. وانظر حاشية ١ ص ١٨٦. حا ٢ ص ١٨٨
(١) إن طلبت ذلك، لأنه من العشرة بالمعروف.
(٢) روى الدارقطني (٣/ ٢٩٧) عن أبي هريرة ﵁: أنَّ النبي ﷺ قال في الرَّجُلِ لا يَجِد ما ينْفِقُ عَلى امْرَأتِه: (يفَرق بينَهُمَا).
(٣) روى أبو داود (٢٢٧٦) وغيره عن عمرو بن شعيب عن أبيه عن جده ﵁: أن رسولَ الله ﷺ جاءتْه امرأةٌ فقالت: يا رسولَ الله، إن ابني هذا: كان بَطني لَه وِعَاء، وثَدْيِي لَهُ سِقَاء، وَحِجريْ لَهُ حواءً، وإن أباه طَلقني وأرادَ أنْ يَنْزِعَهُ مني. فقال لها رسولُ اللهِ ﷺ: (أنْتِ أحَق بِهِ ماَ لَمْ تَنكحِي).