L’entretien de l’épouse qui se tient à la disposition de son mari est obligatoire (1) et son montant est fixé comme suit : Si le mari est aisé, il doit lui fournir deux mudd de l’aliment qui constitue habituellement sa nourriture (2), ainsi que, pour les accompagnements et l’habillement, ce qu’autorise l’usage. S’il est dans la gêne, il lui revient de lui donner un mudd du principal aliment consommé dans le pays, plus les condiments et le vêtement couramment utilisés par les nécessiteux. S’il dispose de moyens intermédiaires, il lui doit un mudd et demi et, pour les accompagnements et les vêtements, des articles de qualité moyenne (3).
(1) Le Très-Haut dit : « Les hommes assument la charge des femmes en raison de la faveur qu’Allah a accordée à certains sur d’autres et des biens qu’ils dépensent » (Coran, 4 : 34). Ce verset établit que l’époux est tenu de pourvoir à l’entretien. Dans le long hadith de Jabir rapporté par Muslim (nº 1218), on lit : « Craignez Allah au sujet des femmes ; vous les avez prises sous la garantie d’Allah et avez rendu licite leur intimité par la parole d’Allah. Elles ne doivent pas laisser quelqu’un que vous réprouvez s’approcher de votre lit ; si elles le font, corrigez-les sans violence. Elles ont sur vous le droit d’obtenir nourriture et habillement selon l’usage. Je laisse parmi vous ce qui, si vous vous y attachez, vous préservera de l’égarement : le Livre d’Allah. » Il est donc admis que l’époux la nourrisse de ce dont ses semblables se nourrissent dans le pays et l’habille comme elles s’habillent (voir note 1, p. 186). (2) C’est-à-dire, de la nourriture ordinairement consommée par des femmes de sa condition. (3) Le Très-Haut dit : « Que celui qui jouit d’aisance dépense selon son aisance ; et que celui dont la subsistance est restreinte dépense de ce qu’Allah lui a accordé. Allah n’impose à aucune âme que selon ce qu’Il lui a octroyé. Allah fera succéder la facilité à la difficulté » (Coran, 65 : 7).
ونفقة الزوجة الممكنة من نفسها واجبة (١) وهي مقدرة: فإن كان الزوج موسرا فمدان من غالب قوتها (٢) ومن الأدم والكسوة ما جرت به العادة. وإن كان معسرا فمد من غالب قوت البلد وما يأتدم به المعسرون ويكسونه. وإن كان متوسطا فمد ونصف ومن الأدم والكسوة الوسط (٣)
(١) قال تعالى: "الرجَالُ قوَامُونَ عَلى النسَاء بمَا فضَّلَ اللهُ بَعْضَهمْ عَلى بَعضِ وَبِمَا أنْفقوا منْ أمْوَالِهِمْ " / النساء: ٣٤/. فقد دلت الآية على أن الزوج هو المسؤول عن النفقة. وفي حديث جابر ﵁ الطويل عند مسلم (١٢١٨): (فَاتَّقوا اللهَ في النسَاء، فإنكمْ أخَذْتُمُوهُن بأمَانَة اللهِ، وَاسْتَحللتمْ فُرُوجَهن بِكًلِمَةِ اللهِ، وَلَكُمْ علَيْهِن أنَْ لاَ يُوطِئْنَ فُرُشَكُمْ أحَداً تَكْرَهونهُ، فَإنْ فَعَلْنَ ذَلِكَ فَاضْرِبُوهن ضَرْباً غيرَ مبُرح. ولَهُن عَلَيكُمْ رزْقُهُن وَكَسْوَتهُن بِالمَعْرُوف وَقدَْ تَرَكت فِيكُمْ مَا لَنْ تضلوا بعْدَهُ إن اعْتَصَمْتُمْ به: كَتَابَ الله). ومن المعروف أنَ يطعمها مما يأَكل أمثالها من أهَلَ البلد، ويلبسَها مما يَلبَسنَ.، وانظر حاشية ١ ص ١٨٦. (٢) أي من غالب ما يقتات به أمثالها. (٣) قال تعالى: "لِيُنْفقْ ذُو سَعة منْ سَعتَِهِ ومنْ قدرَ علَيهِ رٍزقُهُ فلْينْفِقْ مِمَا آَتَاهُ اللهُ لاَ يُكَلَفُ اللهُ نَفساً إلا ماَ آتَاهَا سيجعَلُ اللهُ بَعْدَ عُسْر يُسْرا " / الطلاق: ٧ /.