et aux descendants (1) :
Quant aux ascendants, l’obligation de pourvoir à leur entretien n’existe que lorsque deux conditions sont réunies :
1 - qu’ils soient à la fois pauvres et atteints d’une infirmité chronique ;
ou
2 - qu’ils soient à la fois pauvres et frappés de démence.
Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Parmi les nourritures les plus pures qu’un homme puisse consommer figure le produit de son propre gain ; or son enfant fait partie de ce qu’il a gagné. » Ḥadith rapporté par Abû Dâwûd (3528), al-Tirmidhî (1358) et d’autres, d’après ʿÂʾisha ﵂. Abû Dâwûd (3530) rapporte également : « Toi et tes biens appartenez à ton père ; vos enfants comptent parmi vos meilleurs gains, alors nourrissez-vous de ce que gagnent vos enfants. »
Al-Nasâʾî (5/61) relate, par l’intermédiaire de Ṭâriq al-Muḥâribî ﵁ : « Je suis arrivé à Médine alors que le Messager d’Allah ﷺ se tenait sur le minbar et prêchait : “La main qui donne est la main supérieure. Commence par ceux dont tu as la charge : ta mère et ton père, ta sœur et ton frère, puis ceux qui viennent ensuite, les plus proches puis les plus proches.” »
Abû Dâwûd (1540) transmet de Kulayb ibn Manfaʿa, d’après son grand-père ﵁ : Celui-ci vint trouver le Prophète ﷺ et demanda : « Ô Messager d’Allah, envers qui dois-je faire preuve de piété filiale ? » Il répondit : « Ta mère et ton père, ta sœur et ton frère, puis ton mawla (allié affranchi) qui vient après eux ; c’est un droit obligatoire et un lien de parenté qu’il faut maintenir. »
(1) Allah — Très-Haut — dit : « Les mères allaiteront leurs enfants pendant deux années complètes pour qui veut mener l’allaitement à son terme ; et c’est au père qu’il appartient de les nourrir et de les vêtir convenablement » (Coran, 2 : 233). Il dit aussi : « Si elles allaitent vos enfants, donnez-leur leur rémunération » (65 : 6). Ces deux versets indiquent explicitement que le père est tenu d’assurer la subsistance de la nourrice de son enfant ; a fortiori, il doit subvenir aux besoins de l’enfant lui-même.
Al-Bukhârî (5049) et Muslim (1714) rapportent encore d’après ʿÂʾisha ﵂ : Hind bint ʿUtba dit : « Ô Messager d’Allah, Abû Sufyân est un homme avare ; il ne me donne pas ce qui suffit pour moi et mes enfants, si ce n’est ce que je prends de lui à son insu… »
والمولودين (١):
فأما الوالدون: فتجب نفقتهم بشرطين:
١ - الفقر والزمانة
أو
٢ - الفقر والجنون.
وقالَ رسول الله ﷺ (إن منْ أطْيَبِ ما أكَلَ الرَّجُلُ مِنْ كَسْبِه، وولده من كسبه). رواه أَبو داود (٣٥٢٨) والترمذي (١٣٥٨) وغَيرهما، عن عائشة ﵂. وعن أبي داود (٣٥٣٠): (أنتَ ومالُك لوالدِك، إن أولادَكم مِنْ أطيبِ كسبِكم، فكُلُوا من كسبِ أوْلادكم).
وروى الَنسائي) ِ٥/ ٦١) عن طَارِق المُحَاربي ﵁ قال: قَدمْتُ المدينةَ، فإذَا رسولُ الله ﷺ قائمٌ على المِنْبَرِ يخطُبُ الناسَ، وهو يقول: َ (يَدُ المُعْطي الْعُلْيَا، وابْدأ بِمَنْ تَعُولُ: امَك وأباكَ، وأخْتك وأخاك، ثم أدناك أدناك). أي الأقرب الأقرب.
وروى أبو داود (١٥٤٠) عن كُلَيْبِ بن مَنفعةَ عن جدَه ﵁: أنّه أتى النبي ﷺ فقال: يا رسولَ اللهِ، مَنْ أبَر؟ قال: (أمك وأباك، وأخْتَك وأخَاك، ومولاك الذي يَلي ذاك، حَق وَاجِبٌ وَرَحِمٌ موْصولَةٌ).
(١) قال تعالى: "وَالوالِدَاتُ يُرْضِعْنَ أوْلاَدَهُن حَوْلَيْنِ كَامِلَيْن لِمَنْ أرَادَ أنْ يُتم الرَّضَاعَةَ وَعَلى المَوْلود لَهُ رِزْقُهُن وَكسْوَتُهُن بالمَعرُوف "/ البقَرة: ٢٣٣/. وقال: " فَإن أرْضَعْنَ لَكُمْ فًآتُوهُن أجورَهُن " / الطلاق: ٦/. فقد دلت الآيتان بمنطوقهما على أن الأب تجب عليه نفقة مرضع ولده، وهذا دليل وجوب نفقة الولد من باب أولى.
وروى البخاري (٥٠٤٩) ومسلم (١٧١٤) عن عائشة ﵂: " أن هِنْدَ بنْتَ عتبَةَ قالت: يا رسولَ اللهِ إن أبا سُفْيَانَ رَجل شَحِيح، ولَيسَ يُعْطِيني ما يَكفِيني وَوَلَدِي إلاَ ما أخذْتُ مِنْهُ