et il devient alors — le mari de la nourrice tenant pour lui lieu de père (1).
Il est interdit à l’enfant allaité d’épouser la nourrice ou quiconque est, par le lait, apparenté à celle-ci (2).
Il est de même interdit à la nourrice d’être donnée en mariage à l’enfant allaité ou à l’un de ses descendants (3), à l’exclusion de ceux qui se trouvent dans son même degré (4) ou dans un degré supérieur au sien (5).
Section — L’obligation d’assurer l’entretien des deux lignées verticales de la parenté, ascendants et descendants, incombe aux parents (6).
Muslim rapporte (1451), d’après Umm al-Fadl, que le Prophète ﷺ a dit : « Une ou deux tétées, une ou deux gorgées, ne rendent pas la femme interdite (par allaitement). »
(1) Al-Bukhari (4518) et Muslim (1445) rapportent qu’Aïcha — qu’Allah l’agrée — a déclaré : « Après la révélation du verset du voile, Aflaḥ, frère d’Abu al-Quʿays, demanda à entrer chez moi. Je refusai jusqu’à consulter le Prophète ﷺ, car Abu al-Quʿays ne m’a pas allaitée ; c’est son épouse qui m’a allaitée. Quand le Prophète ﷺ vint, je lui dis : “Ô Messager d’Allah, Aflaḥ, le frère d’Abu al-Quʿays, a sollicité la permission d’entrer et je l’ai refusée jusqu’à t’en parler.” Il répondit : “Pourquoi ne lui as-tu pas permis d’entrer ? C’est ton oncle.” Je répliquai : “Ô Messager d’Allah, cet homme ne m’a pas allaitée ; c’est la femme d’Abu al-Quʿays qui m’a allaitée.” Il dit alors : “Laisse-le entrer, c’est ton oncle. taribat yaminuki.” — expression littérale « que ta main se couvre de poussière », employée ici comme formule de félicitation : « puisses-tu réussir et prospérer ».
(2) C’est-à-dire toute personne qui lui est apparentée par le sang ou par l’allaitement, comme sa fille, sa sœur, etc.
(3) Voir : note 1 : 5, p. 163.
(4) Par exemple, son frère ou son cousin paternel.
(5) Par exemple, son père ou son oncle paternel.
(6) Conformément à la parole divine concernant les parents : « Accompagne-les ici-bas avec bienveillance » (sourate Luqman, 31 : 15). Les prendre financièrement en charge fait partie de cette bienveillance.
زوجها أباً له (١).
ويحرم على المرضع التزويج إليها وإلى كل من ناسبها (٢) ويحرم عليها التزويج إلى المرضع وولده (٣) دون من كان في درجته (٤) أو أعلى طبقة منه (٥).
"فصل" ونفقة العمودين من الأهل واجبة للوالدين (٦)
= روى مسلم (١٤٥١) عن أم الفضْل ﵂: أن نَبي الله ﷺ قال: (لاَ تُحَرم الرَّضْعةُ أوِ الرَّضْعتانِ، أوِ المَصَّةُ أوِ المَصَّتَانَ).
(١) روى البخاري (٤٥١٨) ومسلم (١٤٤٥) أن عائشةَ ﵂ قالت: اسْتَأذَنَ عَلَي أفْلَحَ، أخو أبي الْقُعَيسِ، بَعْدَ ما أنْزِلَ الحجَابُ، فقلتُ: لا آذَنُ له حتَى أستأذِنَ فيه النبي ﷺ فإنًّ أخاه أبا الْقعيسِ ليس هو أرْضَعني، لكن أرضَعَتْني امرأةُ أبي القعيسْ ِ. فدخل عَلي النبي ﷺ فقلت له: يا رسولَ الله، إن أفْلَحَ أخا أبي القعيس استأذنَ، فأبيت أنْ آذَنَ له حتَى أستأذنكَ، فقال النبي ﷺ: (ومَا مَنَعَك أنْ تأذَني؟ عَمكِ). قلت: يا رسولَ الله، إن الرجلَ ليس هو أرضعني، ولكن أرضْعتنيْ امرأة أبي القُعَيسْ ِ، فقَال: (ائذني لهُ، فإنَّه عَمَّكِ، تَرِبَتْ يَمينُك) أي فزْتِ ورَبْحتِ، على خلاف معناها الأصلي وهو: افتقرت ولصقت يمينك بالتراب.
(٢) أي انتسب إليها بنسب أو رضاع، كبنتها وأختها ونحو ذلك.
(٣) انظر: حاشية ١: ٥ ص ١٦٣.
(٤) كأخيه وابن عمه.
(٥) كأبيه وعمه.
(٦) لقوله تعالى: في حق الوالدين " وصَاحبهُمَا في الدُّنْيَا مَعْرُوفا "/ لقمان: ١٥/.
والنفقة عليهما من المعروف.