Il est obligatoire pour la femme dont le mari est décédé d’observer l’iḥdād (le deuil strict), c’est-à-dire de s’abstenir de toute parure et de tout parfum (1), et il incombe également à la veuve ainsi qu’à la femme définitivement répudiée…
…jusqu’à ce qu’elles aient mis au monde leur enfant. Si ensuite elles l’allaitent pour vous, versez-leur leur rétribution ; concertez-vous mutuellement de façon convenable ; mais, si vous êtes en désaccord, une autre allaitera l’enfant à sa place. (sourate at-Talaq, 65 : 6)
[wajdukum : vos ressources et votre capacité ; tudarruhunna : leur porter préjudice ; waʾtamirû : mettez-vous d’accord ; taʿâsartum : quand chacun des deux parents refuse de se concilier avec l’autre].
Al-Dâraqutnî et an-Nasaʾî (6/144) rapportent, à propos de Fâtima bint Qays ﵄, lorsque son mari la répudia d’un dernier divorce, que le Prophète ﷺ lui dit : « La *nafaqa* (entretien) et le logement ne reviennent qu’à celle sur qui le mari possède encore le droit de *rajʿa* (révocation). »
Dans une autre version, rapportée par Abû Dâwûd (2290), il lui dit : « Aucune *nafaqa* ne t’est due, sauf si tu es enceinte. »
(1) Al-Bukhârî (5024) et Muslim (1486, 1489) tiennent d’Umm Ḥabîba ﵂ qu’elle a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Il n’est pas licite à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil d’un défunt plus de trois nuits, si ce n’est pour son mari : quatre mois et dix jours. »
Al-Bukhârî (307) et Muslim (938) rapportent également d’Umm ʿAṭiyya al-Anṣâriyya ﵂ : « Nous étions interdites de porter le deuil d’un mort plus de trois jours, sauf pour le mari : quatre mois et dix jours ; il nous était aussi défendu d’employer du khôl, de nous parfumer ou de porter un vêtement teinté — sauf un vêtement *ʿaṣab*. Une concession nous était toutefois accordée, lorsque l’une d’entre nous se purifiait après ses menstrues, pour appliquer une *nubdha* (petite quantité) de *kust azfar* ; nous étions enfin découragées de suivre les convois funéraires. »
[« vêtement teinté » : tout habit considéré comme parure ; vêtement *ʿaṣab* : tissu dont les fils sont serrés puis teints avant le tissage ; *nubdha* : petite quantité ; *kust azfar* : variété de parfum].
ويجب على المتوفى عنها زوجها الإحداد وهو الامتناع من الزينة والطيب (١) وعلى المتوفى عنها زوجها والمبتوتة
يَضَعْنَ حَمْلَهُن فَإنْ أرْضَعْنَ لكمْ فَآتوهُن أجُورَهُنَ وَأتَمِرُوا بَيْنَكُمْ بمَعْروف وَإنْ تَعَاسَرْتمْ فسَتُرضِع لَهُ اخْرَى " /الطلاق:٦/
[وجدكم: سعتكم وطاقتكم. تضاروهن: تؤذوهن. وأتمروا: تراضوا تعاسرتم: أبى كل من الوالدين أن يوافق الآخر].
وروى الدارقطني والنسائي (٦/ ١٤٤) في قصة فاطمة بنت قيس ﵄، حين طلقها زوجها تطليقة كانت بقيت لها، أنه ﷺ قال لها: (إنَّما النفَقَةُ والسكنىْ لمَنْ تَملِكُ الرجْعةَ).
وفي رواية أبى داود (٢٢٩٠) َ قال لها: َ (لاَ نَفقةَ لَك إلا أن تَكُوني حَامِلاً).
(١) روى البخاري (٥٠٢٤) ومسلم (١٤٨٦، ١٤٨٩) عن أم حبيبَةَ ﵂ قالت: سمعت رسول الله ﷺ يقول: (لاَ يَحِل لامْرَأة تُؤْمنُ بالله وَالْيَوْم الآخِرِ أنْ تُحِد عَلى مَيَتِ فَوْقَ ثَلاثَ ليَال، إلاَ علىَ زَوْج أرْبَعًَة أشْهرٍ وَعَشْراً).
وروى الًبخاري (٣٠٧) ومسلم (٩٣٨) عن أم عطية الأنصارية ﵂ قالت: كْنَّا نُنْهىَ أنْ نُحِد على مَيِّت فَوْقَ ثَلاثَ، إلاَّ على زَوْجٍ أرْبَعَةَ أشْهر وَعَشراً، وَلاَ نَكْتَحِلًُ، وَلاَ نَتَطًيَّبُ، وَلاَ نَلبَس ثوْباً مَصْبوًغاً إلا ثَوْبَ عَصْب. وَقَدْ رُخِّصَ لَنَا عنْدَ الطهْرِ، إذَا اغْتَسَلَتْ إحْدانَا مِنْ مَحيضًهَا، في نبْذَة مِنْ كُستِ أظْفارِ، وَكُنَا نُنْهَى عَنِ اتَباعِ الجَنَاَئِز.
[ثوباً مصبوغاً: مما يعد لبسه زينة في العادة. ثوب عصب: نوع من الثياب، تشد خيوطها وتصبغ قبل نسجها. نبذة: قطه صغيرة. كيست أظفار: نوع من الطيب].