que je suis, certes, du nombre des véridiques dans l’accusation d’adultère portée contre mon épouse, Untelle, et que cet enfant provient d’un adultère et n’est pas de moi » – il répète cette formule à quatre reprises –, puis, lors de la cinquième, après l’exhortation du juge, il ajoute : « Qu’Allah fasse descendre sur moi Sa malédiction si je suis du nombre des menteurs. » (1)
Cinq dispositions juridiques découlent de son liʿân :
1 - la levée de la peine à son encontre ;
2 - l’obligation de la peine à son épouse ;
3 - la dissolution du lit conjugal ;
4 - la négation de la filiation de l’enfant ;
5 - et l’interdiction définitive de reprendre vie commune. (2)
(2250) Sahl rapporte : « J’ai assisté à cette scène auprès du Messager d’Allah ﷺ. » La sunna a ensuite statué, pour les deux époux pratiquant la liʿān (imprécation réciproque), qu’ils sont séparés définitivement et ne pourront plus jamais vivre ensemble.
(1) Le Très-Haut a dit : « Ceux qui accusent leurs épouses et n’ont pour témoins qu’eux-mêmes : le témoignage de l’un d’eux consiste en quatre attestations par Allah qu’il est du nombre des véridiques, et la cinquième : que la malédiction d’Allah soit sur lui s’il est du nombre des menteurs. » (Sourate an-Nûr, 24 : 6-7). [« Yarmûna » : ils les accusent d’adultère.]
Al-Bukhârî (no 5001) rapporte d’après Ibn ʿAbbâs qu’Hilâl b. Umayya accusa son épouse ; il vint déposer son témoignage tandis que le Prophète ﷺ répétait : « Allah sait que l’un de vous deux ment ; lequel se repentira ? » Dans une autre version, d’après Ibn ʿUmar (no 5006), il le répéta trois fois, puis elle se leva et témoigna à son tour.
Abû Dâwûd (no 2263) et d’autres rapportent, d’après Abû Hurayra, qu’il entendit le Messager d’Allah ﷺ dire, lorsque furent révélés les versets relatifs à la liʿān : « Toute femme qui introduit dans un groupe un enfant qui n’est pas des leurs n’a plus aucun lien avec Allah, et Il ne la fera pas entrer dans Son Paradis. Tout homme qui renie son propre enfant alors qu’il le voit, Allah se voilera de lui et l’exposera à la honte devant les premiers et les derniers. »
(2) Al-Bukhârî (no 5009) et Muslim (no 1494) rapportent d’après Ibn ʿUmar…
إنني لمن الصادقين فيما رميت به زوجتي فلانة من الزنا وإن هذا الولد من الزنا وليس مني أربع مرات ويقول في المرة الخامسة بعد أن يعظه الحاكم وعلي لعنة الله إن كنت من الكاذبين (١).
ويتعلق بلعانة خمسة أحكام:
١ - سقوط الحد عنه
٢ - ووجوب الحد عليها
٣ - وزوال الفراش
٤ - ونفي الولد
٥ - والتحريم على الأبد (٢).
(٢٢٥٠) قال سهلِ: حضَرْتُ هذا عند رسول الله ﷺ.
فمَضتِ السنة بَعْدُ في المتلاعنين: أنْ يُفرَّقَ بَينهُمَا، ثم لا يجتَمعان أبداً.
(١) قالَ الله تعالى: " وَالَّذينَ يرْمونَ أزْوَاجَهُمْ وَلمْ يَكُنْ لَهُمْ شهدَاء إلا أنْفسُهمْ فَشَهًادَة أحَدهِم أربع شَهَادَات بالله إنَّهُ لمَنْ الصَّادقِين. وَالْخَامِسة أن لعْنةَ الله عليَه إنْ كًانً مِنَ الكَاذبين " / النور: ٦، ٧/ [يرمون: يتهمونَهن بالزنا].
روى البخاريَ (٥٠٠١) عن ابن عباس ﵄: أنَ هِلالَ ابنَ أميةَ قذَفَ امْرَأتَه، فجاء فشَهِدَ، والنبي ﷺ يقول: (إن الله يعْلَمُ أن أحدكُمَا كَاذبٌ، فَهلْ مِنْكُمَا تائب). وفي رواية عن ابن عمر ﵄ (٥٠٠٦) كرر ذلك ﷺ ثلاث مرات. ثَم قامَتْ فَشَهِدَتْ.
وروي أبو داود (٢٢٦٣) وغيره، عن أبي هريرة ﵁: أنَهُ سَمع رسولَ الله ﷺ يقول، حينَ نزَلَتْ آيةُ المتلاعنين: (أيّمَا امرأة أدْخَلَتْ عَلى قَوْم منْ ليسْ منِهُمْ فَليَستْ منَ الله في شَيء، وَلن يدخلها الله جنته. وأيما رجل جحد ولده وَهوَ ينظر إليه، احتجب الله منه، وفضحه على رؤوس الأولين والأخرين)
(٢) روى البخاري (٥٠٠٩) ومسلم (١٤٩٤) عن ابن عمر رضي الله