et, s’il s’y refuse, le juge prononce le divorce à sa place (1). Section — Le ẓihār : il consiste, pour un homme, à dire à son épouse : « Tu es pour moi comme le dos de ma mère » (2). S’il formule cette déclaration sans la faire suivre immédiatement d’une répudiation, il est alors considéré comme revenant à elle (3) et l’expiation devient obligatoire pour lui. L’expiation consiste à affranchir un esclave croyant, sain et exempt de tout défaut nuisant à son travail ou à sa capacité de gagner sa vie ; à défaut, il doit jeûner deux mois consécutifs ; s’il en est incapable, il nourrit soixante nécessiteux en leur donnant à chacun un mudd. Il est illicite à celui qui a pratiqué le ẓihār d’avoir des rapports intimes avec son épouse jusqu’à…
= Fâʼû : ils se sont rétractés de leur serment d’abstinence sexuelle. Malik rapporte dans le Muwattaʾ (2/556), d’après ʿAlî (qu’Allah ennoblisse son visage), qu’il disait : « Lorsqu’un homme pratique l’îlâʾ (serment d’abstention) à l’encontre de son épouse, aucun divorce n’est prononcé, même après l’écoulement des quatre mois, tant qu’il n’est pas convoqué ; il doit alors soit divorcer, soit reprendre la vie conjugale. » Un récit semblable est rapporté d’Ibn ʿUmar (qu’Allah l’agrée). (1) Afin de lever le préjudice qu’elle subit ; cela n’est possible qu’en contraignant l’époux à divorcer. (2) Autrement dit : « Ta fréquentation m’est interdite comme m’est interdite celle de ma mère en tant qu’épouse. » Cette formule, connue sous le nom de *ẓihâr*, est unanimement illicite chez les musulmans. Dieu – exalté soit-Il – a dit : « Ceux d’entre vous qui déclarent leurs épouses semblables à leurs mères ne sont pas pour autant leurs mères ; leurs mères ne sont que celles qui les ont enfantés. Ils profèrent certes une parole monstrueuse et mensongère. Pourtant Dieu est Plein de mansuétude, Pardonneur. » (al-Mujâdila, 58 : 2). [« Mensongère » : infondée et mensonge.] (3) C’est-à-dire qu’il contredit sa propre déclaration – l’interdiction de son épouse – car la garder sans divorcer va à l’encontre de l’avoir déclarée illicite pour lui.
فإن امتنع طلق عليه الحاكم (١). "فصل" والظهار: أن يقول الرجل لزوجته: أنت علي كظهر أمي (٢) فإذا قال ذلك ولم يتبعه بالطلاق صار عائدا (٣) ولزمته الكفارة. والكفارة: عتق رقبة مؤمنة سليمة من العيوب المضرة بالعمل والكسب فإن لم يجد فصيام شهرين متتابعين فإن لم يستطع فإطعام ستين مسكينا لكل مسكين مد ولا يحل للمظاهر وطؤها حتى
= فاؤوا: رجعوا عن الحلف بالوطء]. وروى مالك في الموطأ (٢/ ٥٥٦) عن علي ﵁ أنه كان يقول: إذَا آلى الرٌجلَ من امْرَأتِهِ لمْ يَقع عَليْهِ طَلاَقٌ، وإنْ مَضَتْ الأرْبَعَةُ الأشْهُرِ، حَتى يوقَفَ: فَإما أن يُطلقَ وإما أن يَفِيءَ. وروى مثل ذلك عن ابن عمر ﵄. (١) لإزالة الضرر عنها، ولا سبيل إلى ذلك إلا بالتطليق عليه. (٢) أي تَحْرُمُ عليَ معاشرتُك كما تحرمُ علي معاشرةُ أمي معاشرةَ الأزواج. هذا القول حرامٌ بإجماع المسلمين، قال الله تعالى: "الَذين يظَاهِرونَ مِنْكَمْ منْ نِسَائهم مَا هُن أمهَاتِهِمْ إنْ أمهاتُهُم إلا اللاَئِي وَلدْنَهُمْ وَإنَهُمْ ليقولونَ مُنْكَراً مِنَ القَوْلِ وَزُوراً وَإن الله لعفوا غفُور" / المجادلة: ٢/. [زوراً: باطلا ً وكذباً]. (٣) أي مخالفاً لما قال، وهو تحريم زوجته عليه، لأن إمساكها وعدم تطليقها مخالف لتحريمها.