et demeure également valide lorsqu’on le suspend à l’occurrence d’une qualité ou d’une condition (1). Le divorce prononcé avant la conclusion du mariage n’a aucun effet (2), et quatre catégories de personnes ne peuvent émettre une répudiation valable : le garçon impubère, l’aliéné, la personne endormie et celle qui agit sous la contrainte (3).
(1) Exemple de divorce suspendu à une caractéristique : le mari déclare à son épouse : « Tu es répudiée tel mois », ou : « si la pluie tombe ». Le divorce prend alors effet une fois la caractéristique réalisée. Exemple de divorce conditionnel : « Si tu entres dans la maison, tu es répudiée » ; la répudiation se produit lorsqu’elle y pénètre. On s’appuie ici sur la parole du Prophète ﷺ : « Les musulmans sont tenus par leurs conditions » (al-Hakim, 2/49).
(2) Abou Dawoud (2190) et at-Tirmidhi (1181) — qui qualifie le ḥadith de « bon et authentique » — rapportent d’après ‘Amr b. Chou‘ayb, de son père, de son grand-père ﵁ : le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Pas de vœu pour le fils d’Adam dans ce qu’il ne possède pas, pas d’affranchissement dans ce qu’il ne possède pas, et pas de divorce dans ce qu’il ne possède pas. » Autrement dit, nul n’a autorité sur ce qui n’est pas sous son pouvoir, et l’homme n’a donc aucun pouvoir sur une femme avant le mariage. Al-Hakim (2/205) rapporte aussi : « Pas de divorce avant le mariage. »
(3) Au sujet du ḥadith « La plume est levée… », voir note 2, p. 42. Par ailleurs, Abou Dawoud (2193) et d’autres rapportent d’après ‘Aïcha ﵂ qu’elle a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Il n’y a ni divorce ni affranchissement en état de ghalâq. » Abou Dawoud précise : je pense que ghalâq désigne la colère. Ibn Mâja (2046) donne la variante ighlâq, interprétée comme la contrainte, car la personne forcée voit son choix « verrouillé ». On invoque également la parole prophétique : « Allah a levé de ma communauté la faute, l’oubli et la contrainte », rapportée par Ibn Mâja (2045) et authentifiée par Ibn Ḥibbân et al-Hakim d’après Ibn ‘Abbâs ﵄. C’est-à-dire que la responsabilité juridique et ses conséquences sont levées, non l’acte lui-même, qui reste matériellement accompli.
تعليقه بالصفة والشرط (١).
ولا يقع الطلاق قبل النكاح (٢) وأربع لا يقع طلاقهم الصبي والمجنون والنائم والمكره (٣).
(١) مثال تعليقه بالصفة: أن يقول لها: أنت طالق في شهر كذا، أو إذا نزلت الأمطار، فتطلق عند تحقق الصفة. ومثال تعليقه بالشرط، أن يقول لها: إن دخلت الدار فأنت طالق، فتطلق بدخولها. واستأنس لهذا بقوله ﷺ: (المسلمون عِنْدَ شُرُوطِهِمْ) الحاكم: ٢/ ٤٩.
(٢) روى أبو داود (٢١٩٠) والترمذي (١١٨١) وقال: حديث حسن صحيح، عن عمرو بن شعيب عن أبيه عن جده ﵁ قال: قال رسول الله ﷺ: (لاَ نَذْرَ لابن آدَمَ فِيمَا لاَ يَمْلِك ُ، وَلاَ عِتْقَ لَهُ فِيمَا لاَ يَمْلكُ، وَلاَ طَلاَقَ لَهُ فيمَا لاَ يَمْلِكُ).
أي فيما لا سلطان له عليه، وَلا سلطان له على المرأة قبَل زواجها. وعند الحاكم (٢/ ٢٠٥): (لاَ طَلاَقَ قَبْلَ نِكَاح).
(٣) لحديث: (رفع القلم ... ) انظر حاشية ٢ ص ٤٢
ولما رراه أبو داود (٢١٩٣) وغيره عن عائشة ﵂ قالت: سمعت رسول الله ﷺ يقول: (لاَ طَلاَقَ وَلاَ عَتَاقَ في غَلاَق). قال أبو داود: الغلاق أظنه في الغضب.
وعًند ابن ماجه (٢٠٤٦) بلفظ: إغْلاق، وفسر بالإكراه، لأن المكره يغلق عليه أمره وتصرفه.
ولقوله ﷺ: (إن الله وضع عن أمتي الخطأ والنسيان وما استكرهوا عليه). رواه ابن ماجه (٢٠٤٥) وصححه ابن حبان والحاكم عن ابن عباس ﵄. أي وضع عنهم حكم ذلك وما ينتج عنه، لا نفس هذه الأمور، لأنها واقعة.