Les femmes, en la matière, se répartissent en deux catégories.
1 – Celles pour lesquelles la répudiation peut être conforme à la sunna ou constituer une innovation blâmable ; il s’agit des femmes qui connaissent les menstrues. La pratique conforme à la sunna veut que le ṭalâq soit prononcé durant une période de pureté rituelle où aucun rapport n’a eu lieu ; l’innovation consiste à le prononcer alors qu’elle est réglée ou durant une période de pureté dans laquelle il a eu des rapports avec elle (1).
…et la révélation se fit attendre (istalbath al-wahy). Le Messager d’Allah – paix et bénédictions sur lui – vint alors à moi et dit : « Le Messager d’Allah t’ordonne de te séparer de ton épouse. » Je demandai : « Dois-je la répudier ou que dois-je faire ? » Il répondit : « Sépare-toi simplement d’elle ; ne l’approche plus. » Je dis donc à mon épouse : « Rends-toi chez ta famille. »
Il agit ainsi par crainte d’enfreindre l’ordre du Prophète s’il continuait la vie conjugale alors qu’elle demeurait auprès de lui. Quand son repentir fut agréé, son épouse revint, et le Prophète – paix et salut sur lui – ne lui prescrivit ni divorce ni renouvellement du contrat matrimonial. Il en découle que la formule « rends-toi chez ta famille » ne compte pas parmi les expressions constitutives du divorce.
[istalbath al-wahy : la révélation tarda à descendre]
(1) La preuve en est le ḥadith rapporté par al-Bukhari (no 4953) et Muslim (no 1471) d’après Abd Allah ibn Umar : il répudia son épouse alors qu’elle avait ses menstrues du vivant du Messager d’Allah. Umar ibn al-Khattab interrogea le Prophète, paix et bénédictions sur lui, qui déclara : « Ordonne-lui de la reprendre, qu’il la garde jusqu’à ce qu’elle se purifie, qu’elle ait de nouveau ses règles puis se purifie ; ensuite, s’il veut, qu’il la garde, sinon qu’il la répudie avant de la toucher. Telle est la période de viduité prescrite par Allah pour la répudiation des femmes. »
Cela correspond à la parole divine : « Ô Prophète ! Lorsque vous répudiez les femmes, répudiez-les au début de leur période de viduité » (Sourate at-Talaq, v. 1). Autrement dit, la ‘idda commence immédiatement après le divorce prononcé dans cet état, contrairement à une répudiation survenue pendant les menstrues, où la ‘idda ne débute qu’à la fin de celles-ci. De plus, s’il la répudie après un rapport, elle peut être enceinte ; divorcer d’une femme enceinte est généralement indésirable et source de regret.
والنساء فيه ضربان
١ - ضرب في طلاقهن سنة وبدعة وهن ذوات الحيض فالسنة: أن يوقع الطلاق في طهر غير مجامع فيه والبدعة: أن يوقع الطلاق في الحيض أو في طهر جامعها فيه (١).
واستَلْبَثَ الوحْي ث وَإذَا رسول الله ﷺ يَأتيني، فقال: إن رسول الله ﷺ يأمُرك أنْ تَعْتَزِلَ امْرَأتَكَ، فقلت: أطَلًقُهَا أم مَاذَا أفْعلُ؟ قال: بَلْ اعْتَزِلْهَا فَلاَ تَقْرَبَنهَا، قال: فقلت لامْرَأتي: الْحقَي بأهْلك.
فعل ذلك خشية أن يخالفَ أمَر رسول الله ﷺ ويعاشرها إذا بقيت عَنده، فلما نزلت توبته رجعت زوجته إليه، ولم يأمره ﷺ بفراقها، أو بتجديد عقده عليها، فدل على أن الحقي بأهلك ليس من ألفاظ الطلاق. [استلبث الوحي: تأخر نزوله].
(١) دل على ذلك: ما رواه البخارى (٤٩٥٣) ومسلم (١٤٧١) عن عبد الله بنَ عمر ﵄: أنّه طَلَقَ امْرَأتَه وهي حَائِضٌ، على عهدِ رسول الله ﷺ، فسأل عمر بنُ الخطَاب رسولَ اللهِ صلي الله عليهَ وسلم عن ذلك، فقال رسولُ الله صلي الله عليه وسَلم: (مرْهُ فَليُرَاجِعْهَا، ثم لِيُمْسِكهَا حتّى تطْهُرَ، ثم تَحِيضَ ثم تَطْهرَ، ثم َإنْ شاءَ أمْسَكَ بَعْدُ، وَإنْ شَاءَ طلَّقَ قَبْل أنْ يَمَسى. فَتِلْكَ العدةُ الَّتي أمَرَ اللهُ أن تُطَلقَ لَهَا النِّسَاء). أي بقوله تعالى:
" يَاَ أيّهَا النبيُّ إذا طلَقْتُمُ النساءَ فَطَلقَُوهُن لِعدتِهِن " / الطلاق: ١/ أي لاستقبال عدتهن، لأنها في هذه الحالة تبتدىء عدَتها من حين طلاقها نجلاف ما لو طلقت في الحيض، فإنها لا تبتدىء حتى ينقطع حيضها. وإذا طلقها بعد المس، أي الجماع، فقد تكون حاملا، وهو لا يرغب بتطليق الحامل، فيكون في ذلك الندم.