et, de ce fait, la femme redevient pleinement maîtresse d’elle-même (1) ; il n’a plus sur elle aucun droit de retour, si ce n’est par un nouveau contrat de mariage. Il est licite de procéder au khulʿ aussi bien durant un état de pureté rituelle que pendant les menstrues, et aucun nouveau ṭalâq ne saurait plus atteindre celle qui a obtenu le khulʿ (2).
Section. Le ṭalâq (répudiation) se divise en deux catégories :
1 – l’explicite,
2 – l’allusif.
L’explicite repose sur trois termes : ṭalâq, furâq (séparation) et sirâḥ (libération) ; l’usage explicite de ces mots ne requiert aucune intention particulière (3).
Quant à l’allusif, il englobe toute formule pouvant signifier la répudiation ou autre chose, et il nécessite l’intention de divorcer (4).
(1) Autrement dit, le mari ne détient plus aucun pouvoir sur elle, car le khulʿ (divorce par compensation) est un divorce irrévocable.
(2) En effet, après le khulʿ, elle redevient une étrangère à l’égard de son ancien époux.
(3) Ces formules se rencontrent dans la Loi révélée et reviennent à plusieurs reprises dans le Coran avec le sens de « répudier ». Ainsi : « Ô Prophète, lorsque vous répudiez des femmes, répudiez-les au début de leur période d’attente » (at-Talaq, 1) ; « …et je vous libérerai d’un renvoi gracieux » (al-Ahzab, 28) ; « ou séparez-vous d’elles avec bienveillance » (at-Talaq, 2).
(4) Sont visées des expressions telles que : « Rejoins ta famille », « Tu n’es plus mon épouse », « Tu es libre ». Si l’homme les prononce avec l’intention de divorcer, le divorce est effectif, conformément au ḥadith rapporté par al-Bukhari (n° 4955) d’après ʿAïcha : lorsque la fille d’al-Jun fut introduite auprès du Prophète ﷺ et qu’il s’approcha d’elle, elle dit : « Je cherche refuge auprès d’Allah contre toi ». Il répondit : « Tu as cherché refuge auprès du Très-Grand ; rejoins ta famille ». En revanche, si aucune intention de divorce n’accompagne ces paroles, elles ne dissolvent pas le mariage, comme l’indique le récit de Kaʿb ibn Malik au sujet de son absence à Tabouk, rapporté par al-Bukhari (n° 4156) et Muslim (n° 2769), où il déclare : « Lorsque quarante des cinquante jours furent écoulés… ».
به المرأة نفسها (١) ولا رجعة له عليها إلا بنكاح جديد ويجوز الخلع في الطهر وفي الحيض ولا يلحق المختلعة الطلاق (٢).
"فصل" والطلاق ضربان:
١ - صريح
٢ - وكناية
فالصريح ثلاثة ألفاظ الطلاق والفراق والسراح ولا يفتقر صريح الطلاق إلى النية (٣)
والكناية: كل لفظ احتمل الطلاق وغيره ويفتقر إلى النية (٤).
(١) أي لا يبقى للزوج عليها سلطان لأن الخلع طلاق بائن.
(٢) لأنها أصبحت أجنبية بعد الخلع.
(٣) لورود هذه الألفاظ في الشرع، وتكررها في القرآن بمعنى الطلاق.
قال تعالى: "يَا أيُّهَا النبي إذَا طَلقَتُمُ النًسَاءَ فَطلقوهن
لِعِدتهن " / الطلاق: ١/.
وقال تعالى: " وَأسَرِّحْكُن سَرَاحاً جَمِيلاً " / الأحزاب: ٢٨/.
وقال تعالى: " أوْ فَارِقوهُن بِمَعْرُوف " / الطلاق: ٢/.
(٤) كقوله: الْحَقِي بأهْلكِ، ما أنت بامرأتي، أنت خَليةٌ.
فإن نوى طلاقاً طلقت، لماَ رواه البخاري (٤٩٥٥) عن عائشة رضي
الله عنها: أن ابْنَةَ الجُون، لما أدْخلَتْ على رسول الله ﷺ
ودنا منها، قالت: أعَوذ بالله منكَ، فقال: (لَقد عذْت بعظيم،
الْحقي بأهْلِكِ).
وإن لم ينو طلاقاً لا تطللق دل على ذلك:
ما رواه البخاري (٤١٥٦) ومسلم (٢٧٦٩) في حديث تَخلف كعب بن
مالك رضي، الله عنه عن غزوة تبوِك قال: لما مضت أربعون من الخمسين =