Il n’existe ni plancher ni plafond pour la dot (1), et il est permis de contracter le mariage en contrepartie d’un avantage déterminé (2). En cas de divorce prononcé avant la consommation, seule la moitié de la dot demeure due (3).
(1) At-Tirmidhi (1113) rapporte, d’après ‘Amir ibn Rabi‘ah (qu’Allah l’agrée), qu’une femme des Banou Fazarah conclut son mariage contre deux sandales. Le Messager d’Allah ﷺ lui dit : « Te satisfais-tu, pour ta personne et tes biens, de deux sandales ? » – « Oui », répondit-elle. Il valida donc le contrat. Cf. note 1, p. 165, et note 1, p. 167. Le Très-Haut a dit : « Même si vous aviez donné à l’une d’elles un qintar » (An-Nisa 4 : 20) ; le qintar désigne une grosse somme d’argent, d’où l’absence de plafond pour le mahr (dot). Il est toutefois recommandé qu’il ne descende pas au-dessous de dix dirhams, afin d’éviter le désaccord de ceux – les hanafites – qui en font une obligation, et qu’il ne dépasse pas cinq cents dirhams, chiffre attesté pour les dots des filles et épouses du Prophète ﷺ. Les cinq compilateurs ont rapporté – et at-Tirmidhi l’a authentifié (1114) – cette parole de ‘Umar ibn al-Khattab (qu’Allah l’agrée) : « N’exagérez pas la dot des femmes ; si, en ce monde, elle était un honneur ou, dans l’au-delà, un signe de piété, le Messager d’Allah ﷺ y aurait été le premier. Jamais il n’a donné à l’une de ses épouses, ni aucune de ses filles n’a reçu, plus de douze uqiyyah. » [Ṣadaq est le pluriel de ṣadaq, terme désignant le mahr ; une uqiyyah vaut quarante dirhams, soit au total quatre-cent-quatre-vingts dirhams.] (2) Par exemple, lui enseigner une partie du Coran ou accomplir une tâche précise. Cf. Ha 1, p. 165. (3) Le Très-Haut dit : « Si vous les divorcez avant de les avoir touchées, alors qu’un mahr leur avait été fixé, accordez-leur la moitié de ce que vous aviez fixé » (Al-Baqarah 2 : 237). [« Les toucher » signifie consommer le mariage ; « fixer » signifie déterminer la dot.]
وَلَيسَ لأقَل الصَّدَاق وَلاَ لأكثَرِهِ حَد (١)، ويجوز أن يَتَزَوجَهَا عَلى مَنْنَعَة سعْلُومَة (٢). ويسقط بالطلاق قبل الدخول بها نصف المهر (٣)
(١) روى الترمذي (١١١٣) عن عامر بن ربيعةَ ﵁: أنً امْرَأة مِن بَني فَزَارَةَ تَزَوَجَتْ عَلى نَعْلَيْنِ، فقال رسولُ الله ﷺ: (أرَضِيتِ مِنْ نَفسِك وَمَالِكِ بنَعْلَيْنِ) قالَتْ: نعم، فَأجَازَهُ. وانظر حاشية ١ ص ١٦٥ وَحاشية ١ص ١٦٧. وقال تعالى: " وَآتيتُمْ إحْدَاهُن قِنْطَاراً " / النساء: ٢٠/. أي والقنطار المال الكثير، فدل على أنه لا حد للمهر في الكثرة. ويستحب أن لا يقل عن عشرة دراهم خروجاً من خلاف من أوجبه، وهم الحنفية. وأن لا يزيد عن خمسمائة درهم، لأنه الوارد في مهور بناته وزوجاته ﷺ. روى الخمسة وصححه الترمذي (١١١٤ م) عن عمر بن الخطاب ﵁ قال: لا تغَلُوا صُدُقَ النسَاء، فإنَّها لو كانت مَكرُمَةً في الدنيا أو تَقوَى في الآخِرَة، لَكَانَ أوْلاَكمْ بها رسول الله ﷺ، ما أَصْدَقَ رسول الله ﷺ امرأةً من نِسَائِهِ، ولا أصْدِقَتْ امرأة من بناته أكَثر مِنْ ثنْتيْ عَشرَة أوقيَّة. [صدق: جمع صداق وهو المهر. أوقية: هي أربَعون درهما، فالمجموع أربعمائة وثمانون درهماً] (٢) كتعليمها شيئاً من القرآن، أو القيام بعمل معين. انظر حا ١ص ١٦٥. (٣) قال تعالى: "وَإنْ طلقتمُوهُنَ منْ قَبلِ أنْ تَمسُّوهُنً وَقَدْ فَرَضْتمْ لَهُن فَرِيضَة فَنِصْفُ مَا فَرَضتمْ " / البقرة: ٢٣٧/. [تمسوهن: تدخلوا بهن وتجامعوهن. فرضتم: عينتم لهن مهراً] =