La femme peut être écartée du mariage pour cinq défauts :
1 – la folie ;
2 – la lèpre ;
3 – le vitiligo ;
4 – l’occlusion vaginale congénitale (*ratq*) ;
5 – la présence d’une excroissance dure obstruant le vagin (*qarn*) (1).
De même, l’homme peut être récusé pour cinq défauts :
1 – la folie ;
2 – la lèpre ;
3 – le vitiligo ;
4 – la castration (*jab*) ;
5 – l’impuissance sexuelle (*ʿunna*) (2).
[Ibn ‘Abbâs] – que Dieu l’agrée, lui et son père – rapporte que le Prophète ﷺ, à propos de la fille de Hamza, déclara : « Elle ne m’est pas licite ; ce qui est interdit par l’allaitement l’est tout autant par la filiation : c’est la fille de mon frère par allaitement. »
(1) Par « restituer » (*radd*) on entend que le mari dispose de la faculté de rompre le contrat de mariage, sans être tenu de verser la dot. – Le jadhâm (lèpre) est, dit-on, une maladie qui fait d’abord rougir le membre atteint, puis le noircit, jusqu’à ce qu’il se détache et tombe. – Le baras est une blancheur intense qui tache la peau et en fait disparaître sa coloration sanguine. – Le ratq désigne l’obstruction de l’orifice du rapport sexuel par un tissu charnel, et le qarn la même obstruction par une excroissance osseuse.
Il est rapporté que le Prophète ﷺ épousa une femme du clan de Ghifâr ; lorsqu’il entra auprès d’elle, il remarqua une tache blanche sur son flanc et dit : « Remets tes vêtements et retourne auprès de ta famille », puis, s’adressant à ses proches : « Vous m’avez trompé. » Relaté par al-Bayhaqî, 7/214, d’après Ibn ‘Umar. [*Kashah* : le flanc ; la « blancheur » vise ici le baras, et l’on assimile à ce cas les défauts similaires.] Ce hadith est conforté par ce que Mâlik rapporte dans le *Muwattaʾ* (2/526) d’après ‘Umar : « Tout homme qui épouse une femme atteinte de folie, de lèpre ou de baras – ou, dans une autre version, de qarn – et qui a un rapport avec elle, la dot lui demeure entière ; son tuteur en répond envers le mari. »
(2) Le jabb est l’amputation du membre viril ; la ‘unna (impuissance) est l’incapacité d’accomplir le coït faute d’érection. Le droit de restitution est reconnu à l’épouse par analogie avec celui du mari ; toutefois, pour l’impuissant on accorde un délai d’un an à compter de la saisine du juge ; si, durant ce temps, aucun rapport n’a lieu, l’épouse obtient le droit de faire annuler le mariage, car l’impuissance peut disparaître avec le changement des saisons. Cela se fonde aussi sur le récit qu’al-Bayhaqî rapporte d’après ‘Umar, selon lequel une femme se présenta…
وترد المرأة بخمسة عيوب:
١ - بالجنون
٢ - والجذام
٣ - والبرص
٤ - والرتق
٥ - والقرن (١)
ويرد الرجل بخمسة عيوب:
١ - بالجنون
٢ - والجذام
٣ - والبرص
٤ - والجب
٥ - والعنة (٢).
= الله عنهما قال: قال النبي ﷺ في بنت حمزةَ: (لاَ تَحِل لْي، يَحْرْمُ منَ الرضَاعَ مَا يَحْرُمُ مِنَ النّسبِ، هيَ بِنتُ أخي مِنَ الرضَاعَة).
(١) المرادَ بالرد أنه يثبت للزوج خيار فسخ عقد النكاح ولا مهر عليه حينئذ. والجذام: قيل هو مرض يحمر منه العضو ثم يسود ثم يتقطع ويتناثر.
والبرص: بياض شديد يبقع الجلد: ويذهب دمويته. والرتق: انسداد محل الجماع باللحم. والقرن: انسداد محل الجِماع بعظم.
روي أنه ﷺ تَزوج امرَأة مِنْ غفَارٍ، فلَمَا دخلتْ عليه رأى بكَشْحها بياضاً فقال: (الْبسي ثيابَكِ والْحَقي بأهْلكَِ، وقال لأهَلها: دَلَّستمْ علي).
رواه البيهقي (٧/ ٢١٤) من رواية ابن عمر ﵄.
[الكشح: الجنب، والمراد بالبياض: البرص، وقيس الباقي عليه].
وقوىَ هذا الحديث ما وواه مالك في الموطأ (٢/ ٥٢٦) عن عمر ﵄ قال: أيما رجل تزوج امرأة بها جنون أوْ جذَام أو بَرص، وفي رواية: أو قرَن، فَمَسَّهَا فلها صَداقها كاملا , وذلك غُرْم لِزَوجِهَا على وَلِيهَا.
(٢) الجب: قطع الذكر، والعنة: عدم القدرة على الوطء، لعدم انتشار الذكر. وثبت خيار الرد للزوجة قياساً على ثبوته للزوج، ولكن العنين يؤجل سنة من حين رفعها الأمر للقضاء، فإن لم يحصل الوطء خلالها ثبت لها حق الفسخ، لأن ذلك قد يكون لعلة تذهب باختلاف الفصول.
ولما رواه البيهقي عن عمر ﵁: أن امرأة أتته، فأخبرته أن =