et le tuteur ainsi que les deux témoins doivent remplir six conditions : 1. être musulmans (1) ; 2. avoir atteint la puberté ; 3. être doués de raison ; 4. jouir de la liberté ; 5. être de sexe masculin ; 6. être justes (2). Toutefois, le mariage d’une femme dhimmiyya (sous statut de dhimma) ne requiert pas que son tuteur soit musulman, et le mariage d’une esclave n’exige pas la droiture de son maître. L’ordre de priorité des tuteurs est le suivant : le père, puis le grand-père paternel ; ensuite le frère germain, puis le frère consanguin ; puis le fils du frère germain, ensuite le fils du frère consanguin ; puis l’oncle paternel, puis son fils, dans cet ordre. S’il ne se trouve aucun membre masculin de cette parenté agnatique, le tuteur devient l’affranchisseur (*mawlâ muʿtiq*), puis ses parents agnatiques, puis enfin le gouvernant (3). Il n’est pas permis d’exprimer explicitement une demande en mariage à l’égard d’une femme en période de *ʿidda* (période légale d’attente), mais il est licite de le lui suggérer de façon allusive, et le mariage peut être contracté après l’expiration de sa *ʿidda* (4).
(1) « Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres » (at-Tawba, 9 : 71). Or le témoignage relève d’une forme de walaya (tutelle) ; dès lors, le témoignage d’un non-musulman n’est pas recevable contre un musulman. (2) Le Prophète a déclaré : « Il n’y a de mariage valide qu’avec un wali (tuteur) avisé et la présence de deux témoins justes. » Rapporté par ach-Châfiʿî dans son Musnad ; l’imâm Ahmad le tient pour le hadith le plus fiable sur la question. Cf. Al-Mughnî al-Muhtâj, t. 3, p. 155 ; voir aussi Ha 4, p. 160. (3) Le Prophète a dit : « Le sultan (l’autorité publique) est le wali de celui qui n’a pas de wali. » Rapporté par Abou Dâwoud (2083), at-Tirmidhî (1102) et d’autres, d’après ʿÂʾicha. (4) « Il ne vous sera pas reproché de faire allusion à une demande en mariage auprès de ces femmes, ou d’en garder l’intention en vous-mêmes. Allah sait que vous penserez à elles ; mais ne concluez pas d’engagements secrets avec elles sinon en usant de paroles convenables, et ne décidez pas… » (al-Baqarah, 2 : 235).
ويفتقر الولي والشاهدان إلى ستة شرائط: - الإسلام (١) ٢ - والبلوغ ٣ - والعقل ٤ - والحرية ٥ - والذكورة ٦ - والعدالة (٢) إلا أنه لا يفتقر نكاح الذمية إلى إسلام الولي ولا نكاح الأمة إلى عدالة السيد وأولى الولاة الأب ثم الجد أبو الأب ثم الأخ للأب والأم ثم الأخ للأب ثم ابن الأخ للأب والأم ثم ابن الأخ للأب ثم العم ثم ابنه على هذا الترتيب فإذا عدمت العصبات فالمولى المعتق ثم عصباته ثم الحاكم (٣) ولا يجوز أن يصرح بخطبة معتدة ويجوز أن يعرض لها وينكحها بعد انقضاء عدتها (٤).
(١) لقوله تعالى: "والمُؤمنونَ وَالمُؤْمناتِ، بَعضهمْ أوْليَاءُ بعض " / التوبة: ٧١/. والشهادة ولاية، فلا تقبل شهادة غير المَسلم على المسلم. (٢) لقوله ﷺ: (لا نِكًاح إلا بِوَلي مُرْشِد وشَاهدَيْ عَدْل). رواه الشافعي رحمه الله تعالى في مسنده، وقًال الإمام أحمد: إنه أصح شيء في الباب. مغني المحتاج: ٣/ ١٥٥. وانظر حا ٤ ص ١٦٠. (٣) لقوله ﷺ: (فَالسَّلْطَانُ وَلي منْ لاَ وَلي لَهُ). رواه أبو داود (٢٠٨٣) والترمذي (١١٠٢) وغيرهما عن عائشة ﵂. (٤) لقوله تعالى: "ولاَ جُنَاحَ عَلَيكُمْ فِيما عَرضْتُمْ بِهِ مِنْ خطبة النسَاءِ أوْ أكْننْتمْ في أنفُسِكُمْ علمَ اللهُ أنّكُمْ ستَذْكُرُونهن وَلَكِن لاَ تُوَاعِدُوهُن سِرّاً إلا أنْ تَقُولوا قولاً مَعْرُوفاً ولاَ تَعْزِمُوا