et le tuteur ainsi que les deux témoins doivent remplir six conditions :
- être musulmans (1) ;
- avoir atteint la puberté ;
- être doués de raison ;
- jouir de la liberté ;
- être de sexe masculin ;
- être justes (2).
Toutefois, le mariage d’une femme dhimmiyya (sous statut de dhimma) ne requiert pas que son tuteur soit musulman, et le mariage d’une esclave n’exige pas la droiture de son maître.
L’ordre de priorité des tuteurs est le suivant : le père, puis le grand-père paternel ; ensuite le frère germain, puis le frère consanguin ; puis le fils du frère germain, ensuite le fils du frère consanguin ; puis l’oncle paternel, puis son fils, dans cet ordre. S’il ne se trouve aucun membre masculin de cette parenté agnatique, le tuteur devient l’affranchisseur (mawlâ muʿtiq), puis ses parents agnatiques, puis enfin le gouvernant (3).
Il n’est pas permis d’exprimer explicitement une demande en mariage à l’égard d’une femme en période de ʿidda (période légale d’attente), mais il est licite de le lui suggérer de façon allusive, et le mariage peut être contracté après l’expiration de sa ʿidda (4).