Les grands-mères sont exclues par la mère, et les grands-pères par le père (1). Le ou la frère/sœur utérin(e) est écarté(e) dans quatre cas : la présence du fils, du petit-fils issu d’un fils, du père ou du grand-père (2). Le frère germain est supprimé par trois héritiers : le fils, le petit-fils par le fils et le père. Le frère consanguin, quant à lui, est exclu par ces trois mêmes héritiers ainsi que par le frère germain (3). Quatre parents masculins transforment leurs sœurs en co-agnates (*‘aṣaba*) : 1 – le fils ; 2 – le petit-fils par le fils ; 3 – le frère consanguin ; 4 – la mère et le frère consanguin (4). Quatre catégories héritent à l’exclusion de leurs sœurs : 1 – les oncles paternels ; 2 – les fils d’oncles paternels ; 3 – les neveux ; 4 – les *‘aṣaba* du *mawlâ* affranchisseur (5). Section : Il est permis d’instituer un legs (6).
(1) Parce que celui qui tient du défunt par l’intermédiaire d’un parent plus proche est empêché d’hériter tant que cet intermédiaire existe. (2) Son cas relève de la kalala, terme désignant celui qui ne laisse ni ascendant ni descendant, comme on l’a vu ; il n’hérite donc pas lorsqu’il subsiste un ascendant ou un descendant. (3) Conformément à la parole du Prophète : « Le reliquat revient au plus proche parent masculin ». Voir note 1. (4) Sur la base du verset : « yuʾsikumu Allahu fī awlādikum lil-dhakari mithlu ḥaẓẓi al-unthayayn » (Allah vous enjoint, au sujet de vos enfants : au garçon revient une part égale à celle de deux filles). Le terme awlād (enfants) englobe fils et petits-fils. Et du verset : « wa-in kānū ikhwatan rijālan wa-nisāʾan fa-lil-dhakari mithlu ḥaẓẓi al-unthayayn » (et s’ils sont frères et sœurs, hommes et femmes, au garçon revient une part équivalente à celle de deux filles) ; le mot ikhwah (frères) comprend aussi bien les germains que les consanguins (frères de père). (5) En vertu du ḥadith : « au plus proche parent masculin », et parce que l’héritage des ʿaṣabah (agnats) repose sur la solidarité guerrière, à laquelle la femme n’est pas tenue de participer. (6) Le fondement de la validité du legs se trouve dans le verset : « min baʿdi waṣiyyatin yūṣī bihā aw dayn » (après exécution du testament qu’il aura fait ou paiement de ses dettes) — sourate an-Nisaʾ, v. 11 —, ainsi que dans plusieurs ḥadiths, dont :
وتسقط الجدات بالأم والأجداد بالأب (١) ويسقط ولد الأم مع أربعة الولد وولد الابن والأب والجد (٢) ويسقط الأخ للأب والأم مع ثلاثة الابن وابن الابن والأب ويسقط ولد الأب بهؤلاء الثلاثة وبالأخ للأب والأم (٣) وأربعة يعصبون أخوتهم ١ - الابن ٢ - وابن الابن ٣ - والأخ من الأب ٤ - والأم والأخ من الأب (٤) وأربعة يرثون دون أخواتهم وهم: ١ - الأعمام ٢ - وبنو الأعمام ٣ - وبنو الأخ ٤ - وعصبات المولى المعتق (٥). "فصل" وتجوز الوصية (٦)
(١) لأن من أدلى إلى الميت بواسطة حجب بوجودها. (٢) لأن إرثه كلالة، وهي اسم لمن لا أصل له ولا فرع كما علمت، فلا يرث حيث يوجد أصل أو فرع. (٣) لقوله ﷺ: (فَمَا بقيَ فهو لأوْلى رجل ذَكر) أي لأقرب. وانظر حاشية: ١. (٤) لقوله تعالى: "يُوصِيكُمُ اللهُ في أوْلاَدكُمْ لِلذكَرِ مِثلُ حَظ الأنْثَيَينِ ". والأولاد تشمل الأبناء وأبناء الأبناء. وقوله تعالى: " وَإنْ كَانُو إخوَة رِجَالاً وَنسَاءً فَلِلذكَرِ مِثْلُ حَظ الأْنْثَيَيْن " والإخوة تشمل الأشقاء والإخوة لأب. (٥) لقوله ﷺ: (لأولى رجل ذكر). ولأن ميراث العصبة بالتناصر، والمرأة ليست من أهل النصرة. (٦) والأصل في جوازها: قوله تعالى: " مِنْ بعْد وَصية يُوصي بهَا أو دين " / النساء: ١١/. وأحاديث، منها: