la part de deux frères ou davantage, ou de deux sœurs ou davantage, issus de la même mère (1).
Le sixième est attribué dans sept cas :
1 – à la mère lorsqu’il existe un enfant ;
2 – ou un petit-fils par le fils ;
3 – ou, à défaut, lorsque l’on compte deux frères ou sœurs ou plus (2) ;
4 – il revient à la grand-mère en l’absence de la mère (3) ;
5 – à la petite-fille par le fils lorsqu’elle se trouve avec une fille issue directement du défunt (4) ; de même, il revient à la sœur consanguine lorsqu’elle se trouve avec une sœur germaine ;
6 – et à la mère (5) ; c’est aussi la part du père lorsqu’il existe un enfant ou un petit-fils par le fils (6), et celle du grand-père lorsque le père fait défaut (7) ;
7 – enfin, il est réservé à l’unique frère ou sœur issu de la même mère (8).
(1) En vertu de la parole divine à leur sujet : « fa-in kānū akthara min dhālika fa-hum shurakā’u fī th-thuluth » (S’ils sont plus nombreux que cela, ils se partagent le tiers).
(2) Allah dit : « wa-li-abawayhi li-kulli wāḥid min-humā as-sudus mimmā taraka in kāna lahu walad » (Pour chacun des deux parents, un sixième de l’héritage, s’il a des enfants) ; et : « fa-in kāna lahu ikhwa fa-li-ummihi as-sudus » (S’il a des frères, sa mère recevra un sixième).
(3) Hadith rapporté par Abu Dawud (nº 2895) d’après Buraida : le Prophète a attribué à la grand-mère le sixième lorsqu’aucune mère ne se trouve entre elle et le défunt.
(4) Il en a ainsi jugé, comme le rapporte al-Bukhari (nº 6355) d’après Ibn Mas’ud.
(5) Par analogie avec la petite-fille (bint al-ibn, fille du fils) en présence de la fille.
(6) Voir la note 2.
(7) Par analogie avec le père, de l’avis unanime des savants.
(8) Selon la parole du Très-Haut : « wa-in kāna rajul yūrathu kalāla aw imra’a wa-lahu akh aw ukht fa-li-kulli wāḥid min-humā as-sudus » (Si un homme ou une femme meurt sans ascendant ni descendant — kalāla — et qu’il a un frère ou une sœur, chacun d’eux recevra un sixième). [Kalāla : celui qui ne laisse ni ascendant ni descendant héritier. « Frère ou sœur » : le frère ou la sœur utérins, comme l’ont expliqué les Compagnons.].
للاثنين فصاعدا من الإخوة
٢ - والأخوات من ولد الأم (١).
والسدس فرض سبعة:
١ - الأم مع الولد
٢ - أو ولد الابن
٣ - أو اثنين فصاعدا من الإخوة والأخوات (٢)
٤ - وهو للجدة عند عدم الأم (٣)
٥ - ولبنت الابن مع بنت الصلب (٤) وهو للأخت من الأب مع الأخت من الأب
٦ - والأم (٥) وهو فرض الأب مع الولد أو ولد الابن (٦) وفرض الجد عند عدم الأب (٧)
٧ - وهو فرض الواحد من ولد الأم (٨).
(١) لقوله تعالى فيهم: "فَإن كَانُوا أكْثَرَ مِنْ ذَلِكَ فهمْ شُرَكاءُ في الثُّلثُ ".
(٢) قال تعالى: "وَلأبَوَيهِ لكُل وَاحِد مِنْهُمَا السدُسُ مِمَّا تَرَكَ إن كَانَ لَهُ وَلد ". وقال سبحانه: " فَإن كَانَ لَهُ إخْوَة فلأمه السدُسُ ".
(٣) لخبر أبي داود (٢٨٩٥) عن بريدة ﵁: أن. النبي ﷺ: جَعلَ لِلجَدَةِ السُّدُس، إذا لم تكنْ دُونَها أم.
(٤) لقضائه ﷺ بذلك، كما رواه البخاري (٦٣٥٥) عن ابن مسعود ﵁.
(٥) قياساً على بنت الابن مع البنت.
(٦) انظر حاشية ٢.
(٧) قياساً على الأب بالإجماع.
(٨) لقوله تعالى: "وَإنْ كَانَ رَجُلٌ يُورَثُ كلَالَة أوِ امْرَأةٌ وَله أخ أوْ أخْت فَلكُل وَاحد منهُمَا السدُسُ ".
[كلالة: من ليسَ بأصل ولَا فرع من الوارثين، أو من ليس له أصل أو فرع من الوارثين. أخ أو أخت: من أمه، كما فسره الصحابة].