2 – La deuxième catégorie concerne les biens périssables, tels que les aliments frais ; l’inventeur peut, au choix, soit les consommer puis en rembourser la valeur, soit les vendre et en conserver le prix.
3 – La troisième vise ce qui peut être préservé moyennant un traitement, comme les dattes fraîches ; on agit alors selon ce qui sert le mieux l’intérêt général : soit on les vend et l’on garde le produit de la vente, soit on les fait sécher puis on les conserve.
4 – La quatrième englobe ce qui requiert des frais d’entretien, notamment les animaux, et elle se divise en deux cas :
1 – Si l’animal est incapable de se défendre par lui-même, l’inventeur a le choix entre le consommer et en payer la valeur, le laisser tout en assumant bénévolement sa nourriture, ou encore le vendre et en garder le prix.
2 – Si l’animal se défend par lui-même, on distingue : s’il est trouvé en plein désert, on le laisse ; s’il est trouvé en agglomération, l’inventeur dispose des trois options précédentes (1).
Section.
Lorsqu’un nouveau-né est découvert sur la voie publique, son recueil, son éducation et sa prise en charge constituent une obligation communautaire (2). On ne le confie qu’à une personne digne de confiance. Si l’enfant est trouvé avec un bien, le juge affecte ce bien à son entretien ; à défaut, sa dépense incombe au Bayt al-mâl (le Trésor public) (3).
(1) Dans un hadith rapporté par Zayd ibn Khalid – qu’Allah l’agrée –, on demanda au Prophète ce qu’il convenait de faire d’un chameau égaré. Il répondit : « Laisse-le ; il a ses “sandales” et son “outre” : il trouvera l’eau et se nourrira d’arbustes jusqu’à ce que son propriétaire le retrouve. » On l’interrogea ensuite au sujet d’une brebis égarée ; il dit : « Prends-la, car elle sera pour toi, pour ton frère, ou pour le loup. »
Explication : « Il a ses sandales et son outre » signifie que ses sabots lui permettent de traverser le désert et que son estomac, une fois rempli, lui sert de réserve pendant plusieurs jours. Quant à la brebis, soit tu la prends, soit quelqu’un d’autre la prendra, soit le loup la dévorera.
(2) Il s’agit de préserver une vie humaine inviolable et de ranimer celle au sujet de laquelle Allah a dit : « Quiconque sauve une vie, c’est comme s’il avait sauvé l’humanité entière » (sourate al-Maïda, 5 : 32).
(3) ‘Umar – qu’Allah l’agrée – consulta les Compagnons au sujet des frais d’entretien d’un enfant trouvé, et tous convinrent qu’ils devaient être pris en charge par le Bayt al-mal (le trésor public). Réf. : al-Khatib al-Shirbini, Mughni al-muhtaj, t. 2, p. 421.
٢ - الثاني ما لا يبقى كالطعام الرطب فهو مخير بين أكله وغرمه أو بيعه وحفظ ثمنه.
٣ - الثالث ما يبقى بعلاج كالرطب فيفعل ما فيه المصلحة: من بيعه وحفظ ثمنه أو تجفيفه وحفظه
٤ - الرابع ما يحتاج إلى نفقة كالحيوان وهو ضربان:
١ - حيوان لا يمتنع بنفسه فهو مخير بين أكله وغرم ثمنه أو تركه والتطوع بالإنفاق عليه أو بيعه وحفظ ثمنه.
٢ - وحيوان يمتنع بنفسه فإن وجده في الصحراء تركه وإن وجده في الحضر فهو مخير بين الأشياء الثلاثة فيه (١).
"فصل" وإذا وجد لقيط بقارعة الطريق فأخذه وتربيته وكفالته واجبة على الكفاية (٢) ولا يقر إلا في يد أمين فإن وجد معه مال أنفق عليه الحاكم منه وإن لم يوجد معه مال فنفقته في بيت المال (٣).
(١) جاء في حديث زيد بن خالد ﵁: وسأله عن ضَالَّةِ الإبِلِ؟ فقال: (مالَكَ وَلها، دَعْها فإن مَعَهَا حِذَاءَها وسقَاءَها، تَرِدُ المَاءَ وتَأكُلُ الشَّجرَ حتَى يجدَها ربهَا). وسأله عنَ الشَاة؟ فقال: (خُذها فإنما هي لكَ، أو لَأخِيكَ، أوْ للذئبِ).
[معها حذاءها وسقاءها: أيَ تقوى بخفها على قطع الصحراء، كما أنها تملأ كرشها بما يكفيها أياماً. هي لك ... : إما أن تأخذها أنت وإما أن يأخذها غيرك، وإما أن يأكلها الذئب].
(٢) حفظاً لنفسه المحترمة عَن الهلاك، وإحياءً للنفس التي قال الله تعال فيها: " وَمَنْ أحْيَاهَا فَكَأنمَا أحْيا الناسَ جَمِيعا " / المائدة: ٣٢/.
(٣) لأن عمر ﵁ استشار الصحابة في نفقة اللقيط فأجمعوا على أنها في بيت المال. مغني المحتاج: ٢/ ٤٢١