Section. Lorsqu’on trouve une luqṭa (objet perdu) dans une terre inhabitée ou sur une route, on peut soit la ramasser, soit la laisser ; la ramasser est toutefois préférable si l’on est sûr de pouvoir en assumer la garde. S’il la prend, il doit relever six éléments : 1 - son récipient, 2 - son enveloppe, 2 - son lien, 3 - sa nature, 4 - son nombre, 5 - son poids, 6 - et il doit la conserver dans un lieu sûr approprié. Ensuite, s’il souhaite en devenir propriétaire, il lui incombe de l’annoncer durant une année entière, aux portes des mosquées ainsi qu’à l’endroit même où elle a été trouvée. Faute de retrouver le propriétaire, il lui est alors permis de s’en rendre maître, sous réserve d’en demeurer garant (1). La luqṭa se divise en quatre catégories : 1 - La première concerne les biens qui subsistent de façon permanente ; telle est la règle qui les régit.
= D’après Jabir (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (paix et salut sur lui) a dit : « L’ʿumrâ (don viager) est définitivement acquise à celui qui la reçoit, et la ruqbâ (don conditionnel) l’est également à son bénéficiaire. » Autrement dit, l’acte est valide et pleinement effectif. (1) La légitimité de la luqaṭa (l’objet trouvé) et les règles qui l’encadrent reposent sur plusieurs ḥadiths, notamment celui rapporté par al-Bukhârî (2296) et Muslim (1722) d’après Zayd b. Khâlid al-Juhanî (qu’Allah l’agrée) : le Prophète (paix et salut sur lui) fut interrogé au sujet d’un objet trouvé — or ou argent — et dit : « Identifie son lien, son écrin et son contenant, puis annonce-le durant une année. Si tu n’en retrouves pas le propriétaire, utilise-le, mais qu’il demeure pour toi un dépôt ; si, un jour, quelqu’un le réclame, rends-le-lui. » Une autre version, chez al-Bukhârî (2294) et Muslim (1723) d’après Ubayy b. Kaʿb (qu’Allah l’agrée), précise : « Connais le nombre de ses pièces, son lien et son récipient ; si son propriétaire se présente, restitue-le-lui ; sinon, profites-en. » [ waraq : l’argent métal ; wikâʾ : la corde qui ferme la bourse ; ʿafâṣ : l’écrin ou l’enveloppe ; « si tu ne la reconnais pas » : c’est-à-dire si tu n’en retrouves pas le propriétaire ; « utilise-la » : acquiers-la ou consomme-la ; « qu’elle demeure (elle ou sa valeur) un dépôt » : l’objet reste garanti entre tes mains comme un dépôt confié. ]
"فصل" وإذا وجد لقطة في موات أو طريق فله أخذها أو تركها وأخذها أولى من تركها إن كان على ثقة من القيام بها وإذا أخذها وجب عليه أن يعرف ستة أشياء: ١ - وعاءها ٢ - وعفاصها ٢ - ووكاءها ٣ - وجنسها ٤ - وعددها ٥ - ووزنها ٦ - ويحفظها في حرز مثلها ثم إذا أراد تملكها عرفها سنة على أبواب المساجد وفي الموضع الذي وجدها فيه فإن لم يجد صاحبها كان له أن يتملكها بشرط الضمان (١) واللقطة على أربعة أضرب: ١ - أحدها: ما يبقى على الدوام فهذا حكمه.
= عن جابر ﵁ قال: قال رسول الله ﷺ: (العُمرى جَائِزَة لأهْلِهَا، وَالرقبى جَائزَةٌ لأهْلِهَا). أي نافذة وماضية. (١) والأصل في مشروعية اللقطة وأحكامها أحاديث، منها: ما رواه البخاري (٢٢٩٦) ومسلم (١٧٢٢) عن زيد بن خالد الجهني ﵁: أن النبي ﷺ سئلَ عَنِ اللقَطَةِ: الذهَبِ أو الوَرق؟ فقال: (اعْرِف وكَاءَها رَعفَاصَها، ثم عرَفْها سَنَةً، فَإن لًمْ تَعْرِفْ فَاسْتَنْفِقْهَا، وَلتكَنْ وَدِيعَةً عِنْدَكَ، فَإن جَاءَ طَالِبُها يوماً مِنَ الدهْرِ فأدها إليه). وفي رواية للبخاري (٢٢٩٤) ومسلم (١٧٢٣) عن أبي بن كعب ﵁: فقال: (اعْرِفْ عِدتها ووكِاءَها ووِعَاءَها، فإنْ جاء صاحبها، وَإلا فاسْتَمْتع بها). [الورق: الفضة، وكاءها: ما يربط به فم الكيس ونحوه. عفاصها: الوعاء الذي تكون فيه. لم تعرف: أي مالكها. فاستنفقها: تملكها أو استهلكها. ولتكن: هىِ أو قيمتها، وديعة: أي مضمونة عليك كالوديعة].