…, et, à défaut de précision, le contrat implique le versement immédiat du loyer, sauf s’il a été expressément convenu d’en différer le paiement.
La location n’est pas annulée par le décès de l’un des deux contractants ; elle l’est, en revanche, par la disparition du bien loué. L’ouvrier n’engage pas sa responsabilité, sauf en cas de faute ou de transgression.
Section. — La juʿâla (rémunération conditionnelle) est licite : elle consiste à promettre une contrepartie déterminée pour le retour d’un animal égaré ; dès que celui-ci est retrouvé, le chercheur acquiert le droit à la récompense stipulée (1).
— Le Prophète — paix et salut sur lui — a rapporté que le Très-Haut a dit : « Il est trois personnes dont Je serai l’adversaire au Jour de la Résurrection : l’homme qui jure par Mon Nom puis trahit son engagement ; l’homme qui vend un être libre et s’approprie son prix ; et l’homme qui emploie un ouvrier, bénéficie pleinement de son travail et ne lui verse pas son salaire. » [« jure par Mon Nom » : il conclut un pacte en jurant par Allah ; « bénéficie pleinement » : il reçoit la totalité de la prestation convenue].
Al-Bukhari (nº 2159) et Muslim (nº 1202) rapportent d’après Ibn ‘Abbâs — qu’Allah les agrée — : « Le Prophète — paix et salut sur lui — se fit pratiquer la ḥijâma (saignée par ventouse) et remit au praticien son salaire ; s’il avait jugé cette pratique réprouvée, il ne le lui aurait pas versé. » Autrement dit, la réprobation (karâhiya) visée ici équivaut à l’interdiction ; en dehors de cela, ce métier relève seulement des activités déconseillées.
(1) La licéité d’une telle rémunération est étayée par le récit transmis par al-Bukhari (nº 2156) et Muslim (nº 2201) d’après Abû Sa‘îd al-Khudrî : un groupe de Compagnons demanda l’hospitalité à une tribu qui la leur refusa. Leur chef fut alors piqué ; l’un des Compagnons prononça sur lui une ruqya en récitant la sourate al-Fâtiḥa, contre la promesse d’un troupeau de moutons. L’homme guérit et ils reçurent la contrepartie fixée. Quand ils en informèrent le Prophète — paix et salut sur lui —, il déclara : « Vous avez bien agi ; partagez-la et réservez-moi une part. » [piqué : mordu par un serpent ou un scorpion ; ruqya : incantation thérapeutique ; troupeau : ensemble de moutons ; contrepartie : rétribution convenue ; « réservez-moi une part » : attribuez-moi une portion].
وإطلاقها يقتضي تعجيل الأجرة إلا أن يشرط التأجيل
ولا تبطل الإجارة بموت أحد المتعاقدين وتبطل بتلف العين المستأجرة ولا ضمان على الأجير إلا بعدوان.
"فصل" والجعالة جائزة وهو أن يشترط في رد ضالته عوضا معلوما فإذا ردها استحق ذلك العوض المشروط (١).
= ﷺ قال: قالَ اللهُ تَعَالى: ثَلاثَة أنَا خَصْمُهمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ: رَجُل أعْطَى بي ثم غَدَرَ، ورجُل بَاعَ حَرّاً فأَكَلَ ثَمَنَهُ، ورَجُلٌ استَأجَرَ أجيراً فَاسْتَوْفَى مِنْهُ وَلَمْ يُعْطِه أجْرَهُ).
[أعطى بي: عاهد بالله تعالى. فاستوفى منه: العمل الَذي استأجره عليه].
وروى البخاري (٢١٥٩) ومسلم (١٢٠٢) عن ابن عباس رضى الله عنهما قال: احْتَجَمَ النبي صلي الله عليه وسلم وأعطَى الحجامَ أجرَهُ، ولو عَلِمَ كَرَاهيَة لَم يُعطه. أي كراهية لمثل هذا العمل أو أخذ الأجر عليه. والمرَاد بالكراهية هَناَ الحرمة، وإلا فهذا العمل من الصنائع المكروهة.
(١) واستدل لمشروعية ذلك بما رواه البخاري (٢١٥٦) ومسلم (٢٢٠١) عن أبي سعيد الخدري ﵁: أن نَفَراً من أصحاب النبي ﷺ إستضافُوا قوماً فلم يضيفوهم، فلُدِغَ سيدهم، فرقاه أحد الصحابة بالفاتحة على قطيع من غنم، فشفي وأخذوا الجعل، وأخبروا بذلك النبي ﷺ فقال: (قد أصبتم، اقسِمُوا، واضرِبُوا لى مَعَكُم سَهْماً). هذا مختصر الحديث.
[لدغ: ضربته حية أو عقرب. فرقاه: من الرقية، وهي كل كلام استشفي به من وجع أو غيره. قطيع: طائفة من الغنم. الجعل: الأجرة التي التزمها. اضربوا: اجعلوا. سهماً: نصيباً].