Il n’incombe aucune garantie à l’entrepreneur, sauf en cas de dol ou de transgression (1). Si l’opération engendre à la fois un bénéfice et une perte, celle-ci est compensée par celui-là. Section. — La *musâqât* (partenariat agricole sur palmiers ou vignes) est licite (2) et ne vaut qu’à deux conditions : 1 – fixer une durée déterminée au contrat ; 2 – attribuer à l’ouvrier une part précise de la récolte. Les travaux qu’elle exige se divisent ensuite en deux catégories : 1 – ceux dont l’utilité profite directement au fruit, à la charge de l’ouvrier ; 2 – ceux dont l’utilité profite au sol, à la charge du propriétaire. Section. — Tout bien dont on peut tirer profit sans que sa substance ne disparaisse peut faire l’objet d’une location valable (3), pourvu que son usage soit défini de l’une des deux manières suivantes : par une durée déterminée ou par la désignation d’un travail précis.
(1) Autrement dit, soit un excès dans la gestion, soit une négligence dans l’accomplissement du travail exigé. (2) Le fondement réside dans le ḥadith rapporté par al-Bukhari (2203) et Muslim (1551), d’après Ibn Umar, selon lequel le Messager d’Allah concéda Khaybar moyennant la moitié de ce qu’elle produirait en fruits ou en récoltes. Dans la version de Muslim, il est précisé qu’il remit aux Juifs de Khaybar les palmeraies et la terre afin qu’ils les cultivent à leurs frais, la moitié de la production revenant au Prophète. Ce texte établit explicitement la règle pour les palmiers, à laquelle on assimile par analogie les arbres à encens ; la même disposition s’applique aux cultures lorsqu’elles sont accessoires aux arbres, comme l’indique le ḥadith. (3) Sa légitimité est attestée par divers textes : des versets, tel « Si elles allaitent pour vous, versez-leur leur salaire » (At-Talâq, 65:6) ; et des ḥadiths, notamment celui qu’al-Bukhari (2150) rapporte d’après Abu Hurayra au sujet du Prophète…
ولا ضمان على العامل إلا بعدوان (١) وإذا حصل ربح وخسران جبر الخسران بالربح. "فصل" والمساقاة جائزة على النخل والكرم (٢) ولها شرطان: ١ - "أحدهما" أن يقدرها بمدة معلومة ٢ - "والثاني" أن يعين للعامل جزءا معلوما من الثمرة. ثم العمل فيها على ضربين ١ - عمل يعود نفعه إلى الثمرة فهو على العامل ٢ - وعمل يعود نفعه إلى الأرض فهو على رب المال. "فصل" وكل ما أمكن الانتفاع به مع بقاء عينه صحت إجارته (٣) إذا قدرت منفعته بأحد أمرين بمدة أو عمل
(١) أي بتعد في التصرف، أو تقصير بالعمل مما هو مطالب فيه. (٢) والأصل فيها ما رواه البخاري (٢٢٠٣) ومسلم (١٥٥١)، عن ابن عمر ﵄: أن رسولَ الله ﷺ أعطَى خيْبَرَ بشَطْرِ ما يَخرُجُ منها من ثَمَرٍ أو زرع. وفي رواية لمسلم: دفعً إلى يَهود خيْبرَ نَخْلَ خيبر وأرضها، على أنْ يَعْمَلوها من أموالِهِمْ، وأن لرسول الله ﷺ شطْرَها. فثبت ذلك في النخل بالنص، وقيس عليه شجر العنبر. ويجوز في الزرع إذا كان تبعاً للشجر، كما جاء في الحديث. (٣) دل على مشروعيتها: آيات، منها: قَوْل " اللهِ تعالى: " فَإنْ أرْضَعْنَ لَكُمْ فَآتُوهن أجُورَهُن " / الطلاق: ٦/. وأحاديث، منها: ما رواه البخاري (٢١٥٠) عن أبي هريرة ﵁، عن النبي=