Elle doit être exercée sans délai : si, alors qu’il en a la faculté, on la remet à plus tard, elle devient nulle (1). Si quelqu’un épouse une femme en lui offrant, comme dot, une quote-part indivise (2), le titulaire du droit de préemption l’acquiert moyennant une dot équivalente à celle communément versée à ses pareilles. Lorsque plusieurs personnes possèdent ce droit, elles en bénéficient chacune au prorata de leurs parts de propriété. Fasl (Section). Le qirâḍ (3) n’est valable qu’à quatre conditions : 1 – que le capital soit constitué de numéraire liquide, dirhams ou dinars ; 2 – que le propriétaire des fonds autorise l’entrepreneur à commercer sans restriction, ou dans un domaine dont l’approvisionnement ne fait généralement pas défaut ; 3 – qu’il lui attribue une part déterminée du bénéfice (4) ; 4 – que le contrat ne soit pas limité dans le temps.
= dans tout bien qui n’a pas encore été partagé ; chez Muslim : sur un terrain, une maison (rub‘) ou un verger (haʼit). Une fois que les limites sont tracées et que les voies d’accès sont réparties, il n’y a plus de droit de préemption (shuf‘a). (1) Ibn Mâjah, n° 2500, rapporte d’après Ibn ‘Umar que le Messager d’Allah a dit : « Le droit de préemption est comme le nœud qui retient la monture. » Autrement dit, il s’évanouit si l’on ne se hâte pas de le réclamer, tout comme le chameau rétif s’échappe dès qu’on lui enlève son entrave si l’on ne l’attrape pas aussitôt. (2) Une parcelle de terrain ou une quote-part de bien immobilier. (3) On appelle aussi cela mudaraba ; son fondement repose sur l’unanimité des juristes et la pratique des Compagnons. Dans Takmilat al-Majmû‘ (14/191), Ibn al-Mundhir écrit : « Les savants sont tous d’accord sur la licéité générale de la mudaraba. » Al-San‘ani ajoute : « Aucun musulman ne conteste la validité du qirâd ; c’était une pratique antérieure à l’islam qu’il a entérinée. » Cette opération est attestée chez plusieurs Compagnons, notamment ‘Umar, son fils ‘Abd Allah et ‘Uthmân b. ‘Affân. Cf. al-Muwatta’, Livre du qirâd (2/687). (4) C’est-à-dire une quotité déterminée, comme la moitié ou le tiers.
وهي على الفور فإن أخرها مع القدرة عليها بطلت (١). وإذا تزوج امرأة على شقص (٢) أخذه الشفيع بمهر المثل. وإذا كان الشفعاء جماعة استحقوها على قدر الأملاك. "فصل" وللقراض (٣) أربعة شرائط: ١ - أن يكون على ناض من الدراهم والدنانير ٢ - وأن يأذن رب المال للعامل في التصرف مطلقا أو فيما لا ينقطع وجوده غالباً ٣ - وأن يشترط له جزءاً معلوما من الربح (٤) ٤ - وأن لا يقدر بمدة.
= في كُل مَا لَمِْ يُقسْمَْ، وعند مسلم: في أرض أوْ رَبعْ أو حَائِط. فَإذا وَقَعَتِ الحُدُودُ وَصُرِّفَتِ الطرُقُ فلا شُفْعةَ. [الربع: المنزل. الحائط: البستان]. (١) روى ابن ماجه (٢٥٠٠) من حديث ابن عمر ﵄ قال: قال رسول الله ﷺ: (الشفْعَةُ كَحَل العقَال). أي إنها تفوتُ عند عدم المبادرة إلى طلبها، كما يفوت البعيرَ الشرود إذا حُل عقاله، أي رباطه، ولم يبادر إليه. (٢) قطعة من أرض، أو سهم من عقار. (٣) ويسمى مضاربة، والأصل فيه الإجماع وعمل الصحابة ﵃. قال في تكملة المجموع (١٤/ ١٩١): قال ابن المنذر: وأجمع أهل العلم على جواز المضاربة في الجملة. وقال الصنعاني: لا خلاف بين المسلمين في جواز القراض. وأنه مما كان في الجاهلية فأقره الإسلام. ونقل العمل بهذا عن عدد من الصحابة، منهم عمر وابنه عبد الله وعثمان ابن عفان، ﵃. انظر الموطأ: كتاب القراض (٢/ ٦٨٧). (٤) أي نسبة معينة، كنصف أو ثلث.