Le prêt d’usage est licite, qu’il soit consenti sans limite ou pour une durée déterminée, et l’emprunteur en répond à hauteur de sa valeur le jour où il vient à périr (1). Fasl (Section). Quiconque usurpe le bien d’autrui est tenu de le restituer (2), d’indemniser la moins-value ainsi que de verser le loyer correspondant à l’usage qui en a été fait. Si le bien disparaît, il en garantit la restitution par un équivalent en nature lorsqu’il en existe un, ou par sa valeur lorsqu’il n’en existe pas, selon la plus haute estimation atteinte entre le jour de l’usurpation et celui de la perte. Fasl (Section). Le droit de préemption (shufʿa) est obligatoire en cas de copropriété indivise et non du seul voisinage ; il s’exerce sur les biens divisibles, à l’exclusion de ceux qui ne le sont pas, ainsi que sur tout bien immeuble rattaché au sol, tels que les propriétés foncières, pour le même prix que celui stipulé dans la vente (3).
(1) Abou Dawud (3562) rapporte que, le jour de Hunayn, le Prophète ﷺ emprunta à Safwan ibn Umayya des cottes de mailles. Safwan lui demanda : « Est-ce une spoliation, ô Muhammad ? » Il répondit : « Non, c’est un prêt à usage assorti d’une garantie. » (2) Selon le hadith rapporté par Abou Dawud (3561) et at-Tirmidhi (1266) d’après Samura ﵁, le Prophète ﷺ a dit : « La main reste responsable de ce qu’elle a pris jusqu’à ce qu’elle le rende. » La spoliation (ghasb) fait partie des grands péchés. Son interdiction repose d’abord sur de nombreux versets, dont : « Ne dévorez pas vos biens entre vous de manière abusive. » (sourate al-Baqarah, 2 : 188). Elle s’appuie aussi sur maints hadiths, notamment le sermon de Minâ : « Votre sang, vos biens et votre honneur sont inviolables pour vous, comme est sacré ce jour-ci, dans cette ville-ci. » Rapporté par al-Bukhari (voir 67), Muslim (1218) et d’autres. (3) Le fondement de ce qui précède se trouve aussi dans le hadith rapporté par al-Bukhari (2138) et Muslim (1608), d’après Jabir ﵁ : « Le Messager d’Allah ﷺ a statué en faveur du droit de préemption (shufa)… »
وتجوز العارية مطلقة ومقيدة بمدة وهي مضمونة على المستعير بقيمتها يوم تلفها (١). "فصل" ومن غصب مالا لأحد لزمه رده (٢) وأرش نقصه وأجرة مثله فإن تلف: ضمنه بمثله إن كان له مثل أو بقيمته إن لم يكن له مثل أكثر ما كانت من يوم الغصب إلى يوم التلف. "فصل" والشفعة واجبة بالخلطة دون الجوار فيما ينقسم دون ما لا ينقسم وفي كل ما لا ينقل من الأرض كالعقار وغيره بالثمن الذي وقع عليه البيع (٣).
(١) روى أبو داود (٣٥٦٢): أنه ﷺ استعار يوم حنين من صفوان بن اميَّةَ أدراعاً، فقال له: أغَصْبٌ يا مُحمُّدُ؟ فقال: (لاَ، بَل عَارِيَة مضْمُونَةً). (٢) لخبر أبي داود (٣٥٦١) والترمذي (١٢٦٦) عن سَمُرَةَ ﵁، عن النبي ﷺ قال: (عَلى اليَدِ مَا أخَذَتْ حتى تُؤدًيَ). والغصب من الكبائر، والأصل في تحريمه آيات كثيرة، منها: قوله تعالى: "وَلا تَأكُلُوا أمْوَالَكُمْ بينَكُم بالبَاطِلِ " / البقرة: ١٨٨ / وأحاديث كثيرة، منها: قوله ﷺ في خطبته بمنى: (إنَ دِمَاءَكُمْ وَأموَالَكُمْ وَأعرَاضَكُمْ حَرَامٌ عَلَيكُمْ، كَحرمَةِ يَوْمِكُمْ هَذا، في بَلَدكُمْ هَذَا). رواه البخاري (انظر ٦٧) ومسلم (١٢١٨) وغيرهما. (٣) والأصل فيما سبق: ما رواه البخاري (٢١٣٨) ومسلم (١٦٠٨) عن جابر ﵁ قال: قَضَى رسولُ الله ﷺ بالشّفْعَة =