La validité de l’aveu est subordonnée à trois conditions : 1 – la puberté ; 2 – la raison ; 3 – le libre arbitre (1). Si l’aveu porte sur des biens, une quatrième condition s’y ajoute : 4 – la capacité de gestion (rushd). Lorsqu’une personne affirme quelque chose d’indéterminé, on se réfère à elle pour qu’elle le précise. Il est également permis d’introduire une réserve dans l’aveu, à condition qu’elle y soit immédiatement rattachée, que l’auteur de l’aveu se trouve en bonne santé ou en maladie (2), sans différence. Fasl (Section). Tout objet dont on peut tirer profit sans en altérer la substance peut faire l’objet d’un prêt d’usage (3), pour autant que l’avantage recherché découle de ses effets persistants (4).
(1) On ne tient pas compte de l’aveu arraché sous la contrainte. Ibn Madja (2044) rapporte d’après Abou Hurayra que le Messager d’Allah a dit : « Allah a pardonné à ma communauté les pensées que leurs poitrines font naître tant qu’elles ne sont ni mises en acte ni exprimées, ainsi que ce à quoi ils sont contraints. » Autrement dit, la responsabilité légale est levée pour celui qui subit la contrainte et l’aveu ainsi obtenu n’a aucune valeur. Allah a même annulé la prise en considération d’une parole de mécréance proférée sous la contrainte lorsque le cœur demeure ferme dans la foi, selon Sa parole : « Sauf celui qui est contraint alors que son cœur reste assuré dans la foi » (sourate an-Nahl, v. 106). À plus forte raison, tout autre aveu extorqué est nul. (2) C’est-à-dire la maladie terminale. (3) Le fondement de cette question se trouve dans la parole divine : « …et ils refusent le maʿun » (sourate al-Maʿun, v. 7). La majorité des exégètes comprend le terme maʿun (prêt d’objets d’usage courant) comme désignant ce que les voisins s’empruntent mutuellement. Al-Bukhari (2484) et Muslim (2307) rapportent en outre que le Prophète emprunta un cheval à Abou Talha et le monta. (4) L’avis le plus solide permet l’emprunt d’un bien dont l’utilité réside dans la chose même : on peut par exemple emprunter un arbre pour en consommer les fruits. En revanche, il n’est pas valide d’emprunter un bien qui se consume par l’usage, telle une bougie ou assimilé. Fin de citation.
وتفتقر صحة الإقرار إلى ثلاثة شرائط: ١ - البلوغ ٢ - والعقل ٣ - والاختيار (١) وإن كان بمال اعتبر فيه شرط رابع وهو: ٤ - الرشد. وإذا أقر بمجهول رجع إليه في بيانه ويصح الاستثناء في الإقرار إذا وصله به وهو في حال الصحة والمرض (٢) سواء. "فصل" وكل ما يمكن الانتفاع به مع بقاء عينه جازت إعارته (٣) إذا كانت منافعه آثارا (٤).
(١) فلا يعتد بإقرار المكره بما أكره عليه. روى ابن ماجه (٢٠٤٤) عن أبى هريرة ﵁ قال: قال رسول الله ﷺ: (إن اللهَ تَجَاوَز لأمتَي عَما تُوَسْوِسُ بِهِ صُدورُها، ما لَمْ تعْمَل به أوْ تتَكَلَّمْ بِهِ، وَمَا استُكرِهُوا عَلَيْه). أي إنه ﷾ أسقَط التكليف عن المكره فيما استكره عليه، فَلا يصح إقراره فيما أكره على الإقرار به. بل إن الله تعالى ألغى اعتبار الاقرار بالكفر حال الإكراه مع طمأنينة القلب، فقال تعالى: " إلا مَنْ أكْرِهَ وَقلْبُهُ مطْمَئِن بالإيمان "/ النحل: ١٠٦/. فلا اعتبار للإقرار بغيره من باب أولى. (٢) أي مرض الموت. (٣) الأصل فيها قوله تعالى: " وَيَمْنَعُونَ المَاعُون " / الماعون: ٧/. والمراد به ما يستعيره الجيران بعضهم من بعض كما فسره الجمهور. وروى البخاري (٢٤٨٤) ومسلم (٢٣٠٧): أنه ﷺ استعار فرساً من أبي طلحة ﵁ فركبه. (٤) الأصح أنه يجوز استعارة ما تكون منفعته عيناً، كأن يستعير شجرة ليأكل ثمرها، ولكنه لا يصح استعارة ما تستهلك عينه في الاستعمال، كشمعة ونحوها. نهاية.