…il se retourne ensuite contre le débiteur garanti, pourvu que la garantie comme le règlement aient été contractés avec l’autorisation de ce dernier. Il n’est pas valide de se porter garant d’une dette indéterminée ni d’une dette encore inexistante (1), à l’exception de la garantie d’éviction du bien vendu (2).
Section. Le cautionnement portant sur la personne est licite lorsqu’il s’agit d’un droit dû à un tiers (3).
Section. La société (sharika) est soumise à cinq conditions (4) :
1. qu’elle porte sur des espèces sonnantes, dirhams ou dinars ;
2. que les deux associés s’entendent sur l’espèce et la catégorie de la monnaie ;
3. qu’ils mêlent effectivement leurs deux capitaux ;
4. que chacun d’eux autorise son partenaire à disposer…
« Le garant est redevable » ; c’est-à-dire que le kafil (caution) assume la dette. Hadith rapporté par al-Tirmidhi (1265), qu’il a jugé hasan.
Quant à la personne au nom de laquelle on se porte garant, on se réfère à la parole du Prophète ﷺ adressée à Abou Qatada ﵁ après que celui-ci eut acquitté la dette d’un défunt : « À présent, sa peau est refroidie (libérée du châtiment). » Rapporté par Ahmad (3/330).
(1) Autrement dit, la dette existe déjà et est fixée dans la dhimma (obligation personnelle), par exemple : « Je me porte garant de la somme que tu prêteras à untel. »
(2) Cas où l’on garantit à l’acheteur le prix payé si le bien vendu s’avère appartenir à un tiers, est défectueux, etc. Ici, l’obligation n’est pas encore née ; la garantie est néanmoins permise en raison du besoin.
(3) On trouve un appui à cette permission dans le verset : « Prends donc l’un de nous à sa place ; nous te voyons parmi les bienfaisants. » (Yusuf 12 : 78).
(4) Sa légitimité est confirmée par le hadith rapporté par Abou Dawoud (3383) d’après Abou Hurayra ﵁ : « Allah dit : “Je suis le troisième associé de deux associés tant que l’un d’eux ne trahit pas son compagnon ; s’il le trahit, Je Me retire d’entre eux.” »
[« Troisième associé » : Il les assiste, préserve leurs biens et y fait descendre la bénédiction. – « Je Me retire d’entre eux » : Il ôte alors Sa bénédiction de leurs biens.]
(5) Toute monnaie ayant cours et utilisée comme contre-valeur.
(6) Les deux capitaux initiaux constituant la base de la société.
الضامن رجع على المضمون عنه إذا كان الضمان والقضاء بإذنه ولا يصح ضمان المجهول ولا ما لم يجب (١) إلا درك المبيع (٢).
"فصل" والكفالة بالبدن جائزة إذا كان على المكفول به حق لآدمي (٣).
"فصل" وللشركة خمس شرائط (٤):
١ - أن يكون على ناض (٥) من الدراهم والدنانير
٢ - وأن يتفقا (٦) في الجنس والنوع
٣ - وأن يخلطا المالين
٤ - وأن يأذن كل واحد منهما
وَالزعِيمُ غَارم). أي الكفيل ضامن. رواه الترمذيَ (١٢٦٥) وحسنه.
وأما المضَمون عنه: فلقوله ﷺ لأبي قتادة ﵁، بعدما أدى الدين الذى التزمه عن الميت (الآنَ بَرَدَتْ عليه جِلْدُه).
رواه أحمد (٣/ ٣٣٠).
(١) أى يثبت ويستقر في الذمة، كأن يقول: ضمنت لك ما ستقرضه لفلان.
(٢) وهو أن يضمن للمشتري الثمن، إذا خرج المبيع مستحقاً لغير البائع، أو معيباً، ونحو ذلك. فهذا ضمان لما لم يثبت ويستقر، وجاز للحاجة إليه.
(٣) ويستأنس لجوازها بقوله تعالى: " فخُذْ أْحَدَنَا مَكَانَهُ إنا نَرَاكَ مِنَ المُحسْنِينَ" / يوسف: ٧٨/.
(٤) ودل على مشروعيتها ما رواه أبو داود (٣٣٨٣) عن أبي هريرة ﵁ قال: (إن اللهَ يقول: أنَا ثَالِث الشر يكَين ِماَ لَمْ يخُنْ أحدُهُمَا صَاحبه، فَإذَا خَانَهُ خرَجتُ مِنْ بَيْنِهِما).
[ثالث الشرَيكين: أي معهما بالحفظ والإعانة وإنزال البركة في مالهما.
خرجت من بينهما: نزعت البركة من مالهما].
(٥) أي نقد متعامل به كأثمان.
(٦) أي المالان اللذن هما أصل الشركة.