La compensation, quant à elle, consiste pour le créancier à substituer à son droit un autre bien ; elle est régie par les mêmes dispositions que la vente (1).
Il est permis à quiconque d’aménager un *rawshan* (oriel saillant) au-dessus d’une voie publique traversante, pourvu que les passants n’en subissent aucun préjudice (2). En revanche, dans une ruelle commune, cela n’est licite qu’avec l’accord des copropriétaires.
Il est également permis d’avancer la porte dans cette ruelle commune, mais il n’est pas permis de la reculer sans l’autorisation des copropriétaires.
Section. Les conditions de la *ḥawāla* (transfert de dette) sont au nombre de quatre (4) :
1 – le consentement du cédant.
(1) La preuve établit notamment le droit de rétractation pendant la séance de vente (khiyar al-majlis), le droit assorti d’une condition (khiyar al-shart), la restitution pour vice caché et d’autres cas similaires.
(2) Il s’agit d’un auvent, c’est-à-dire la partie du toit qui dépasse le mur et empiète sur la voie publique. Sa licéité est attestée par le fait que le Prophète installa de sa propre main un mizab (chéneau) dans la maison de son oncle al-‘Abbas, lequel avançait au-dessus de la mosquée du Prophète. Rapporté par Ahmad dans le Musnad, al-Bayhaqi et al-Hakim. Par analogie, tout élément comparable au mizab est permis (Kifaya).
(3) En revanche, si cet aménagement porte préjudice – par exemple aux passants – ou permet de voir à l’intérieur de la maison d’autrui, il est interdit, conformément au ḥadith : « Il ne faut ni léser ni se laisser léser », rapporté par Ibn Majah (2340-2341) et d’autres.
(4) Son fondement juridique réside dans le ḥadith rapporté par al-Bukhari (2166) et Muslim (1564) d’après Abu Hurayra : « Le retard injustifié du débiteur solvable est une injustice ; si l’un de vous est orienté vers un débiteur aisé, qu’il accepte la cession. » Une autre version précise : « Lorsque l’un de vous est cédé à un débiteur solvable, qu’il l’accepte. » Transmis également par Ahmad dans le Musnad (2/463). [matl : retard dans l’exécution d’une dette ; ghani : débiteur aisé ; zulm : acte d’injustice prohibé ; maliʼ : personne capable de régler sa dette].
والمعاوضة: عدوله عن حقه إلى غيره ويجري عليه حكم البيع (١).
ويجوز للإنسان أن يشرع روشناً (٢) في طريق نافذ بحيث لا يتضرر المار به (٣) ولا يجوز في الدرب المشترك إلا بإذن الشركاء.
ويجوز تقديم الباب في الدرب المشترك ولا يجوز تأخيره إلا بإذن الشركاء.
"فصل" وشرائط الحوالة أربعة أشياء (٤):
١ - رضا المحيل
(١) من ثبوت خيار المجلس والشرط، والرد بالعيوب، وغير ذلك.
(٢) جناحاً، وهو امتداد جزء من السقف فوق الجدار خارجاً عنه إلى الطريق. ودل على جواز ذلك: أنه ﷺ نصب بيده ميزاباً في دار عمه العباس ﵁، وكان شارعاً إلى مسجد رسول الله ﷺ. رواه أحمد في مسنده والبيهقي والحاكم. وقيس على الميزاب غيره. (كفاية).
(٣) فإن تضرر به أحد كالمارة، أو كان يطل على دار غيره، فإنه يمنع منه، لقوله ﷺ: (لا ضرر ولا ضرار). رواه ابن ماجه (٢٣٤٠، ٢٣٤١) وغيره.
(٤) والأصل في مشروعيتها: ما رواه البخاري (٢١٦٦) ومسلم (١٥٦٤) عن أبي هريرة ﵁: أن رسول الله ﷺ قال: (مَطْلُ الغَني ظُلم، فَإذَا أُتْبع أحَدُكُمْ عَلى مَلِيء فَليَتبع) وفي رواية (وَإذا أحِيلَ أحَدُكُم عَلى مَليء فَلْيَحْتَلْ).
الإَمام أحمد في مسنده (٢/ ٤٦٣).
[مطل: تأخير ما استحق أداؤه. الغني: المستدين الواجد لوفاء الدين.
ظلم: تعد على غيره وهو محرم عليه. مليء: غني قادر على وفائه دينه].