(1) 5 – le malade dont la vie est en danger (2), pour toute disposition excédant le tiers de ses biens (3) ; 6 – l’esclave qui n’a pas reçu l’autorisation de commercer.
qu’on lise le contrat de la dette au scribe pour qu’il l’enregistre. Le raisonnement tiré du verset est le suivant : Allah informe que, pour ces personnes, leurs tuteurs agissent en leur nom dans les actes de disposition ; c’est précisément le sens du hajr (mise sous tutelle). Et Il dit encore : « Éprouvez les orphelins jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge du mariage ; si vous constatez chez eux du rushd, remettez-leur leurs biens » (sourate an-Nisa, 4 : 6). – « Éprouvez » (ibtilu) : mettez-les à l’épreuve. – « Orphelins » (yatama) : celui qui a perdu son père. – « Atteignent l’âge du mariage » : c’est-à-dire la puberté. – « Constatez » (anastum) : percevez, reconnaissez. – « Rushd » : saine raison, bonne gestion et droiture religieuse. Le verset montre donc que celui dont on ne perçoit pas le rushd ne reçoit pas ses biens et reste sous hajr. (1) Mâlik rapporte qu’‘Umar déclara : « Sachez qu’al-Asayfi‘ — al-Asayfi‘ de Juhayna — s’est contenté, pour ce qui est de sa religion et de sa fiabilité, qu’on dise : “Il a précédé les pèlerins.” Il contracta donc des dettes en négligeant de les régler, si bien qu’il se trouva lourdement endetté. Que quiconque a une créance sur lui se présente demain ; nous vendrons alors ses biens et les partagerons entre ses créanciers. Prenez garde à l’endettement : son début est souci, sa fin est chagrin. » – « Contracta des dettes » (fa-dana) : il s’endetta. – « Négligeant de les régler » : il ne s’en acquitta pas et s’en soucia peu. – « Lourdement endetté » (rina bihi) : ses dettes se sont accumulées au-delà de ses moyens. – « Créanciers » (ghurama’) : détenteurs de la créance ; le mot peut aussi désigner le débiteur. (2) C’est-à-dire : la mort due à sa maladie. (3) Cela est attesté par le hadith rapporté par al-Bukhari (1233) et Muslim (1628) d’après Sa‘d ibn Abi Waqqas : « Le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir, lors du pèlerinage d’Adieu, alors qu’une douleur intense m’avait terrassé. Je lui dis : “La maladie m’a atteint au point que…” » (suite du texte).
الديون (١) ٥ - والمريض المخوف عليه (٢) فيما زاد على الثلث (٣) ٦ - والعبد الذي لم يؤذن له في التجارة.
= أن يقرأ على الكاتب عقد الدين ليكتبه]. ووجه الاستدلال بالآية: أن الله تعالى أخبر أن هؤلاء ينوب عنهم أولياؤهم في التصرفات، وهو معنى الحجر. وقال تعالى: " وَابْتلُوا اليَتَامى حَتَى إذَا بَلَغُوا النكَاح فَإنْ آنَسْتُمْ مِنْهُمْ رُشداً فَادْفَعُوا إلَيهِمْ أموالهُمْ " / النساء: ٦/. [ابتلوا: اختبروا. اليتامى: جمع يتيم وهو من لا والد له. بلغوا النكاح: أصبحوا أهلاً للزواج، والمراد البلوغ. آنستم: لمَسْتُم وعرفتم. رشداً: سلامة عقل وحسن تصرف وصلاح دين]. فقد دلت الآية على أن الذي لا يلمس فيه الرشد لا يدفع له ماله، ويحجر عليه. (١) روى مالك عن عمر ﵁ أنه قال: ألا إن الأسيفِعَ- أسيفع جُهَيْنةَ- رضي من دينه وَأمَانَتِهِ أن يُقالَ: سَبَقَ الحاجَ، فادان مُعْرِضاً عَنِ الْوَفَاءِ، فأَصبح وقد رِينَ به، فمن كان له عنده شيء فليحضر غداً، فإنَّا بائعو مالِهِ وقاسمِوه بين غرمائِه ثم إياكَم وَالدينَ، فإن، أوَّلَهُ هَم وآخِرَهُ حُزْنِِّّ. (نهاية) [فادان: استدان. معرضاً عن الوفاء: أي ولم يوف ديونه وتهاون بها. رين به: تراكم عليه من الديون ما لا يستطيع وفاءه. غرمائه: جمع غريم وهو صاحب الدين، وتطلق على المدين]. (٢) أي الموت من مرضه. (٣) دل على ذلك ما رواه البخاري (١٢٣٣) ومسلم (١٦٢٨) عن سعد ابن أبي وقاص ﵁ قال: كان رسول الله ﷺ يَعودُني عام حجة الوَداع، من وَجعَ اشتَد بي، فقلت: إني قد بَلغ بي من =