…si la dette est définitivement inscrite à la charge du débiteur. Le constituant du gage peut se rétracter tant que le créancier gagiste ne l’a pas encore reçu (1). Le créancier gagiste n’en est responsable qu’en cas d’abus ou de négligence (2). Et s’il perçoit une partie de sa créance, rien du gage n’est libéré avant le règlement intégral de la dette.
Section. — Sont frappés d’incapacité (ḥajr) au nombre de six :
1 – l’enfant ;
2 – le dément ;
3 – le prodigue qui dilapide son patrimoine (3) ;
4 – le débiteur insolvable accablé par ses dettes.
(1) Le constituant du gage peut se rétracter tant que le créancier n’a pas pris possession effective du bien gagé, conformément au verset : « fa-rihan maqbûdah » (« un gage reçu en main », Cor. 2 : 283). Le gage ne devient donc contraignant qu’après la prise de possession.
(2) Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le gage n’est pas retiré à son propriétaire ; il en perçoit les profits et en assume les charges. » Ḥadith rapporté par Ibn Ḥibbân, no 1123, et par al-Ḥâkim, 2/51, qui l’a déclaré authentique. [« n’est pas retiré » : le créancier n’en devient pas propriétaire si le débiteur ne rachète pas le gage ; « à son propriétaire » : il demeure sous sa garantie et il n’en répond qu’en cas de faute ; « profits » : revenus et fruits ; « charges » : entretien et frais].
(3) Allah dit : « wa-lâ tuʾtû as-sufahâʾa amwâlakumu llati jaʿala Allâhu lakum qiyâman » (« Ne confiez pas aux incapables vos biens qu’Allah a établis pour assurer votre subsistance », Cor. 4 : 5). [« tuʾtû » : donnez ; « as-sufahâʾ » : personnes qui gèrent mal et dilapident les biens ; « amwâlakum » : le bien est rapporté à la communauté car il appartient en réalité à Allah et la umma y a un droit, bien qu’il relève de la propriété privée ; « qiyâman » : moyen de subsistance et de satisfaction des besoins].
Et Il dit encore : « fa-in kâna lladhî ʿalayhi l-ḥaqq safîhan aw ḍaʿîfan aw lâ yastaṭîʿa an yumilla huwa fa-li-yumill waliyyuhu bil-ʿadl » (« Si la personne débitrice est insensée, faible ou incapable de dicter elle-même, que son tuteur le fasse donc avec équité », Cor. 2 : 282). [« lladhî ʿalayhi l-ḥaqq » : le débiteur ; « ḍaʿîfan » : par minorité ou déficience mentale ; « incapable de dicter » : ne maîtrise pas la diction à cause d’un défaut d’élocution, etc. Le terme « imlâʾ » (dictée) renvoie ici à l’énonciation de la transaction].
استقر ثبوتها في الذمة وللراهن الرجوع فيه ما لم يقبضه (١) ولا يضمنه المرتهن إلا بالتعدي (٢) وإذا قبض بعض الحق لم يخرج شيء من الرهن حتى يقضى جميعه.
"فصل" والحجر على ستة:
١ - الصبي
٢ - والمجنون
٣ - والسفيه المبذر لماله (٣)
٤ - والمفلس الذي ارتكبته
(١) أي للراهن الرجوع عن الرهن ما لم يقبض المرتهن العين المرهونة، لقوله تعالى: "فَرِهَان مقبوُضَةٌ ". فلا يلزم الرهن قبل القبض.
(٢) لقوله صلي الله عليه وسلم: (لا يَغْلَقُ الرهْنُ مِنْ صَاحبِهِ، لَهُ غُنْمه وعلَيهَ غُرمُهُ). رواه ابن حبان (١١٢٣) والحاكم (٢/ ٥١) وصححه.
[لا يغلق: لا يستحقه المرتهن إذا لم يستفكه الراهن. من صاحبه: أيَ هو من ضمانه فلا يضمن له إلا بالتعدي. غنمه: فوائده وثمراته. غرمه: نفقته ومؤونته].
(٣) قال تعالى: " وَلا تْؤتُوا السفهَاءَ أمْوَالَكُمْ الّتي جَعَلَ اللهُ لَكُمْ قِيَاماً "/ النساء: ٥/.
[تؤتوا: تعطوا. السفاء: جمع سفيه وهو الذي لا يحسن التصرف بالما، ويضعه في غير مواضعه. أموالكم: نسب المال إلى الجميع، لأنه مال الله تعالى، وللأمة حق فيه، وإن كان ملكاٌ خاصاً للفرد. قياماً: قوام معايشكم وقضاء حوائجكم بهذه الأموال].
وقال تعالى: "فَإنْ كَانَ الَذِي عَلَيه الحَق سفيها أو ضعَيِفاً أوْ لا يَسْتَطيع أنْ يُمِل هُوَ فَليُمْلل وليَّه بالعدْلِ) / البقرة: ٢٨١/.
[الذي عليه الحق: المستدين. ضَعيفا: لصغر أو اختلال عقل. لا يستطيع أن يمل: لا يحسن الإملاء لعقدة في لسانه ونحوها، والإملاء هنا =