Section — Le ribâ (l’usure) porte sur l’or, l’argent et les denrées alimentaires (1). Il n’est pas permis de vendre de l’or contre de l’or ni de l’argent contre de l’argent, sauf si les quantités sont rigoureusement identiques et que l’échange s’effectue sur-le-champ (2).
Ô Juifs ! Lorsque Dieu a interdit ces graisses, ils les ont fondues, puis les ont vendues et en ont mangé le prix.
[ yutla : on s’en enduit. yastusbih : ils les mettent dans leurs lampes et allument une mèche pour s’éclairer. qâtal : il a maudit. shuhûmu-hâ : les graisses de la bête morte, ou celles du bœuf et du mouton, comme l’indique le verset : « Et du bœuf et du mouton Nous leur avons interdit les graisses » (al-An‘âm, 146). jamalû-hu : ils l’ont fait fondre et en ont extrait la graisse.]
(1) Autrement dit, la qualification juridique de l’usure (*ribâ*) se réalise dans ces cas. *Ribâ*, au sens linguistique, signifie « surcroît » ; en droit islamique, c’est une forme de transaction comportant un excédent organisé d’une manière qui contredit les principes de la législation islamique. Pratiquer le *ribâ* fait partie des grands péchés. Son interdiction s’appuie, entre autres, sur le verset : « Allah a permis la vente et interdit le *ribâ* » (al-Baqarah, 2 : 275), et sur des hadiths, tel celui rapporté par Muslim (1598) d’après Jabir : le Messager d’Allah ﷺ a maudit le consommateur de *ribâ*, celui qui le verse, celui qui l’enregistre et leurs deux témoins, puis a dit : « Ils sont égaux », c’est-à-dire également fautifs.
(2) Muslim rapporte (1588) d’après Abu Hurayra que le Prophète ﷺ a dit : « L’or contre l’or : poids pour poids, strictement équivalent ; l’argent contre l’argent : poids pour poids, strictement équivalent. Celui qui ajoute ou réclame un surplus commet le *ribâ*. » Dans la version d’Abu Sa‘id (1584) il est précisé : « main dans la main », c’est-à-dire au comptant, avec remise effective des deux contre-valeurs dans la même séance. « Équivalent » signifie sans aucun excédent de poids.
"فصل" والربا في الذهب والفضة والمطعومات (١). ولا يجوز بيع الذهب بالذهب ولا الفضة كذلك إلا متماثلا نقدا (٢)
اليهودَ، إن اللهَ لمَا حَرمَ شُحُومَهَا جمَلُوهُ ثم باعُوهُ فأكَلوا ثَمَنَهُ).
[يطلى: يدهن. يستصبح: يجعلونها في مصابيحهم ويوقدون فتيلاً فيها ليستضيئوا بها. قاتل: لعن. شحومها: شحوم الميتة، أو شحوم البقر والغنم، كما أخبر تعالى بقوله: " ومن البقر والغنم حرمنا عليهم شحومهما " / الأنعام:١٤٦/. جملوه: أذابوه واستخرجوا دهنه].
(١) أى يتحقق معناه شرعاً في هذه الأمور، والربا: في اللغة الزيادة، وشرعاً: نوع من التعامل تتحقق فيه زيادة على شكل مخصوص بتنافى مع أصول التشريع الإسلامي.
والتعامل بالربا من الكبائر، والأصل في تحريمه آيات، منها: " وَأحَلَّ اللهُ الْبَيْع وَحَرمَ الربا " / البقرة: ٢٧٥/.
وأحاديث، منها: ما رواه مسلم (١٥٩٨) عن جابر ﵁ قال: لعن رسول اللهِ ﷺ آكِلَ الربا ومُوكِلَه وكَاتِبَهُ وشَاهِديْهِ، وقال: (هم سواءٌ). أي يستوون في فعل المعصية والإثم.
(٢) روى مسلم (١٥٨٨) عن أبي هريرة ﵁ قال: قال رسول الله ﷺ: (الذهَّبُ بالذهبِ وَزْناً بوَزْن مِثْلاً بمِثْل، وَالْفِضَةُ بالْفِضَة وَزْنا بوزن مثلا بمثلِ، فمن زَادَ أوِسْتَزَادَ فَهُوَ رِباً). وفي رواية أبيَ سعيد ﵁ (١٥٨٤): (يداً بيد). أي نقداً، بتقابض البدلين في المجلس. متماثلاً: دون زيادة بالوزن.