pauvres (1). 3 – Le troisième : le sacrifice obligatoire en cas d’empêchement (*iḥṣâr*). Le pèlerin met alors fin à son état de sacralisation et immole une brebis (2). 4 – Le quatrième : le sacrifice dû pour avoir tué un gibier. Trois possibilités s’offrent à lui : – si le gibier a un équivalent parmi les bêtes domestiques, il offre cet équivalent ; – ou bien il en évalue le prix, achète pour cette somme de la nourriture et la distribue en aumône ; – ou encore il jeûne un jour pour chaque *mudd* ainsi estimé.
(1) Le Très-Haut a dit : « Ne rasez pas vos têtes avant que l’offrande (*hady*) n’atteigne son *mahill* (le lieu et le moment du sacrifice) ; mais si l’un de vous est malade ou souffre d’un mal à la tête, qu’il se rachète par un jeûne, une aumône ou un sacrifice. » (s. al-Baqarah, 2 : 196). Autrement dit : qu’il se rase puis qu’il s’acquitte de la compensation. Le *mahill* est l’endroit où l’animal est immolé, à savoir Mina, et le temps correspondant au dixième jour de Dhou l-Hijja. Ces trois formes d’expiation ont été précisées dans le ḥadith de Kaʿb b. ʿUjra : lors du traité de Hudaybiyya, le Messager d’Allah ﷺ, voyant des poux tomber sur son visage, lui demanda : « Les parasites de ta tête te font-ils souffrir ? » — « Oui », répondit-il. Le Prophète ajouta : « Rase-toi et offre en sacrifice une brebis, ou jeûne trois jours, ou nourris six pauvres en leur donnant un *faraq* de nourriture. » Kaʿb rapporte : « Ce verset — “Si l’un de vous…” — fut révélé à mon sujet ; il me concerne en particulier, mais il est valable pour vous tous. » Ḥadith rapporté par al-Bukhari (no 1719) et Muslim (no 1201). Le *faraq* équivaut à trois *sāʿ* ; un *sāʿ* représente environ 2,4 kg. Par analogie avec le rasage, les juristes ont inclus dans la même interdiction les autres formes de confort prohibées à l’état d’iḥrām : parfums, onguents, vêtements cousus, coupe des ongles et préliminaires du rapport sexuel. (2) Comme l’indique également la Parole du Très-Haut : « Accomplissez parfaitement le ḥajj et la ʿumra pour Allah ; mais si vous êtes empêchés, offrez ce que vous pouvez comme sacrifice. » (s. al-Baqarah, 2 : 196).
مساكين (١) ٣ - والثالث: الدم الواجب بإحصار، فيتحلل ويهدي شاة (٢). ٤ - والرابع: الدم الواجب بقتل الصيد وهو على التخيير: إن كان الصيد مما له مثل أخرج المثل من النعم أو قومه واشترى بقيمته طعاما وتصدق به أو صام عن كل مد يوما.
(١) قال تعالى: "وَلا تَحْلِقُوا رُؤُوسَكُمْ حَتَى يبْلغُ الهَدْي مَحِلَّهُ فَمَن كَانَ مِنكُمْ مريضاً أوْ به أذى منْ رَأسه فَفدية مِنْ صيَام أو صَدَقَة أو نسَك" / البقرةَ: َ ١٩٦/ أَي فليحلَقَ وليفَد. [مَحله: مكَان ذبحه وهو منى، ووقته وهو العاشر من ذي الحجة]. وهذه الثلاثة قد ورد بيان كل منها في حديث كعب بن عجرة ﵁، حين رآه رسول الله ﷺ في الحديبية، وقد تناثر القمل على وجْهِهَ، فقال له: (أيؤذيكَ هَوَام رأسكَ؟ قال: نَعمْ، قال: احْلِقْ رأسَكَ وانسُك شَاةً، أو صمُْ ثَلاثةَ أيام، أو أطعم ِْ فَرَقا منَ الطَّعام عَلى سِتَّة مَسَاكِينَ). قال كعب فيَ حديثه: فيَّ نزلت هذه الآية: " فمن كان منكم ... " وقال: فنزلت فيًّ خاصة، وهي لكم عامة. رواه البخاري (١٧١٩) ومسلم (١٢٠١). والفرق: ثلاثة أصع، والصاع ٢٤٠٠ غراما تقريبا. وقيس بحلق الشعر ما في معناه من بقية الاستمتاعات المحرمة، كالطيب والادهان واللبس وقص الظفر ومقدمات الجماع على الأصح، لاشتراك الكل في الترفه. (٢) لقوله تعالى: "وأتِموا الحَج وَالْعَمْرَةَ للهِ فَإنْ أحْصرتُمْ فَما استيسر منَ الهَديِ " / البقرة: ١٩٦/.