Les deux qullahs équivalent, selon l’opinion la plus correcte, à environ cinq cents ratls bagdadiens (1). Fasl (Section). – Les peaux d’un animal mort deviennent pures après tannage (2), sauf la peau du chien et celle du porc (3), ainsi que celles provenant de leur croisement ou de l’un d’eux. Quant aux os et aux poils d’une bête morte, ils sont impurs, à l’exception de ceux de l’être humain (4). Fasl (Section). – Il n’est pas permis d’utiliser des récipients en or ou en argent (5).
(1) L’équivalent d’environ 190 litres, ou le volume d’un cube dont l’arête mesure 58 cm. (2) Muslim, n° 366, rapporte d’après Abd Allah b. Abbas : « J’ai entendu le Messager d’Allah dire : “Lorsque la peau est tannée, elle devient pure.” » [ihaab : la peau ; dabagh : opération qui élimine les résidus et l’humidité qui la feraient pourrir, de sorte que, même plongée ensuite dans l’eau, elle ne reprend plus d’odeur nauséabonde.] (3) En effet, l’animal étant impur de son vivant, il est a fortiori impossible qu’une partie de son corps se purifie après sa mort. (4) Allah dit : « Vous sont interdits les cadavres d’animaux » (al-Ma‐ida, 5 : 3). Le terme mayta désigne tout être dont la vie s’achève sans abattage licite ; il englobe : – les animaux non comestibles même s’ils sont égorgés, comme l’âne ; – les animaux comestibles lorsqu’ils ne remplissent pas les conditions légales d’abattage, par exemple la bête sacrifiée par un apostat, même sans danger pour la santé. Ainsi, l’interdiction de la mayta prouve son impureté : ce qui est prohibé sans être nocif ni sacré est réputé impur, et cette impureté s’étend à toutes ses parties. À l’inverse, le cadavre humain et ses membres ne sont pas impurs, car Allah a dit : « Nous avons certes honoré les fils d’Adam » (al-Isrâ, 17 : 70) ; cette dignité exclut l’idée de souillure. La consommation de chair humaine reste interdite en raison de sa sacralité, non de son impureté. (5) Al-Bukhari, n° 5110, et Muslim, n° 2067, d’après Hudhayfa b. al-Yaman.
والقلتان خمسمائة رطل بغدادي تقريباً في الأصح (١). "فصل" وجلود الميتة تطهر بالدباغ (٢) إلا جلد الكلب والخنزير (٣) وما تولد منهما أو من أحدهما وعظم الميتة وشعرها. نجس إلا الآدمي (٤). "فصل" ولا يجوز استعمال أواني الذهب والفضة (٥)،
(١) أي ما يساوي مائة وتسعين ليتراً تقريباً، أو سعة مكعب طول حرفه ٥٨ سم. (٢) روى مسلم (٣٦٦) عن عبد الله بن عباس ﵄ قال: سمعت رسول الله ﷺ يقول: (إذَا دُبِغَ الإهَابُ فَقَدْ طَهرَ). [الإهاب: الجلد، ودبغ: أزيلت فضوله ورطوبته التي يفسده بقاؤها، بحيث لو نقع في الماء بعد ذلك لم يعد إليه النتن]. (٣) لأنً كلاً منهما نجس حال الحياة، فلا يطهر جزؤه بعد الممات من باب أولى. (٤) لقوله تعالى: " حُرمتْ عَلَيكُمُ المَيْتَةُ " / المائدة: ٣/ " والميتة: كل حيوان زالت حياته بغير ذبح شرعي، فيدخل فيه: ما لا يؤكل لحمه إذا ذبح كالحمار، وما يؤكل لحمه إذا لم تتوفر شروط ذبحه، كذبيحة المرتد، وإن لم يكن فيه ضرر بالصحة. وعليه: فتحريم الميتة دليل نجاستها، لأن تحريم ما لا ضرر فيه ولا حرمة له دليل نجاسته، ونجاستها تستتبع نجاسة أجزائها. وأما الآدمي فلا تنجس ميتته، وكذلك أجزاؤه، لقوله تعالى: " وَلَقَدْ كَرمنَا بَني آدَمَ " / الإسراء: ٧٠ /. وهذا يتنافى مع القول بنجاسته بعد موته، وحرم تناول لحمه لحُرمته، أي كرامته. (٥) روى البخاري (٥١١٠) ومسلم (٢٠٦٧) عن حذيفةَ بن اليمان