avant de l’avoir accompli (1). Quiconque omet une obligation est tenu d’offrir un sacrifice expiatoire (2). Quant à celui qui délaisse une sunna, aucune réparation ne lui incombe.
Section. – Les sacrifices obligatoires en état d’iḥrâm sont au nombre de cinq :
1 – Le premier : le sacrifice dû pour l’abandon d’un rite. L’ordre prescrit est le suivant : une brebis ; à défaut, on jeûne dix jours : trois pendant le pèlerinage et sept au retour auprès de sa famille (3).
2 – Le second : le sacrifice exigé pour s’être rasé ou avoir recherché un confort interdit. Trois options sont possibles : une brebis, ou trois jours de jeûne, ou l’aumône de trois sâʿ répartis entre six
(1) Cela signifie qu’aucune offrande sanglante (dam) ne peut compenser l’omission de ce pilier ; la validité même du hajj en dépend. L’essence du pèlerinage n’est réalisée qu’avec l’ensemble de ses piliers ; dès qu’il s’y est engagé, le pèlerin reste en état d’ihram jusqu’à leur accomplissement. Hormis le wuquf (station à Arafat), les autres piliers n’ont pas de délai fixé, de sorte qu’il lui demeure possible de les accomplir.
(2) Al-Bayhaqi rapporte avec une chaîne authentique, d’après Ibn Abbas : « Quiconque délaisse un nusuk doit offrir un dam (sacrifice sanglant). » (Al-Majmuʿ, 8/106). Ici, le terme nusuk désigne un acte obligatoire.
(3) « Quiconque pratique le tamattu, c’est-à-dire associe une umra au hajj, doit offrir en sacrifice ce qu’il lui sera aisé ; à défaut, qu’il jeûne trois jours durant le pèlerinage et sept jours à votre retour. » (Coran, 2 : 196). [Tamattu par l’umra signifie : accomplir d’abord l’umra puis entrer en ihram pour le hajj depuis La Mecque sans revenir au miqat ; l’ihram depuis le miqat étant obligatoire, son omission impose un dam, comme on l’a indiqué. La même règle s’applique aux cas analogues.]
حتى يأتي به (١)، ومن ترك واجبا لزمه الدم (٢). ومن ترك سنة لم يلزمه بتركها شيء.
"فصل" والدماء الواجبة في الإحرام خمسة أشياء:
١ - أحدها: الدم الواجب بترك نسك، وهو على الترتيب: شاة، فإن لم يجد فصيام عشرة أيام: ثلاثة في الحج وسبعة إذا رجع إلى أهله (٣).
٢ - والثاني: الدم الواجب بالحلق والترفه وهو على التخيير: شاة أو صوم ثلاثة أيام أو التصدق بثلاثة آصع على ستة
(١) يعني أنه لا يجبر بدم، بل يتوقف الحج عليه، لأن ماهية الحج لا تحصل إلا بجميع أركانه، وقد لزمه الحج بالشروع، فلا يتحلل منه حتى يأتي بالأركان، وغير الوقوف ليس له وقت محدد، الإتيان به.
(٢) روى البيهقي بإسناد صحيح، عن ابن عباس ﵄: أنه قال: من تَرَكَ نُسُكا فَعَليْهِ دم. (المجموع: ٨/ ١٠٦).
والمراد بالنسك هنا الواجب.
(٣) قال تعالى: "فَمَنْ تمَتعًّ بالْعُمْرَة إلى الحَج فَمَا اسْتَيْسَرَ منَ الهَديِ فَمَن لَمْ يَجِد فَصيَامُ ثلاثَةِ أَياّمٍ في الحَجّ وسَبْعَة إذا رَجعتُم " / البقرة: ١٩٦/.
[تمتع بالعمرة: أي اعتمر أولا، ثم أحرم بالحج من مكة ولم يخرج إلى الميقات، والإحرام من الميقات واجب كما علمت، فوجب بتركه دم على ما ذكر. وقيس به غيره].