Messager est au Paradis, est encore plus manifeste que l’exemple précédent, et les cas de ce genre sont innombrables. Sixième aspect : Parmi les propositions universelles, certaines peuvent être connues sans l’intermédiaire d’un syllogisme. Ce point s’éclaire de la manière suivante : il ne fait aucun doute que la majeure est plus générale que la mineure, ou au moins de même extension – elle ne saurait être plus restreinte qu’elle – tandis que la conclusion est plus particulière que la majeure ou lui est égale, et, dans le même temps, plus générale que la mineure ou lui est égale. Il en va de même pour les trois termes : le terme majeur est plus général que le mineur ou de même extension ; le moyen terme est de même extension que le mineur ou plus général que lui, et de même extension que le majeur ou plus particulier que lui. Il est également certain que la sensation saisit d’abord les particuliers, puis l’intellect passe de ceux-ci aux propositions universelles. En effet, l’homme voit tel individu, puis tel autre, puis un troisième ; il constate que celui-ci est doué de sensation, se meut par volonté et parle, que celui-là possède telle ou telle qualité, et ainsi de suite. Il en déduit alors, d’un jugement universel, que tout être humain est un être doué de sensation, animé de mouvement volontaire et parlant. Nous disons donc : la connaissance d’une proposition universelle s’acquiert soit par l’entremise d’un syllogisme, soit sans cette médiation. Si, à tout prix, elle devait passer par un syllogisme, et si le syllogisme exige lui-même une proposition universelle, il s’ensuivrait que l’universel ne serait connu que par un autre universel, ce qui impliquerait un cercle vicieux ou une régression infinie. Il faut donc nécessairement parvenir à une proposition universelle connue d’emblée par évidence intuitive, et ceci, ils le reconnaissent. Or, si une proposition universelle peut être connue sans l’intermédiaire d’un syllogisme, les autres le peuvent tout autant. En effet, le caractère évident (badīhī) ou théorique (naẓarī) d’une proposition n’est pas un attribut intrinsèque qui s’impose uniformément à tous ; il est relatif à la manière dont chacun l’appréhende. Ainsi, pour celui qui la saisit sans preuve, elle est évidente, tandis que, pour celui qui a besoin de réflexion et d’argument, elle est théorique. De même, le fait qu’elle soit connue par la raison, par une tradition rapportée de façon multiple, par la parole du Prophète véridique ou par la sensation, n’est pas une caractéristique nécessaire qui lui serait attachée. Ainsi, le mensonge de Musaylima le Menteur, par exemple, peut être connu par la parole
رسول فهو في الجنة أبين من هذا وهذا كثير جدا. الوجه السادس: من القضايا الكلية ما يمكن العلم به بغير توسط القياس وهو يتضح بالوجه السادس وهو أن يقال لا ريب أن المقدمة الكبرى أعم من الصغرى أو مثلها لا يكون أخص منها والنتيجة اخص من الكبرى أو مساوية لها واعم من الصغرى أو مساوية لها كالحدود الثلاثة فان الأكبر أعم من الأصغر أو مثله والأوسط مثل الأصغر أو اعم ومثل الأكبر أو اخص ولا ريب أن الحس يدرك المعينات أولا ثم ينتقل منها إلى القضايا العامة فان الإنسان يرى هذا الإنسان وهذا الإنسان وهذا الإنسان ويرى أن هذا حساس متحرك بالإرادة ناطق وهذا كذا وهذا كذا فيقضى قضاء عاما أن كل إنسان حساس متحرك بالإرادة ناطق. فنقول العلم بالقضية العامة أما أن يكون بتوسط قياس أو بغير توسط قياس فان كان لا بد من توسط قياس والقياس لا بد فيه من قضية عامة لزم أن لا يعلم العام إلا بالعام وذلك يستلزم الدور أو التسلسل فلا بد أن ينتهي الأمر إلى قضية كلية عامة معلومة بالبديهة وهم يسلمون ذلك. وإن أمكن علم القضية العامة بغير توسط قياس أمكن علم الأخرى فان كون القضية بديهية أو نظرية ليس وصفا لازما لها يجب استواء جميع الناس فيه بل هو أمر نسبى إضافي بحسب حال علم الناس بها فمن علمها بلا دليل كانت بديهية له ومن احتاج إلى نظر واستدلال بدليل كانت نظرية له. وكذلك كونها معلومة بالعقل أو الخبر المتواتر أو خبر النبي الصادق أو الحس ليس هو أمرا لازما لها بل كذب مسيلمة الكذاب مثلا قد يعلم بقول