… d’Ibn ‘Umar ; il aurait pourtant dû le signaler, car ce ḥadith est, à n’en pas douter, fabriqué. On peut s’en convaincre, entre autres, par le fait qu’il contredit la réalité : une personne digne de confiance m’a rapporté avoir vu un homme atteint de lèpre après soixante ans, a fortiori après quarante. Quant à Muḥammad b. ‘Abd Allāh b. ‘Amr b. ‘Uthmān, si c’est bien celui que l’on surnomme « al-Dībâj », il n’a jamais côtoyé Ibn ‘Umar ; al-Bukhârî a d’ailleurs déclaré : « On ne le suit guère dans ses ḥadiths. » S’il s’agit d’un autre que lui, le narrateur reste inconnu. Septième ḥadith. — Par la même chaîne remontant à l’imâm Aḥmad : ‘Abd aṣ-Ṣamad b. Ḥassân nous a rapporté ; ‘Umâra, d’après Thâbit, d’après Anas : « Alors qu’Â’isha se trouvait dans sa demeure, elle entendit un vacarme à Médine. — Qu’est-ce donc ? demanda-t-elle. — C’est la caravane de ‘Abd ar-Raḥmân b. ‘Awf revenue de Syrie, chargée de toutes sortes de marchandises, répondit-on. » Il s’agissait de sept cents chameaux et le bruit fit trembler la ville. Â’isha dit alors : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “J’ai vu ‘Abd ar-Raḥmân b. ‘Awf entrer au Paradis en rampant.” » Lorsque ces paroles parvinrent à ‘Abd ar-Raḥmân, il déclara : « Si je le puis, je l’y ferai entrer debout ! » Il offrit donc la caravane tout entière – bêtes, bâts et chargement – dans la voie d’Allah. Ibn al-Jawzî a classé ce ḥadith parmi les apocryphes dans al-Mawḍûʿât et rapporte cette appréciation de l’imâm Aḥmad : « Ce ḥadith est un mensonge inacceptable. » Il ajoute : « ‘Umâra rapporte des narrations désavouées. » Abû Ḥâtim ar-Râzî, de son côté, déclare : « On ne saurait se fonder sur ‘Umâra b. Zâdhân. » Huitième ḥadith. — Toujours par la même voie jusqu’à Aḥmad : Abû al-Yamân nous a rapporté ; Ismâ‘îl b. ‘Ayyâsh, d’après ‘Umar b. Muḥammad, d’après Abû ‘Iqâl, d’après Anas b. Mâlik, relate que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « ‘Asqalân est l’une des deux fiancées ; de cette cité seront ressuscités, au Jour de la Résurrection, soixante-dix mille personnes exemptées de tout compte. Cinquante mille autres s’y lèveront comme martyrs, conviés auprès d’Allah ﷿. On y verra des rangs de martyrs, leurs têtes tranchées dans leurs mains, leurs jugulaires ruisselant de sang, disant : “Notre Seigneur, accorde-nous ce que Tu nous as promis par l’intermédiaire de Tes messagers et ne nous couvre pas d’opprobre le Jour de la Résurrection ; Tu ne manques jamais à Ta promesse.” (Coran 3, 194). Alors Il dira : “Mes serviteurs ont dit vrai ! Lavez-les dans le fleuve al-Fayḍa.” Ils en sortiront purs, d’une blancheur éclatante, et déambuleront au Paradis où bon leur semblera. » Et ce ḥadith a été rapporté par Ibn…
ابْن عمر هَذَا وَكَانَ يَنْبَغِي أَن يذكرهُ فَإِن هَذَا مَوْضُوع قطعا وَمِمَّا يسْتَدلّ بِهِ عَليّ بِهِ عَليّ وضع الحَدِيث مُخَالفَة الْوَاقِع وَقد أَخْبرنِي من أَثِق بِهِ أَنه رأى رجلا حصل لَهُ جذام بعد السِّتين فضلا عَن الْأَرْبَعين وَمُحَمّد بن عبد الله ابْن عَمْرو بن عُثْمَان إِن كَانَ هُوَ الملقب بالديباج فَهُوَ لم يدْرك ابْن عمر وَقَالَ البُخَارِيّ لَا يكَاد يُتَابع على حَدِيثه وَإِن كَانَ غَيره فَهُوَ مَجْهُول الحَدِيث السَّابِع وَبِهِ إِلَى الإِمَامِ أَحْمَدَ أَنا عَبْدُ الصَّمَدِ بْنُ حَسَّانٍ أَنا عُمَارَةُ عَنْ ثَابِتٍ عَنْ أَنَسٍ قَالَ بَيْنَمَا عَائِشَةُ فِي بَيْتِهَا سَمِعَتْ صَوْتًا فِي الْمَدِينَةِ فَقَالَتْ مَا هَذَا فَقَالُوا عِيرٌ لِعَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ قَدِمَتْ مِنَ الشَّامِ تَحْمِلُ مِنْ كُلِّ شَيْء قَالَ وَكَانَت سَبْعمِائة بَعِيرٍ فَارْتَجَّتِ الْمَدِينَةُ مِنَ الصَّوْتِ فَقَالَتْ عَائِشَةُ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ ﷺ يَقُولُ قَدْ رَأَيْتُ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ عَوْفٍ يَدْخُلُ الْجَنَّةَ حَبْوًا فَبَلَغَ ذَلِكَ عَبْدَ الرَّحْمَنِ فَقَالَ إِنِ اسْتَطَعْتُ لأُدْخِلَنَّهَا قَائِمًا فَجَعَلَهَا فِي سَبِيلِ اللَّهِ ﷿ بِأَقْتَابِهَا وَأَحْمَالِهَا وَهَذَا الْحَدِيثُ أَوْرَدَهُ ابْنُ الْجَوْزِيِّ فِي الْمَوْضُوعَاتِ وَقَالَ قَالَ أَحْمَدُ هَذَا الْحَدِيثُ كَذِبٌ مُنْكَرٌ قَالَ وَعُمَارَةُ يَرْوِي أَحَادِيثَ مَنَاكِيرَ وَقَالَ أَبُو حَاتِمٍ الرَّازِيُّ عُمَارَةُ بْنُ زَاذَانَ لَا يُحْتَجُّ بِهِ انْتهى الحَدِيث الثَّامِن وَبِهِ إِلَى أَحْمَدَ ثَنَا أَبُو الْيَمَانِ ثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَيَّاشٍ عَنْ عُمَرَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ أَبِي عِقَالٍ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ ﷺ عَسْقَلانُ أَحَدُ الْعَرُوسَيْنِ يُبْعَثُ مِنْهَا يَوْمَ الْقِيَامَةُ سَبْعُونَ أَلْفًا لَا حِسَابَ عَلَيْهِمْ يُبْعَثُ مِنْهَا خَمْسُونَ أَلْفًا شُهَدَاءَ وُفُودًا إِلَى اللَّهِ ﷿ وَبِهَا صُفُوفُ الشُّهَدَاءِ رُؤْسهمْ مُقَطَّعَةٌ فِي أَيْدِيهِمْ تَثُجُّ أَوْدَاجَهُمْ دَمًا يَقُولُونَ ﴿رَبَّنَا وَآتِنَا مَا وَعَدْتَنَا عَلَى رُسُلِكَ وَلا تُخْزِنَا يَوْمَ الْقِيَامَةِ إِنَّكَ لَا تُخْلِفُ الميعاد﴾ فَيَقُولُ صَدَقَ عِبَادِي اغْسِلُوهُمْ فِي نهر الفيضة فَيخْرجُونَ مِنْهُ نُقَاةً بِيضًا فَيَسْرَحُونَ فِي الْجَنَّةِ حَيْثُ شاؤا وَهَذَا الحَدِيث أوردهُ ابْن