Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.
Louange à Allah, le Sage : nul ne saurait contester Ses jugements ni critiquer Ses paroles ; le Savant : rien, fût-ce le poids d’un atome dans l’existence ou moins encore, ne Lui échappe ; le Sublime : l’homme le plus érudit ne peut saisir l’essence de Sa majesté. Nul ne peut annuler ce qu’Il décrète et parachève, ni revenir sur ce qu’Il décide et ratifie. Je Le loue pour l’abondance de Ses bienfaits, implore Son aide et Sa guidée, et Le remercie pour Sa faveur, dont relève même l’inspiration de Le remercier.
J’atteste qu’il n’est de divinité digne d’adoration qu’Allah, seul, sans associé, Souverain, Très-Élevé, Généreux entre tous ; et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager, celui qui appelle à la voie la plus droite et la plus sûre. Qu’Allah répande sur lui, sur sa famille et sur ses compagnons bénédiction, salut, honneur et noblesse.
Ceci dit. J’ai estimé opportun de consigner, dans ces feuillets, les réflexions qui me sont venues au sujet des traditions qu’une partie des spécialistes soutient être apocryphes, alors qu’elles figurent dans le célèbre Musnad du grand imâm Abû ‘Abd Allah Ahmad ibn Muhammad ibn Hanbal, imâm des gens du hadith, jadis comme aujourd’hui, connaisseur de leurs arcanes et révélateur de leurs secrets. Il s’agit d’un parti pris qui n’entame ni la religion ni la dignité, d’une ardeur pour la Sunna qui, par la grâce d’Allah, n’a rien des ferveurs de l’Ignorance ; c’est plutôt la défense de ce noble recueil que la Communauté a accueilli avec respect et considération, érigeant cet imâm en argument auquel elle revient et se rallie lorsqu’elle diverge.
À ce propos, j’ai lu un fascicule composé par notre shaykh, l’imâm, l’érudit, le ḥâfiz de son époque, Zayn ad-Dîn ‘Abd ar-Raḥîm ibn al-Ḥusayn al-‘Irâqî — qu’Allah l’enveloppe de Sa miséricorde et de Sa satisfaction — dont j’ai moi-même retranscrit la copie d’après lui.
بِسم الله الرَّحْمَن الرَّحِيم
الْحَمد لله الْحَكِيم فَلَا يتَوَجَّه عَلَيْهِ الانتقاض لأحكامه وَلَا الانتقاد لأقواله الْعَلِيم فَلَا يخفى عَلَيْهِ مِثْقَال الذَّر من الْوُجُود وَلَا أخف من مثقاله الْعَظِيم فَلَا يدْرك الْعَالم الْعَارِف كنه جَلَاله لَا راد لما قضى وَأحكم وَلَا معقب لما أمضى وأبرم أَحْمَده على جزيل بره وَأَسْتَعِينهُ وأستهديه وأشكره على احسانه الَّذِي مِنْهُ إلهام شكره وَأشْهد أَن لَا إِلَه إِلَّا الله وَحده لَا شريك لَهُ الْملك الْعلي الْأَعْلَى الْكَرِيم الأكرم وَأشْهد أَن مُحَمَّد عَبده وَرَسُوله الدَّاعِي إِلَى السَّبِيل الْأَقْوَى الأقوم صلى الله عَلَيْهِ وعَلى آله وَصَحبه وَسلم وَشرف وكرم
أما بعد فقد رَأَيْت أَن أذكر فِي هَذِه الأوراق مَا حضرني من الْكَلَام على الْأَحَادِيث الَّتِي زعم بعض أهل الحَدِيث أَنَّهَا مَوْضُوعَة وَهِي فِي الْمسند الشهير للْإِمَام الْكَبِير أبي عبد الله أَحْمد بن مُحَمَّد بن حَنْبَل إِمَام أهل الحَدِيث فِي الْقَدِيم والْحَدِيث والمطلع على خفاياه المثير لخباياه عصبية مني لَا تخل بدين وَلَا مُرُوءَة وحمية للسّنة لَا تعد بِحَمْد الله من حمية الْجَاهِلِيَّة بل هِيَ ذب عَن هَذَا المُصَنّف الْعَظِيم الَّذِي تَلَقَّتْهُ الْأمة بِالْقبُولِ والتكريم وَجعله إمَامهمْ حجَّة يرجع إِلَيْهِ ويعول عِنْد الِاخْتِلَاف عَلَيْهِ وَقد قَرَأت فِي ذَلِك جُزْءا جمعه شَيخنَا الإِمَام الْعَلامَة حَافظ عصره زين الدَّين عبد الرَّحِيم بن الْحُسَيْن الْعِرَاقِيّ تغمده الله بِالرَّحْمَةِ والرضوان كتبته عَنهُ