ou réprouvé (makrûh), qu’il s’agisse d’un voyage vers une mosquée, vers la tombe d’un Prophète ou vers tout autre lieu ; rien de tout cela n’entre dans les questions de rabaissement ou d’injure à l’égard des prophètes.
Bien plus, lorsqu’on aborde la question de l’ʿiṣma – à savoir : est-il permis ou non d’attribuer un péché aux prophètes(1) – et qu’un chercheur adopte l’un des deux avis, aucun musulman n’a jamais prétendu que cela constituerait un dénigrement, une injure ou une hostilité envers eux.
Il en va de même pour l’invocation par l’entremise des prophètes dans la supplication, comme lorsque le suppliant dit : « Je Te demande par le droit que les prophètes ont sur Toi. » Abû Ḥanîfa l’a interdit, tandis qu’un autre groupe a accordé une permission en la matière ; pourtant, personne n’a affirmé que quiconque l’interdit aurait, ce faisant, rabaissé ou combattu les prophètes.
Le Qâḍî ʿIyâḍ – qu’Allâh lui fasse miséricorde – bien qu’il soit l’un des plus stricts en matière d’ʿiṣma et de blâme pour injure aux prophètes, a rappelé ces points afin que ces ignorants ne tombent pas dans l’erreur consistant à considérer la recherche scientifique, l’argumentation selon les preuves révélées et l’effort pour suivre le Messager et les prophètes comme relevant de l’hostilité, de l’injure ou du dénigrement.
Il ne fait aucun doute que, si ce domaine devait contenir de l’inimitié ou du dénigrement à leur encontre, celui qui les contredit, ordonne ce qu’ils ont interdit, interdit ce qu’ils ont ordonné, leur impute des mensonges et leur attribue ce dont Allâh les a préservés – tels ces ignorants calomniateurs – serait plus digne d’être taxé d’hostilité, d’injure et de dénigrement, comme cela a été détaillé ailleurs.
Ce qui nous importe ici est la parole rapportée par le Qâḍî ʿIyâḍ, qu’Allâh lui fasse miséricorde, lorsqu’il a évoqué la classification du discours concernant