Quiconque considère que la réalisation du tawḥîd constitue un rabaissement à l’égard des prophètes, une injure ou une hostilité envers eux, appartient à la même catégorie que ces chrétiens. La défense de transformer leurs tombes en mosquées, de voyager vers celles-ci, d’en faire des idoles ou des lieux de célébration procède du même principe : l’affirmation du tawḥîd. Dans ce contexte, on dit : « Tout ce qui est invoqué en dehors d’Allah, qu’il s’agisse d’anges, de prophètes ou d’autres créatures, ne possède pas le poids d’un atome dans les cieux ni sur la terre … jusqu’à Sa parole : “… et l’intercession auprès de Lui ne profite qu’à celui à qui Il l’a permise.” » [Sabaʾ : 22-23]. Ainsi, l’intercession d’aucun ange ni d’aucun prophète n’est efficace si ce n’est avec la permission d’Allah, comme Il a dit : « Qui donc intercédera auprès de Lui sans Sa permission ? » [Al-Baqarah : 255], et : « Combien d’anges dans les cieux dont l’intercession ne sert à rien, si ce n’est après qu’Allah l’a permise en faveur de qui Il veut et agrée. » [An-Najm : 26]. Tenir de tels propos, ou de semblables, n’implique ni rabaissement ni injure ni inimitié envers les anges. Au contraire, anges et prophètes se montrent ennemis de quiconque les associe à Allah et alliés des gens du tawḥîd qui leur accordent le rang qui est le leur ; ils se désavouent de ceux qui exagèrent à leur sujet et leur vouent un culte. Le Très-Haut dit : « Le Jour où Il les rassemblera tous, puis Il dira aux anges : “Est-ce vous que ceux-ci adoraient ?” Ils diront : “Gloire à Toi !”… » [Sabaʾ : 40-41]. Il dit aussi : « Le Jour où Il les rassemblera, eux et ce qu’ils adorent en dehors d’Allah, Il dira : “Est-ce vous qui avez égaré Mes serviteurs ceux-ci ?” … jusqu’à Sa parole : “… Nous lui ferons goûter un châtiment terrible.” » [Al-Furqân : 17-19]. Et Il dit : « Sont certes mécréants ceux qui disent : “Allah, c’est le Messie fils de Maryam.” Alors que le Messie a dit : “Ô Enfants d’Israël, adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur.” … jusqu’à Sa parole : “… ni profit ; et Allah est l’Audient, l’Omniscient.” » [Al-Mâʾidah : 72-76]. Cela démontre que le Messie, comme toute autre créature, ne possède pour les gens ni mal ni bien ; il serait donc erroné de qualifier cette affirmation d’hostilité, d’injure ou de rabaissement. Allah – exalté soit-Il – a, de même, ordonné au Sceau des messagers de proclamer la parole qu’Il rapporte de lui : « Dis : “Je ne possède pour moi-même ni profit ni dommage, si ce n’est ce qu’Allah veut ; et si je connaissais l’inconnu, j’aurais multiplié les biens…” » [Al-Aʿrâf : 188]. Il dit encore : « Dis : “Je ne puis vous apporter ni préjudice ni bonne direction.” » [Al-Jinn : 21], et : « Dis : “Je ne vous dis pas que je détiens les trésors d’Allah, ni que je connais l’inconnu, ni ne vous dis que je suis un ange.” » [Al-Anʿâm : 50]. De tels passages abondent dans le Coran, tant de manière générale que particulière. Parmi les passages généraux figure la parole de l’homme de Yâ-Sîn : « Et pourquoi n’adorerais-je pas Celui qui m’a créé, et vers qui vous serez ramenés ? Prendrais-je, en dehors de Lui, des divinités ? … » [Yâ-Sîn : 22-23], ainsi que : « Allah ne suffit-Il pas à Son serviteur ? … jusqu’à Sa parole : “Dis : ‘Allah me suffit ; c’est en Lui que se confient ceux qui se fient.’” » [Az-Zumar : 36-38]. Il dit encore : « N’invoque donc, en dehors d’Allah, ce qui ne peut ni te profiter ni te nuire … jusqu’à Sa parole : “… nul ne peut en lever le mal, hormis Lui.” » [Yûnus : 106-107]. Le sujet est vaste. En résumé, le plus modeste des étudiants en sciences religieuses sait que, lorsqu’on discute des actes des serviteurs sous l’angle de l’ordre et de l’interdiction, de l’obligation et de la prohibition – à savoir si tel voyage est licite, recommandé, interdit ou
فمن جعل تحقيق التوحيد تنقصا بالأنبياء، أو سبّا أو معاداة؛ فهو من جنس هؤلاء النصارى. والنهي عن اتخاذ قبورهم مساجد والسفر إليها واتخاذها أوثانا وعيدا فهو من هذا الباب؛ من باب تحقيق التوحيد. وفي مثل هذا المقام يقال: إن كل ما يدعى من دون الله من الملائكة والأنبياء وغيرهم لا يَمْلِكُونَ مِثْقالَ ذَرَّةٍ فِي السَّماواتِ وَلا فِي الْأَرْضِ إلى قوله: وَلا تَنْفَعُ الشَّفاعَةُ عِنْدَهُ إِلَّا لِمَنْ أَذِنَ لَهُ [سبأ: ٢٢، ٢٣] . فلا تنفع شفاعة ملك ولا نبي إلا بإذن الله، كما قال: مَنْ ذَا الَّذِي يَشْفَعُ عِنْدَهُ إِلَّا بِإِذْنِهِ [البقرة: ٢٥٥] . وقال: * وَكَمْ مِنْ مَلَكٍ فِي السَّماواتِ لا تُغْنِي شَفاعَتُهُمْ شَيْئاً إِلَّا مِنْ بَعْدِ أَنْ يَأْذَنَ اللَّهُ لِمَنْ يَشاءُ وَيَرْضى [النجم: ٢٦] . ولم يكن هذا القول ونحوه تنقصا بالملائكة ولا سبّا لهم ولا معاداة لهم، بل الملائكة والأنبياء يعادون من أشرك بهم، ويوالون أهل التوحيد الذين ينزّلونهم منازلهم، وهم برآء ممن يغلو فيهم ويشرك بهم، قال تعالى: وَيَوْمَ يَحْشُرُهُمْ جَمِيعاً ثُمَّ يَقُولُ لِلْمَلائِكَةِ أَهؤُلاءِ إِيَّاكُمْ كانُوا يَعْبُدُونَ قالُوا سُبْحانَكَ [سبأ: ٤٠، ٤١] الآية. وقال تعالى: وَيَوْمَ يَحْشُرُهُمْ وَما يَعْبُدُونَ مِنْ دُونِ اللَّهِ فَيَقُولُ أَأَنْتُمْ أَضْلَلْتُمْ عِبادِي هؤُلاءِ إلى قوله: نُذِقْهُ عَذاباً كَبِيراً [الفرقان: ١٧ - ١٩] وقال تعالى: لَقَدْ كَفَرَ الَّذِينَ قالُوا إِنَّ اللَّهَ هُوَ الْمَسِيحُ ابْنُ مَرْيَمَ وَقالَ الْمَسِيحُ يا بَنِي إِسْرائِيلَ اعْبُدُوا اللَّهَ رَبِّي وَرَبَّكُمْ إلى قوله: نَفْعاً وَاللَّهُ هُوَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ [المائدة: ٧٢ - ٧٦] . وهذا بيان أن المسيح وغيره من المخلوقين لا يملكون للناس ضرّا ولا نفعا. ولا يجوز أن يقال هذا معاداة له أو سب أو تنقص. وقد أمر الله سبحانه خاتم الرسل بأن يقول ما ذكره عنه من قوله: قُلْ لا أَمْلِكُ لِنَفْسِي نَفْعاً وَلا ضَرًّا إِلَّا ما شاءَ اللَّهُ وَلَوْ كُنْتُ أَعْلَمُ الْغَيْبَ لَاسْتَكْثَرْتُ مِنَ الْخَيْرِ [الأعراف: ١٨٨] . الآية. وقال تعالى: قُلْ إِنِّي لا أَمْلِكُ لَكُمْ ضَرًّا وَلا رَشَداً [الجن: ٢١] . وقال تعالى: قُلْ لا أَقُولُ لَكُمْ عِنْدِي خَزائِنُ اللَّهِ وَلا أَعْلَمُ الْغَيْبَ وَلا أَقُولُ لَكُمْ إِنِّي مَلَكٌ [الأنعام: ٥٠] . ومثل هذا في القرآن كثير يعم ويخص، فالأول كقول صاحب يس: وَما لِيَ لا أَعْبُدُ الَّذِي فَطَرَنِي وَإِلَيْهِ تُرْجَعُونَ أَأَتَّخِذُ مِنْ دُونِهِ آلِهَةً [يس: ٢٢، ٢٣] الآية. وقوله: أَلَيْسَ اللَّهُ بِكافٍ عَبْدَهُ إلى قوله: قُلْ حَسْبِيَ اللَّهُ عَلَيْهِ يَتَوَكَّلُ الْمُتَوَكِّلُونَ [الزمر: ٣٦ - ٣٨] وقال تعالى: وَلا تَدْعُ مِنْ دُونِ اللَّهِ ما لا يَنْفَعُكَ وَلا يَضُرُّكَ إلى قوله: فَلا كاشِفَ لَهُ إِلَّا هُوَ [يونس: ١٠٦، ١٠٧] . وهذا باب واسع. والمقصود: أن أدنى من يعد من طلبة العلم يعلم أن أفعال العباد إذا تكلم فيها بالأمر والنهي والإيجاب والتحريم، وهل هذا السفر جائز أو مستحب أو محرم أو