est obligatoire en tout lieu ; il en va de même pour l’invocation des bénédictions et de la paix sur le Messager, et pour le reste de ses droits. Ainsi, celui qui constate que, lorsqu’il se tient près de la tombe du Prophète, son cœur éprouve pour lui davantage d’amour et de vénération, et que sa langue multiplie plus qu’ailleurs les prières et les salutations sur lui, cet état témoigne qu’il détient une part amoindrie et malheureuse de l’amour et de la vénération parfaits. Son niveau de foi et son rang auprès d’Allah s’en trouvent diminués à proportion de cet écart. Au contraire, ce qui est prescrit, c’est que son amour, sa vénération, ses prières et ses salutations pour le Prophète soient plus intenses lorsqu’il n’est pas auprès de la tombe. En effet, la tombe constitue une barrière entre les gens et lui ; de plus, il a interdit qu’elle soit prise pour lieu de fête et a imploré Allah de ne pas faire de sa tombe une idole. Si donc l’homme ne trouve pas que sa foi en lui, son amour, sa vénération, ses prières et ses salutations à son égard, alors qu’il se trouve dans son propre pays, dépassent ce qu’il éprouverait s’il se trouvait à l’intérieur même de la chambre (qui abrite la tombe), sa part de religion, de perfection de la foi et de certitude est déficiente — que dire alors lorsqu’il se tient non pas à l’intérieur, mais à l’extérieur ? Telle est la réalité, et Allah est plus savant. [Hostilité envers les prophètes : elle consiste à les contredire, non à les suivre] Quatrième point : On dira : l’inimitié et l’obstination envers les prophètes se manifestent par le fait de les contredire, non de leur obéir. C’est le cas de celui qui interdit ce qu’ils ont ordonné — l’adoration exclusive d’Allah — et prescrit ce qu’ils ont proscrit : le polythéisme sous toutes ses formes, qu’il s’agisse des anges, des prophètes, du soleil, de la lune, des statues façonnées à leur effigie, et autres créatures. Quiconque les traite de menteurs au sujet de leur mission divine ou quant à ce qu’ils ont rapporté d’Allah — Ses noms, Ses attributs, Son unicité, Ses anges, Son Trône — ou encore au sujet du Paradis, de l’Enfer, des promesses et menaces, celui-là, sans nul doute, les a combattus et défiés en rejetant leurs informations, en interdisant ce qu’ils ont prescrit et en prescrivant ce qu’ils ont interdit. Quant à celui qui les tient pour véridiques dans ce qu’ils rapportent et leur obéit dans ce qu’ils ordonnent, il est le croyant, allié d’Allah, qui les aime et les suit. Partant de là, examinons ce qui est parvenu de notre Prophète Muhammad — que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui — et des autres prophètes. Ont-ils prescrit de voyager vers les tombes comme le font certains voyageurs qui s’y rendent pour les visiter, les invoquer, leur demander secours, solliciter d’elles leurs besoins, s’humilier devant elles — c’est-à-dire devant leurs occupants —, et considèrent le voyage jusqu’à elles comme équivalent, supérieur ou presque comparable au ḥajj ? Si tel était le cas, quiconque interdirait ce que le Messager aurait ordonné et encouragé se trouverait en contradiction avec lui. Et après que sa parole lui fut clairement exposée, persister à le contredire relèverait de l’hostilité et de l’obstination, comme le Très-Haut dit : « Et quiconque s’oppose au Messager, après que la guidée lui a été clairement montrée… » [an-Nisâ’ : 115]. Or le Messager n’a rien prescrit de tout cela ; il a plutôt légiféré le voyage vers trois mosquées seulement et a dit : « On ne serre la selle que pour trois mosquées : la Mosquée sacrée, ma mosquée-ci et la Mosquée al-Aqṣâ. » Il a en outre interdit de prendre les tombes pour lieux de prière et a maudit celui qui agit ainsi — pratique pourtant moins grave que de leur faire un pèlerinage ou d’invoquer leurs occupants en dehors d’Allah. C’est cela même que les prophètes sont venus établir, et non l’inverse. Ainsi, celui qui contredit le Messager en prescrivant ce qu’il a interdit, à savoir charger la monture pour autre chose que les trois mosquées, et en ordonnant le voyage pour visiter les tombes — qu’il s’agisse des tombes des prophètes ou des pieux —, un tel voyage est reconnu comme faisant partie
واجب في كل موضع، وكذلك الصلاة والسلام على الرسول وغير ذلك. فمن يجد قلبه عند قبر الرسول أكثر محبة له وتعظيما، ولسانه أكثر صلاة عليه وتسليما مما يجده في سائر المواضع؛ كان ذلك دليلا على أنه ناقص الحظ منحوس النصيب من كمال المحبة والتعظيم، وكان فيه من نقص الإيمان وانخفاض الدرجة بحسب هذا التفاوت، بل المأمور به أن تكون محبته وتعظيمه وصلاته وتسليمه عند غير القبر أعظم، فإن القبر قد حيل بين الناس وبينه، وقد نهى أن يتخذ عيدا، ودعا الله أن لا يجعل قبره وثنا، فإن لم يجد إيمانه به ومحبته له وتعظيمه له وصلاته عليه وتسليمه عليه إذا كان في بلده أعظم مما يكون لو كان في نفس الحجرة من داخل؛ لكان ناقص الحظ من الدين وكمال الإيمان واليقين، فكيف إذا لم يكن من داخل بل من خارج؟ فهذا هذا، والله أعلم. [عداوة الأنبياء بمخالفتهم لا بموافقتهم] الوجه الرابع: أن يقال: عداوة الأنبياء وعنادهم هو بمخالفتهم لا بموافقتهم كمن نهى عما أمروا به من عبادة الله وحده، وأمر بما نهوا عنه من الشرك بالمخلوقات كلها بالملائكة والأنبياء والشمس والقمر والتماثيل المصورة لهؤلاء، وغير ذلك. ومن كذّبهم فيما أخبروا به من إرسال الله لهم وما أخبروا به عن الله من أسمائه وصفاته وتوحيده وملائكته وعرشه، وما أخبروا به من الجنة والنار والوعد والوعيد، فلا ريب أن من كذّب ما أخبروا به ونهى عما أمروا به، وأمر بما نهوا عنه؛ فقد عاداهم وعاندهم. وأما من صدّقهم فيما أخبروا به وأطاعهم فيما أمروا به، فهذا هو المؤمن ولي الله الذي والاهم واتبعهم. وإذا كان كذلك؛ فننظر فيما جاء عن نبينا محمد صلى الله عليه وسلّم وغيره من الأنبياء، إن كانوا أمروا بالسفر إلى القبور كما يسافر المسافرون لزيارتها يدعون ويستغيثون بها، ويطلبون منها الحوائج، ويتضرّعون لها- أي لأصحابها- ويرون السفر إليها من جنس الحج أو فوقه أو قريبا منه، فمن نهى عما أمر به الرسول ورغّب فيه يكون مخالفا له، وقد يكون بعد ظهور قوله له: وإصراره على مخالفته معاديا ومعاندا، كما قال تعالى: وَمَنْ يُشاقِقِ الرَّسُولَ مِنْ بَعْدِ ما تَبَيَّنَ لَهُ الْهُدى [النساء: ١١٥] الآية. وإن كان الرسول لم يأمر بشيء من ذلك، ولكن شرع السفر إلى المساجد الثلاثة، وقال: «لا تشدّ الرحال إلا إلى ثلاثة مساجد؛ المسجد الحرام، ومسجدي هذا، والمسجد الأقصى» . ونهى عن اتخاذ القبور مساجد ولعن من فعل ذلك، وهو أهون من الحجّ إليها ومن دعاء أصحابها من دون الله، فإن هذا هو الذي جاءت به الأنبياء دون ذاك. فالمخالف للرسول الآمر بما نهى عنه من شدّ الرحال إلى غير المساجد الثلاثة، الآمر بالسفر إلى زيارة القبور؛ قبور الأنبياء والصالحين، وهذا السفر قد علم أنه من