en cendres.
On a également dit : au contraire, on leur fit boire le résidu de l’idole qui se trouvait mêlé à l’eau, et Moïse la broya parce qu’elle était d’or. Toutefois, la première opinion est celle de la majorité et reste la plus correcte (1).
Sufyân ibn ‘Uyaynah fut interrogé au sujet des gens de l’innovation et des passions : éprouvent-ils de l’amour pour leurs croyances ? Il répondit à l’interrogateur : « Cela correspond à la parole d’Allah : “Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d’Allah, des égaux ; ils les aiment comme on aime Allah, tandis que les croyants sont plus ardents dans leur amour pour Allah” (Al-Baqarah, 165), et à Sa parole : “Et l’amour du veau s’abreuva à leurs cœurs” (Al-Baqarah, 93). »
En effet, Allah — Très-haut — a mentionné dans Son Livre l’amour que les polythéistes portent à leurs divinités et Il a montré que certains prennent leur passion pour divinité ; c’est-à-dire qu’ils érigent en objet de divinité et d’adoration ce qu’ils convoitent. Ainsi, ce qu’un tel désire et aime, c’est précisément ce qu’il adore. C’est pourquoi il passe d’une divinité à une autre, tel celui qui passe d’un bien-aimé à un autre : il n’a pas aimé, avec science et guidée, ce qui mérite d’être aimé, ni adoré Celui qui mérite d’être adoré ; il a plutôt adoré et aimé ce qu’il aimait, sans science, sans guidée ni Livre révélé.
Allah — Exalté soit-Il — dit : « As-tu vu celui qui prend pour divinité sa passion ? Seras-tu donc un garant pour lui ? … jusqu’à : … un chemin. » (Al-Furqân, 43-44) ; et Il dit : « Vois-tu celui qui prend pour divinité sa passion, et qu’Allah égare sciemment ? » (Al-Jâthiyah, 23).
Ibn Abî Talhah rapporte, d’après Ibn ‘Abbâs : « C’est le mécréant qui a adopté sa religion sans guidée d’Allah ni preuve » (2).
Sa‘îd ibn Jubayr dit : « L’un d’eux adorait une pierre ; s’il en voyait une plus belle, il la jetait et adorait l’autre » (3).
Al-Hasan al-Basrî dit : « C’est l’hypocrite ; il a érigé sa passion : tout ce qu’il désire, il s’y adonne. »
Qatâdah dit : « Oui, par Allah ! Chaque fois qu’il convoite quelque chose, il s’y livre ; chaque fois qu’il désire une chose, il s’y rend, sans qu’aucune retenue ni piété ne l’en empêche. »
Ces propos ont été rapportés par Ibn Abî Hâtim et d’autres.
Allah — Très-haut — a encore dit : « Qu’avez-vous donc à ne pas manger de ce sur quoi le Nom d’Allah a été prononcé, alors qu’Il vous a clairement exposé ce qu’Il vous a interdit… »