Dans celui-ci, lorsque Muḥammad ibn Maslama mentionna que quiconque a fait vœu de se rendre à la mosquée de Qubâ’ est tenu de s’y rendre, il ajouta :
« Cela ne concerne que l’habitant de Médine ou de ses abords, celui qui n’a pas à faire voyager des montures jusqu’à la mosquée de Qubâ’, car faire cheminer les montures revient à entreprendre un voyage ; or l’on ne voyage que vers les trois mosquées, selon ce qui est rapporté du Prophète – qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix –, que cela résulte ou non d’un vœu. »
Il dit encore : « On rapporte de Mālik – qu’Allah lui fasse miséricorde – qu’on l’interrogea au sujet de celui qui a fait vœu de se rendre à la tombe du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix. Il répondit : S’il a visé la mosquée, qu’il s’y rende et y accomplisse la prière ; s’il n’a visé que la tombe, qu’il ne le fasse pas, à cause du ḥadîth : « Les montures ne sont mises en marche que vers trois mosquées… » »
Il est également rapporté de Mālik, au sujet de celui qui a fait vœu de marcher jusqu’à l’une des mosquées pour y prier, qu’il dit : « Je désapprouve cela pour lui, en raison de la parole du Prophète – qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix : « Les montures ne sont mises en marche que vers trois mosquées : la Mosquée sacrée, la Mosquée al-Aqṣâ et cette mosquée-ci. » » Il a déjà été montré que la Mudawwana et les autres ouvrages abondent dans le même sens.
Dans la Mudawwana, on lit :
« Quiconque dit : “Je dois à Allah de me rendre à Médine ou à Bayt al-Maqdis, ou de marcher jusqu’à Médine ou Bayt al-Maqdis”, ne doit, en principe, se rendre à aucun des deux, à moins qu’il n’ait eu l’intention d’y prier dans leurs deux mosquées, ou qu’il ne les nomme expressément en disant : “à la Mosquée du Messager” ou “à la Mosquée d’Ilyâʾ”. S’il n’a pas eu l’intention de la prière, qu’il s’y rende monté et aucun sacrifice ne lui incombe. »
Car, du fait qu’il les a nommées, c’est comme s’il disait : « Je dois à Allah de prier dans ces deux mosquées. » Et si quelqu’un faisait vœu de prier dans une autre mosquée parmi celles des cités, il prierait à l’endroit où il se trouve et ne se rendrait pas à cette mosquée. Il apparaît donc clairement que, s’il a eu l’intention de la prière dans les deux mosquées, il s’acquitte de son vœu ; de même s’il les a nommées, puisque l’on ne se rend à une mosquée que pour y accomplir la prière. Quant à celui qui a seulement fait vœu d’atteindre la ville elle-même, il n’est pas tenu de s’y rendre.
Cela englobe le fait de se rendre pour visiter la tombe du Prophète – qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix –, les tombes des martyrs, celles des gens d’al-Baqîʿ, ou pour se rendre à la mosquée de Qubâ’. Cela inclut également l’interdiction de voyager vers Bayt al-Maqdis afin de visiter les tombes et les vestiges prophétiques qui s’y trouvent, ou de se rendre à la mosquée pour autre chose que la prière, comme se frotter à la Roche, l’embrasser, se tenir là la veille de ʿArafah, tourner autour de la Roche, ou tout autre acte que certains estiment être une adoration, alors qu’il n’en est rien ; ainsi que les actes qui constituent effectivement une adoration pour celui qui est proche mais pour lesquels aucun voyage n’est légiféré, telle la visite des tombes des musulmans pour invoquer en leur faveur et demander pardon pour eux : cela est recommandé à qui sort vers le cimetière depuis la ville ou le rencontre en chemin, mais entreprendre un voyage pour cela n’est pas prescrit.
Par conséquent, Mālik et d’autres ont interdit de voyager vers Médine ou Bayt al-Maqdis pour toute cause autre que l’adoration légiférée dans leurs deux mosquées, que le voyageur se rende pour une pratique absolument non légitime, ou pour une pratique légitime pour le résident mais pour laquelle aucun voyage n’est prescrit. De même, selon l’école de Mālik, on ne voyage pas vers Médine pour rien de tout cela ; un tel voyage est prohibé et, selon lui, le voyage réprouvé n’autorise pas la réduction de la prière. Toutefois, certains de ses condisciples – tel Muḥammad ibn Maslama – ont fait une exception pour la mosquée de Qubâ’, et Ibn ʿAbd al-Barr a considéré que le voyage est permis vers tout autre lieu que les trois mosquées, mais qu’un vœu en ce sens n’est pas contraignant, car il ne constitue pas un acte de rapprochement envers Allah, comme l’affirment également certains disciples d’aš-Šâfiʿî et d’Aḥmad.
(1) «Al-Mudawwana», vol. 1, p. 471.
فيه،
لما ذكر محمد بن مسلمة:
أن من نذر أن يأتي مسجد قباء فعليه أن يأتيه.
قال:
إنما هذا فيمن كان من أهل المدينة وقربها ممن لا يعمل المطيّ إلى مسجد قباء، لأن إعمال المطيّ اسم للسفر؛ ولا يسافر إلا إلى المساجد الثلاثة على ما جاء عن النبي صلى الله عليه وسلّم في نذر ولا غيره.
قال:
وقد روي عن مالك أنه سئل عمن نذر أن يأتي قبر رسول الله صلى الله عليه وسلّم فقال:
إن كان أراد المسجد فليأته وليصلّ فيه،
وإن كان إنما أراد القبر فلا يفعل للحديث الذي جاء:
«لا تعمل المطي إلا إلى ثلاثة مساجد»
الحديث.
وذكر فيه عن مالك أنه قال فيمن نذر أن يمشي إلى مسجد من المساجد ليصلي فيه قال:
فإني أكره له ذلك لقوله صلى الله عليه وسلّم:
«لا تعمل المطي إلا إلى ثلاثة مساجد؛ المسجد الحرام، والمسجد الأقصى ومسجدي هذا»
. وتقدم أن في
«المدونة»
وسائر الكتب ما يوافق ذلك.
قال في
«المدونة»
«١»
: ومن قال:
«لله عليّ أن آتي المدينة أو بيت المقدس، أو المشي إلى المدينة أو بيت المقدس، فلا يأتيهما أصلا،
إلا أن ينوي الصلاة في مسجديهما أو يسمّيهما فيقول:
إلى مسجد الرسول، أو مسجد إيليا، وإن لم ينو الصلاة فليأتهما راكبا ولا هدي عليه»
وكأنه لما سماهما قال: لله عليّ أن أصلي فيهما. ولو نذر الصلاة في غيرهما من مساجد الأمصار صلّى في موضعه ولم يأته، فقد تبين أنه إن نوى الصلاة في المسجدين وفّى بنذره، وكذلك إن سمّى المسجدين فإن المسجد إنما يؤتى للصلاة، وأما إذا نذر إتيان نفس البلد فليس عليه أن يأتيه، وهذا يتناول إتيانه لزيارة قبر النبي صلى الله عليه وسلّم وقبور الشهداء وأهل البقيع، وإتيان مسجد قباء، كما يتناول النهي عن السفر إلى بيت المقدس لزيارة القبور والآثار التي هناك من آثار الأنبياء، وإتيان المسجد لغير الصلاة كالتمسح بالصخرة وتقبيلها، أو إتيانه للوقوف عشية عرفة، والطواف بالصخرة، أو لغير ذلك مما يظنه بعض الناس عبادة وليس بعبادة، ومما هو عبادة للقريب ولا يسافر لأجله؛ كزيارة قبور المسلمين للدعاء لهم والاستغفار، فإن هذا مستحبّ لمن خرج إلى المقبرة من البلد ولمن اجتاز به، ولا يشرع السفر لذلك.
فمالك وغيره نهوا عن السفر إلى المدينة أو إلى بيت المقدس لغير العبادة المشروعة في المسجدين سواء كان المسافر يسافر لأمر غير مشروع بحال، أو لما هو مشروع للقريب ولا يشرع السفر لأجله، وكذلك مذهب مالك أنه لا يسافر إلى المدينة لشيء من ذلك بل هذا السفر منهي عنه والسفر المنهي عنه عنده لا تقصر فيه الصلاة لكن بعض أصحابه وهو محمد بن مسلمة استثنى مسجد قباء، وابن عبد البر جعل السفر مباحا إلى غير الثلاثة المساجد ولا يلزم بالنذر لأنه ليس بقربة كما يقوله بعض أصحاب الشافعي وأحمد.
(١) «المدونة» (١/ ٤٧١).