et de même pour les pratiques accomplies auprès de la tombe d’autrui lors des visites. Quant à sa propre tombe, rien de tout cela n’a été prescrit ni même rendu possible, en raison de l’élévation de son rang et de la distinction par laquelle Allah l’a privilégié — paix et bénédictions sur lui —, de même qu’Il l’a honoré en le faisant inhumer dans la chambre sans que sa tombe soit exposée. Il ressort donc que la formule employée dans la réponse – « le voyage entrepris dans le seul but de visiter les tombes des prophètes est-il interdit ou permis ? » – et ce qui lui est semblable ne concerne la tombe du Prophète — paix et bénédictions sur lui — qu’au niveau de l’intention, ainsi que l’a indiqué Mâlik. En dehors de cela, la chose est irréalisable, et ce qui ne peut être réalisé n’est, de manière nécessaire, ni légiféré ni ordonné. Quant au voyage légiféré vers ces lieux, il n’entre absolument pas dans cette formulation, car il ne s’agit ni en acte ni en intention d’un déplacement dont l’unique finalité serait la visite de sa tombe. La preuve en est que tous ceux qui entreprennent le voyage pour visiter sa tombe aboutissent en réalité à sa mosquée et y accomplissent la prière. Parmi eux, certains ignorent que l’entrée se fait dans la mosquée et que la tombe y est dissimulée ; d’autres le savent, mais pensent que la mosquée fut construite en raison de la tombe, comme on édifie parfois des mosquées sur des tombes pour elles-mêmes. Le visiteur vient alors et y accomplit d’abord la prière de salutation de la mosquée ou une autre prière, tandis que son but véritable demeure la tombe. Certains ne savent pas que sa mosquée est, en elle-même, un lieu respecté et magnifié, recherché pour lui-même et non pour la tombe ; d’autres ignorent qu’une prière accomplie en son sein vaut mille prières, et que le voyage vers elle est légiféré tout comme celui vers la Mosquée sacrée et la Mosquée al-Aqsa. Beaucoup même s’imaginent que l’on voyage seulement pour la tombe, sans savoir que le déplacement vers sa mosquée est prescrit, recommandé et encouragé, qu’elle est la meilleure des mosquées après la Mosquée sacrée – voire la meilleure de manière absolue – et qu’une prière qui y est accomplie vaut mille prières, que la tombe y soit ou non, comme cette vertu était déjà établie du vivant du Messager — paix et bénédictions sur lui. En effet, ceux qui y priaient alors étaient supérieurs aux autres, et l’Hégire était à l’époque obligatoire – avant la conquête de La Mecque – pour les musulmans, tenus d’émigrer à Médine, la demeure de l’Hégire, de la Sunna et du secours. Quiconque s’y trouvait devait prier dans la Mosquée prophétique, ne fût-ce que pour la prière du vendredi, car celle-ci est une obligation individuelle par consensus de la communauté ; or, à son époque, aucun autre édifice n’accueillait la prière du vendredi à Médine si ce n’est sa mosquée. C’est la première mosquée fondée sur la piété, la première où l’on fit l’appel à la prière et où l’on établit la ṣalât. Ainsi, celui qui connaît son mérite, le mérite de la prière qui y est accomplie et celui du voyage vers elle, et qui souhaite voyager pour la tombe tout en sachant qu’il atteindra nécessairement sa mosquée, se doit, s’il croit véritablement à ce qu’a apporté le Messager — paix et bénédictions sur lui —, d’avoir pour intention le voyage vers sa mosquée, même s’il associe à cette intention celle de la tombe. Il est inconcevable qu’un croyant, connaissant sa législation et sachant que le voyageur aboutira à sa mosquée, n’ait pour dessein que la seule tombe. En réalité, celui qui se déplace sans autre objectif que la tombe est soit ignorant de sa législation et du mérite du voyage vers sa mosquée, soit ignorant de la situation, ne sachant pas qu’il aboutira en fait à la mosquée, soit encore ignorant du fait que celle-ci fut fondée sur la piété, recherchée et magnifiée avant même la présence de la tombe ; elle n’a pas été construite pour elle, et sa sainteté, sa vertu et sa grandeur ne tirent pas leur origine de cette dernière. Il est donc inimaginable que l’on vise uniquement la tombe, sinon par ignorance.
غيره من الزيارة، وعند قبره ليس بمأمور ولا مقدور لعلوّ قدره واختصاصه بما ميزه الله على غيره صلى الله عليه وسلّم كما خص بأن دفن في الحجرة ولم يبرزوا قبره. فتبين أن ما في الجواب من قول المجيب السفر لمجرد زيارة قبور الأنبياء، هل هو محرم أم مباح؟ ونحو ذلك لا يتناول قبر النبي صلى الله عليه وسلّم إلا بالنية فقط كما قال مالك، وإلا فذلك أمر ليس بمقدور. وما ليس بمقدور فهو بالضرورة ليس بمشروع ولا مأمور به. وأما السفر المشروع إلى هناك فهذا لا يدخل في هذا اللفظ قطعا فإنه ليس سفرا لمجرد زيارة قبره لا من جهة الفعل ولا من جهة القصد. ومما يبين هذا أن جميع من يسافر لزيارة قبره إنما يصل إلى مسجده ويصلي فيه، لكن من الذين يسافرون إلى هناك من لا يعلم أن الدخول هو إلى المسجد وأن القبر محجوب، ومنهم من قد عرف ذلك لكن قد يظن أن المسجد بني لأجل القبر كما يبنى على بعض القبور مساجد لأجلها فيأتي الزائر فيصلي فيها أولا تحية المسجد أو غيرها، والمقصود هو القبر، وهؤلاء منهم من لا يعرف أن مسجده محترم معظم يقصد لنفسه لا لأجل القبر، ومنهم من لا يعرف أن الصلاة فيه بألف صلاة، ولا أن السفر مشروع إليه كما يشرع إلى المسجد الحرام والمسجد الأقصى، بل يظن كثير منهم أن السفر إنما هو لأجل القبر، ولا يعلم أن السفر إلى مسجده مشروع مستحب مرغب فيه، وأنه أفضل المساجد بعد المسجد الحرام أو مطلقا وأن الصلاة فيه بألف صلاة سواء كان عنده القبر أو لم يكن، كما كانت هذه الفضيلة ثابتة له في حياة الرسول صلى الله عليه وسلّم، بل كان الذين يصلون فيه إذ ذاك أفضل من غيرهم، وكانت الهجرة واجبة له في حياة الرسول قبل فتح مكة على المسلمين أن يهاجروا إلى المدينة دار الهجرة ودار السنة ودار النصرة. ومن كان بها كان عليه أن يصلي في المسجد النبوي ولو لم يكن إلا الجمعة، فإن الجمعة فرض على الأعيان باتفاق الأمة، ولم يكن على عهده بالمدينة مسجد يصلي فيه الجمعة إلا مسجده، وهو أول مسجد أسس على التقوى، وأول مسجد أذّن فيه وأقيم فيه الصلاة. فمن علم فضيلته وفضيلة الصلاة فيه وفضيلة السفر إليه وهو يريد السفر إلى القبر ويعلم أنه إنما يصل إلى مسجده فهذا لا بد إن كان مؤمنا بما جاء به الرسول صلى الله عليه وسلّم أن يقصد السفر إلى مسجده وإن قصد مع ذلك القبر لا يتصور من المؤمن به العالم بشريعته العالم أن المسافر إلى هناك يصل إلى مسجده لا يتصور مع هذا العلم والمعرفة والإيمان أن لا يقصد السفر إلى مسجده بل لا يقصد إلا مجرد القبر، بل الذي يسافر ولا يقصد إلا مجرد القبر إما أن يكون جاهلا بشريعته وفضيلة السفر إليه أو جاهلا بالحال لا يعلم أنه إنما يصل إلى مسجده، أو لا يعلم أن مسجده مؤسس على التقوى مقصود معظم قبل حصول القبر، فإنه لم يبن لأجل القبر ولا حرمته وفضيلته وعظمته لأجله، فلا يتصور أن يقصد مجرد القبر إلا من يكون جاهلا