sous d’autres aspects. Ainsi, Abraham – sur lui la paix – ne se désavoue pas du soleil, de la lune et des étoiles quant au fait qu’ils soient mis au service des créatures, qu’ils se prosternent devant Allah et Le glorifient, et qu’ils figurent parmi Ses signes grandioses ; il s’en est seulement dissocié en tant qu’ils étaient érigés comme associés à Allah.
Sa parole – qu’Allah le mentionne – : « Je me désavoue de ce que vous associez » – même si l’on dit : « de ce que vous adorez » – signifie : « je me désavoue de votre associationnisme ». Il l’a clairement exprimé par : « Nous nous désavouons de vous et de tout ce que vous adorez en dehors d’Allah », c’est-à-dire : je me désavoue des divinités prises en dehors d’Allah.
De même, Il dit : « Voyez donc ce que vous adoriez, vous et vos plus lointains ancêtres ! Ils seront pour moi des ennemis, à l’exception du Seigneur des mondes. » (Ash-Shuʿarāʾ, 75-77).
Quant aux idoles et assimilées, elles sont combattues de manière absolue ; quant au soleil, à la lune, aux anges et aux astres, on combat le fait de les adorer et de les ériger en divinités. De ce point de vue, ils sont détestés et rejetés, tout en demeurant obligatoire de croire aux anges.
Lorsqu’il est dit aux chrétiens : « Nous nous désavouons de votre associationnisme et de ce que vous adorez en dehors d’Allah », – Allah, exalté soit-Il, a dit : « Dis : Adorez-vous, en dehors d’Allah, ce qui ne détient pour vous ni nuisance ni profit ? Allah est, Lui, l’Audient, l’Omniscient. » (Al-Māʾidah, 76), après Sa parole : « Le Messie, fils de Maryam, n’est qu’un Messager ; des messagers avant lui sont déjà passés, et sa mère était une véridique ; tous deux consommaient de la nourriture. » (Al-Māʾidah, 75).
Le Messie, entre autres, a donc été adoré. Se désavouer de tout adoré autre qu’Allah revient à se désavouer de tout dieu autre qu’Allah : c’est se désavouer du polythéisme et du fait que quoi que ce soit, en dehors d’Allah, soit adoré. Ce n’est pas un désaveu du Messie quant à sa qualité de noble Messager, honoré auprès d’Allah, mais un désaveu des faussetés qui ont été dites à son sujet, non de la vérité. Le Messie, les anges et d’autres se désavouent de ceux qui les ont adorés, les prennent en inimitié et ne les soutiennent pas.
Allah – Très-Haut – a dit : « Le jour où Il les rassemblera tous, puis dira aux anges : “Est-ce vous que ceux-ci adoraient ?” … jusqu’à Sa parole : “La plupart d’entre eux croyaient en eux.” » (Sabāʾ, 40-41) ; et : « Le jour où Il les rassemblera, eux et ce qu’ils adoraient en dehors d’Allah… » (Al-Furqān, 17) ; et encore : « Le jour où Il les appellera et dira : “Où sont Mes associés que vous prétendiez ?” » (Al-Qaṣaṣ, 62).
Il a dit également : « Les mécréants pensent-ils pouvoir prendre Mes serviteurs, en dehors de Moi, comme protecteurs ? » (Al-Kahf, 102) ; « Se sont-ils donc pris, en dehors de Lui, des alliés ? C’est Allah qui est l’Allié. » (Ash-Shūrā, 9) ; et : « Dis : Prendrais-je un autre qu’Allah pour allié ? » (Al-Anʿām, 14).
Il – glorifié soit-Il – n’a pas interdit de leur manifester amitié pour Lui. Quiconque les aime et les prend pour alliés par amour d’Allah est un monothéiste ; tandis que celui qui les érige en rivaux et les aime comme l’on aime Allah est un polythéiste. L’amour pour Allah est unicité et foi ; aimer comme on aime Allah est polythéisme et mécréance.
Il en est de même de l’intercession. Allah – Exalté soit-Il – a dit : « En dehors de Lui, vous n’avez ni allié ni intercesseur. » (As-Sajdah, 4) ; « Elle n’a, en dehors d’Allah, ni allié ni intercesseur. » (Al-Anʿām, 70) ; « Nul intercesseur ne saurait intercéder si ce n’est après Sa permission. » (Yūnus, 3) ; « Qui donc peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? » (Al-Baqarah, 255) ; « L’intercession ne sera d’aucun profit auprès de Lui qu’en faveur de celui à qui Il aura donné permission. » (Sabāʾ, 23).
Il apparaît donc que l’intercession des anges, des prophètes ou de quiconque ne profite qu’à celui pour qui Il aura accordé la permission. Lorsque le décret est prononcé, les anges battent des ailes en soumission à Sa parole, semblable au bruit d’une chaîne frappant un rocher lisse, et ils sont foudroyés, sans savoir ce qui a été dit, jusqu’à ce que la frayeur soit ôtée de leurs cœurs ; ils disent alors : « Qu’a donc dit… »
جهات أخرى فإبراهيم لم يبرأ من الشمس والقمر والكواكب من جهة كونها مسخّرة لمنافع العباد، وكونها تسجد لله وتسبّحه، وكونها من آياته العظيمة، بل من جهة كونها شركا لله،
وقوله:
إِنِّي بَرِيءٌ مِمَّا تُشْرِكُونَ وإن كان يقال: ما يعبدونه،
إن من شرككم فقد صرح في قوله:
إِنَّا بُرَآؤُا مِنْكُمْ وَمِمَّا تَعْبُدُونَ مِنْ دُونِ اللَّهِ أي بريء من المعبودين من دون الله،
وكذلك قوله:
أَفَرَأَيْتُمْ ما كُنْتُمْ تَعْبُدُونَ أَنْتُمْ وَآباؤُكُمُ الْأَقْدَمُونَ فَإِنَّهُمْ عَدُوٌّ لِي إِلَّا رَبَّ الْعالَمِينَ
[الشعراء: ٧٥ - ٧٧]
.
أما الأوثان ونحوها فتعادى مطلقا، والشمس والقمر والملائكة والكواكب تعادى عبادتها وكونها آلهة معبودة، فتبغض من هذه الجهات وتعادى مع وجوب الإيمان بالملائكة، وإذا قيل للنصارى نحن براء من شرككم ومما تعبدون من دون الله،
وقد قال تعالى:
قُلْ أَتَعْبُدُونَ مِنْ دُونِ اللَّهِ ما لا يَمْلِكُ لَكُمْ ضَرًّا وَلا نَفْعاً وَاللَّهُ هُوَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ
[المائدة: ٧٦]
هذا بعد قوله تعالى: مَا الْمَسِيحُ ابْنُ مَرْيَمَ إِلَّا رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِنْ قَبْلِهِ الرُّسُلُ وَأُمُّهُ صِدِّيقَةٌ كانا يَأْكُلانِ الطَّعامَ
[المائدة: ٧٥]
فقد عبد المسيح وغيره، فالبراءة من كل معبود سوى الله؛ كالبراءة من كل إله سوى الله، وذلك براءة من الشرك ومن كون ما سوى الله معبودا، وليس هو براءة من المسيح من جهة كونه رسولا كريما وجيها عند الله، بل براءة مما قيل فيه من الباطل لا من الحق، والمسيح والملائكة وغيرهم يتبرّءون ممن عبدوهم، ويعادونهم ولا يوالونهم،
قال الله تعالى:
وَيَوْمَ يَحْشُرُهُمْ جَمِيعاً ثُمَّ يَقُولُ لِلْمَلائِكَةِ أَهؤُلاءِ إِيَّاكُمْ كانُوا يَعْبُدُونَ إلى قوله تعالى: أَكْثَرُهُمْ بِهِمْ مُؤْمِنُونَ
[سبأ: ٤٠، ٤١]
وقال تعالى: وَيَوْمَ يَحْشُرُهُمْ وَما يَعْبُدُونَ مِنْ دُونِ اللَّهِ
[الفرقان: ١٧]
الآية.
وقال تعالى:
وَيَوْمَ يُنادِيهِمْ فَيَقُولُ أَيْنَ شُرَكائِيَ الَّذِينَ كُنْتُمْ تَزْعُمُونَ
[القصص: ٦٢]
الآية.
وقال تعالى:
أَفَحَسِبَ الَّذِينَ كَفَرُوا أَنْ يَتَّخِذُوا عِبادِي مِنْ دُونِي أَوْلِياءَ
[الكهف: ١٠٢]
وقال تعالى: أَمِ اتَّخَذُوا مِنْ دُونِهِ أَوْلِياءَ فَاللَّهُ هُوَ الْوَلِيُ
[الشورى: ٩]
وقال تعالى: قُلْ أَغَيْرَ اللَّهِ أَتَّخِذُ وَلِيًّا
[الأنعام: ١٤]
الآية. وهو سبحانه لم ينه عن موالاتهم دونه، فمن أحبهم ووالاهم لله فهو موحّد، ومن جعلهم أندادا أحبهم كما يحب الله فهو مشرك، فالحب لله توحيد وإيمان، والحب كما يحبّ الله شرك وكفر. وكذلك الشفاعة،
قال تعالى:
ما لَكُمْ مِنْ دُونِهِ مِنْ وَلِيٍّ وَلا شَفِيعٍ
[السجدة: ٤]
وقال تعالى: لَيْسَ لَها مِنْ دُونِ اللَّهِ وَلِيٌّ وَلا شَفِيعٌ
[الأنعام: ٧٠]
وقال عزّ وجلّ: ما مِنْ شَفِيعٍ إِلَّا مِنْ بَعْدِ إِذْنِهِ
[يونس: ٣]
وقال تعالى: مَنْ ذَا الَّذِي يَشْفَعُ عِنْدَهُ إِلَّا بِإِذْنِهِ
[البقرة: ٢٥٥]
وقال تعالى: وَلا تَنْفَعُ الشَّفاعَةُ عِنْدَهُ إِلَّا لِمَنْ أَذِنَ لَهُ
[سبأ: ٢٣]
فتبيّن أنه لا تنفع شفاعة الملائكة والأنبياء ولا غيرهم إلا لمن أذن له، حتى إذا قضي بالأمر ضربت الملائكة بأجنحتها خضعانا لقوله تعالى كأنه سلسلة على صفوان،
وصعقوا فلا يعلمون ما قال:
حَتَّى إِذا فُزِّعَ عَنْ قُلُوبِهِمْ قالُوا ماذا قالَ