en péché et en châtiment, plus encore que ce dont ils s’étaient détournés, qu’ils avaient cru être une atteinte au rang [des Prophètes]. Et même s’ils avaient fui ce qui constituait effectivement une imperfection à l’égard de la valeur de certains d’entre eux, pour ensuite tomber dans le polythéisme, ce vers quoi ils auraient alors fui aurait été plus mauvais que ce qu’ils fuyaient.
La religion véridique est la religion de l’Islam : adorer Allah, Lui Seul, sans aucun associé, et croire en Ses Messagers, comme l’indique notre parole : « أشهد أن لا إله إلا الله وأشهد أن محمداً عبده ورسوله » – « J’atteste qu’il n’est point de divinité digne d’adoration en dehors d’Allah et j’atteste que Muḥammad est Son serviteur et Son Messager. » Allah – glorifié soit-Il – a réuni ces deux fondements en maints passages.
Ainsi dit-Il : « Ô hommes ! Adorez votre Seigneur qui vous a créés, vous et ceux qui vous ont précédés, afin que vous atteigniez la piété ; Celui qui a fait pour vous de la terre un lit… » (al-Baqarah, 21-22). Il commence donc par l’unicité, puis Il dit : « Et si vous êtes en doute au sujet de ce que Nous avons fait descendre sur Notre serviteur… » (al-Baqarah, 23).
Au début de la sourate Âl ‘Imrân, Il déclare : « Allah ! Point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Subsistant par Lui-même. » (Âl ‘Imrân, 2). Puis : « Il a fait descendre sur toi le Livre en toute vérité, confirmant ce qui était avant lui ; et Il a fait descendre auparavant la Torah et l’Évangile, en tant que guide pour les gens, et Il a fait descendre le Discernement. » (Âl ‘Imrân, 3-4). Il mentionne donc d’abord le tawḥîd, puis la prophétie impliquant la révélation du Livre.
Dans la sourate al-Qaṣaṣ, Il dit : « Et le jour où Il les appellera : “Où sont Mes associés que vous prétendiez ?” – ceux contre qui la Parole se sera réalisée diront… » (al-Qaṣaṣ, 62-63), jusqu’à Sa parole : « Qu’avez-vous répondu aux Messagers ? » (al-Qaṣaṣ, 65). Il les interpelle d’abord pour établir l’unicité, puis Il les interpelle sur la réponse qu’ils ont donnée aux Messagers, et Il mentionne le désaveu des idoles à l’égard de leurs adorateurs. Ensuite Il dit : « Et le jour où Il les appellera : “Où sont Mes associés que vous prétendiez ?”… jusqu’à : “ce qu’ils inventaient.” » (al-Qaṣaṣ, 75). Là, les associateurs reconnaissent l’unicité, tandis qu’ici ce sont les prétendues divinités qui reconnaissent.
Dans la sourate Yûnus, semblable à ce qui se trouve dans al-Baqarah, Il établit d’abord l’unicité puis la prophétie : après Sa parole : « Le jour où Nous les rassemblerons tous, puis Nous dirons à ceux qui auront attribué des associés : “Restez à votre place”… » (Yûnus, 28) – jusqu’à : « Comment donc vous détournez-vous ? » (Yûnus, 32), Il précise qu’ils ne suivent qu’une conjecture qui ne tient lieu de vérité d’aucune manière. Puis Il dit : « Et il ne convient pas que ce Coran soit forgé en dehors d’Allah… » (Yûnus, 37) – jusqu’à : « si vous êtes véridiques. » (Yûnus, 38). Il confirme ainsi la prophétie, puis les met au défi de produire son semblable, manifestant l’incapacité de tous les humains et les djinns à en apporter l’équivalent, car c’est Allah qui l’a révélé.
La sourate Hûd, de même, s’ouvre par Ses paroles : « Un Livre dont les versets ont été parfaitement établis puis détaillés, émanant d’un Sage, d’un Connaisseur… » (Hûd, 1) – jusqu’à : « … puis repentez-vous à Lui. » (Hûd, 3). Elle commence par mentionner le Livre, car c’est lui qui appelle à l’unicité ; cette sourate est mecquoise, révélée alors qu’ils ne reconnaissaient pas encore le tawḥîd, à la différence de Âl ‘Imrân – l’une des dernières révélations, descendue à l’arrivée de la délégation de Najrân la neuvième ou la dixième année – où le discours s’adresse aux chrétiens qui reconnaissaient l’unicité mais innovèrent des formes de polythéisme, exagérèrent et suivirent ce qui est équivoque, à l’instar de ceux qui se rendent auprès des tombes et en font des idoles.
C’est pourquoi, lorsqu’Il mentionne le défi lancé à ceux-là, Il dit : « Ou bien disent-ils : “Il l’a inventé” ? Dis : “Apportez donc dix sourates forgées, semblables à lui”… » (Hûd, 13) – jusqu’à : « … Musulmans. » (Hûd, 14). Il manifeste leur incapacité, et que le Coran est bel et bien révélé de la part d’Allah, en exigeant la foi au Livre, au Messager et à l’unicité, lorsqu’Il dit : « Sachez donc que cela n’a été révélé qu’avec la science d’Allah et qu’il n’y a point de divinité en dehors de Lui… » (Hûd, 14).
Son propos : « … par Sa science » signifie qu’il est descendu renfermant Sa science, et qu’Il y a informé de Sa science, comme Il dit : « Mais Allah atteste de ce qu’Il a fait descendre… »