les salutations de ma Communauté. Ainsi, les prières et les salutations de l’ensemble de la Ummah lui parviennent depuis tout endroit. Il a, en outre, interdit de transformer sa demeure en lieu de fête afin que son tombeau – et la maison qui l’abrite – ne soient pas pris pour lieu de célébration ou pour mosquée. Il en va autrement des tombes du reste des croyants : si l’on invoque en faveur de l’un d’eux auprès de sa tombe, cela ne conduit pas, de soi, à ce qu’on en fasse un lieu de fête ni une mosquée, à moins qu’on y érige réellement une mosquée.
C’est pour cette raison qu’il a prohibé de prendre les tombes – celles des Prophètes et des vertueux – comme mosquées.
Il apparaît donc que celui qui considère comme un rabaissement ce qu’Allâh et Son Messager ont prescrit, n’agit ainsi qu’en raison de son ignorance, de son associationnisme, de son égarement et de la déficience de sa science et de sa foi en ce qu’a apporté le Messager d’Allâh – qu’Allâh le couvre d’éloges et de paix. En réalité, c’est lui qui diminue le rang du Messager, l’attaque et dénigre son message ; il ordonne ce qu’il a interdit, interdit ce qu’il a ordonné et altère sa législation. Il est donc plus digne d’être considéré comme mécréant et passible de la peine capitale ; car si celui qui se trompe et contredit le Messager – paix et bénédictions sur lui – sur cette question est déclaré mécréant et doit être exécuté, a fortiori celui qui s’y oppose sciemment : il est mécréant et son sang est licite. Cependant, si l’erreur provient d’une ignorance excusable – l’intéressé n’ayant pas eu l’intention de contredire le Messager, la Sunna lui étant demeurée obscure et la vérité confuse –, alors aucun des deux ne sera déclaré mécréant ni mis à mort ; l’opposant n’en demeure pas moins plus proche de la mécréance et de la licéité de son sang.
Il est inconcevable que l’adhérent au Messager, celui qui suit sa Sunna, ordonne ce qu’il a ordonné et interdise ce qu’il a interdit, soit mécréant dont le sang est licite, tandis que l’opposant, qui altère sa religion, vilipende sa législation, se dresse contre sa Sunna et contre ses alliés qui la transmettent, bénéficie de l’inviolabilité du sang ; ce serait inverser la religion et renverser les réalités de la foi – manière d’agir propre aux ignorants tyranniques, tels les chrétiens et les adorateurs d’idoles.
Onzième point :
Il faut dire que ceux qui ordonnent le « pèlerinage » vers les tombes, l’invocation des morts, la recherche de secours auprès d’eux et la supplication qu’on leur adresse, et qui placent le voyage vers ces tombes au même rang – voire à un rang supérieur – que le voyage vers les trois mosquées, sont des polythéistes du même acabit que les adorateurs d’idoles : ils ont transformé les tombes en idoles.
À ce sujet, le Messager invoqua son Seigneur en ces termes :
« Ô Allâh, ne fais pas de mon tombeau une idole qu’on adore ; la colère d’Allâh s’est intensifiée contre un peuple qui a pris les tombes de ses Prophètes pour mosquées. »
Son tombeau, en vérité, est hors d’atteinte au point qu’on puisse en faire une idole ; seul son illustre mosquée est accessible. Néanmoins, le voyageur peut avoir l’intention, en s’y rendant, d’en faire une idole comme d’autres le font de certaines tombes, ou le croire, bien que cela lui soit impossible. Pour d’autres tombes, en revanche, certaines ont bel et bien été érigées en idoles. Il est, de plus, établi – voire notoire – que le Prophète – paix et bénédictions sur lui – a maudit ceux qui prennent les tombes des Prophètes pour mosquées et qu’il l’a interdit à sa communauté. Or, si celui qui en fait une mosquée afin d’y prier et d’invoquer Allâh est maudit, à plus forte raison celui qui s’y rend pour invoquer un autre qu’Allâh, pour y implorer un autre qu’Allâh, s’y humilier et s’y recueillir devant un autre qu’Allâh ; celui-là mérite encore davantage la malédiction. Le premier est maudit parce que son acte mène tout droit à ce polythéisme manifeste. Il est bien connu que ceux qui voyagent vers les tombes des Prophètes et des vertueux se livrent à ces pratiques et entreprennent le voyage précisément pour cela. Celui donc qui ordonne ces actes et les juge louables appelle au polythéisme envers Allâh et à l’adoption de rivaux à Ses côtés, commandant ce qu’Allâh et Son Messager ont interdit, tandis qu’il voue à la malédiction quiconque l’accomplit.
Pourtant, le shirk est le plus grave des péchés, comme il est rapporté dans les deux Ṣaḥîḥs d’après Ibn Masʿûd – qu’Allâh l’agrée :
« J’ai dit : Ô Messager d’Allâh, quel est le péché le plus grave ? »
Il répondit : « Que tu associes à Allâh un égal alors qu’Il t’a créé. »
Je dis : « Et ensuite ? »
Il dit : « Que…»
أمتي السلام». فصلاة الأمة وسلامها يصل إليه من جميع الأمكنة، وقد نهى عن اتخاذ بيته عيدا لئلّا يتّخذ قبره وحدثنا ومسجدا، بخلاف قبور سائر المؤمنين، فإنه إذا دعي لأحدهم عند قبره لم يفض ذلك إلى أن يتّخذ وحدثنا ومسجدا إلا إذا اتّخذ مسجدا.
فلهذا نهى عن اتّخاذ القبور قبور الأنبياء والصالحين مساجد.
فتبين أن الذي يجعل ما أمر الله به ورسوله تنقيصا إنما هو لجهله وشركه وضلاله ونقص علمه وإيمانه بما جاء به الرسول صلى الله عليه وسلّم، وهو المنقّص للرسول الطاعن عليه، الذام لما جاء به الآمر بما نهى عنه، الناهي عما أمر به، المبدّل لشريعته، وهو أحق بالكفر والقتل، فإنه إن كان المخطئ المخالف للرسول صلى الله عليه وسلّم في هذه المسألة كافرا يجب قتله؛ فلا ريب أنه المخالف، فيكون كافرا مباح الدم. وإن كان المخطئ معذورا لأنه لم يقصد مخالفة الرسول صلى الله عليه وسلّم وإنما خفيت عليه سنته، واشتبه عليه الحق؛ لم يكفّر ولم يقتل واحد منهما، لكن المخالف له أقرب إلى الكفر وحلّ الدم، فإما أن يكون الموافق له المتبع لسنته الآمر بما أمر به الناهي عما نهى عنه كافرا مباح الدم، والمخالف له المبدل لدينه الطاعن في شريعته المعادي لسنته المعادي لأوليائه المبلّغين لسنته معصوم الدم؛ فهذا تبديل الدين وقلب لحقائق الإيمان، وهو فعل أهل الجهل والطغيان؛ كالنصارى وعبّاد الأوثان.
الوجه الحادي عشر:
أن يقال: الذين يأمرون بالحج إلى القبور ودعاء الموتى والاستغاثة بهم والتضرّع لهم، ويجعلون السفر إلى قبورهم كالسفر إلى المساجد الثلاثة أو أفضل منه؛ هم مشركون من جنس عبّاد الأوثان، قد جعلوا القبور أوثانا.
وهذا هو الذي دعا الرسول ربه فيه فقال:
«اللهم لا تجعل قبري وثنا يعبد، اشتدّ غضب الله على قوم اتخذوا قبور أنبيائهم مساجد»
. فقبره لا يمكن أحد أن يصل إليه حتى يتخذه وحدثنا، وإنما يصل إلى مسجده، لكن يقصد المسافر إليه أن يتخذه وحدثنا كقبر غيره، أو يظن ذلك ولكن لا يمكنه ذلك، بخلاف قبور غيره فإن فيها ما اتّخذ أوثانا، وقد ثبت بل استفاض عن النبي صلى الله عليه وسلّم أنه لعن الذين يتخذون قبور الأنبياء مساجد، ونهى أمته عن ذلك، فإذا كان من اتخذها مسجدا يصلّي فيه لله تعالى ويدعو الله ملعونا؛ فالذي يقصدها ليدعو فيها غير الله ويتضرّع فيها لغير الله ويخضع ويخشع فيها لغير الله أحق باللعنة، وإنما لعن الأول لأن فعله ذريعة إلى هذا الشرك الصريح. ومعلوم أن المسافرين لقبور الأنبياء والصالحين يفعلون هذا وأمثاله ويسافرون لذلك. فمن أمر بذلك واستحبه كان آمرا بالشرك بالله واتخاذ أنداد من دونه، آمرا بما حرّم الله ورسوله ولعن فاعله.
والشرك أعظم الذنوب،
كما في الصحيحين عن ابن مسعود قال:
قلت يا رسول الله أي الذنب أعظم؟
قال:
«أن تجعل لله ندا وهو خلقك»
.
قلت:
ثم أي؟
قال:
«أن