, et la Mosquée al-Aqṣâ. Or, il est notoire qu’il est recommandé de fréquenter toutes les autres mosquées sans entreprendre de voyage ; cette distinction est donc établie par le texte même du Messager d’Allah – que la prière et le salut d’Allah soient sur lui. Si l’on objecte : « Le lieu vers lequel se sont mis en route ceux à qui le voyage est interdit ne constitue, pour eux, aucune proximité auprès d’Allah. » On répond : « De même, celui qui voyage pour visiter des tombes, le but de son déplacement n’est pas, pour lui, un moyen de rapprochement. » La visite des tombes lorsqu’elle nécessite un voyage est comparable à la prière accomplie dans une mosquée autre que ces trois ; le voyage, en soi, n’est ni un acte d’approche ni une obéissance, mais bien une désobéissance interdite selon les imams qui l’ont clairement énoncé, ainsi que ceux qui les ont suivis. Quant au fait de compter ses pas jusqu’aux mosquées, il s’agit d’y aller sans voyage ; cela est légiféré. C’est semblable aux pas que le Prophète – que la prière et le salut d’Allah soient sur lui – fit pour aller saluer les gens de Baqîʽ ; voilà une œuvre méritoire. De même, la visite recommandée effectuée depuis la ville, par le déplacement des pas, est une bonne action. Il apparaît donc qu’il n’y a là aucune contradiction. Et quand bien même on supposerait qu’il y eût contradiction, elle reviendrait à ceux qui ont tenu cette parole : tel l’imâm Mâlik et la majorité de ses disciples, ou encore certains compagnons d’aš-Šâfiʽî et d’Aḥmad, car le répondant a rapporté les deux avis. Si l’affirmation de l’interdiction contenait un défaut ou une honte, cela pèserait sur l’imâm Mâlik et ceux qui partagent son opinion – qu’Allah les préserve d’être entachés de contradiction –, eux qui, en cela, suivent la Sunna du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue. Mais cet objecteur ignorant considère tantôt la parole de ceux qui suivent la Sunna – tels Mâlik et consorts – comme contradictoire, tantôt comme une inimitié déclarée envers les Prophètes et une obstination manifeste ; puis il attribue cela au répondant, alors que celui-ci ne fait que rapporter leurs dires ainsi que ceux d’autres savants et exposer la preuve des deux positions. Quant à Mâlik et ses disciples, ils ont tranché pour l’interdiction et n’ont accordé aucun crédit à celui qui interprète le ḥadith comme une simple négation de la préférence, tant l’inanité et la contradiction de cette lecture sont évidentes. Par ailleurs, ce qui vient d’être mentionné ne concerne que la visite d’une tombe autre que celle du Prophète – que la prière et le salut d’Allah soient sur lui –, telles les tombes des habitants de Baqîʽ, des martyrs d’Uḥud ou de l’ensemble des croyants inhumés dans leurs contrées. Or, nous ne savons personne avoir dit qu’il est recommandé de voyager uniquement pour cette visite ; soit c’est interdit, soit c’est permis, bien que la visite depuis la ville soit recommandée. Quant à notre Prophète Muḥammad – que la prière et le salut d’Allah soient sur lui –, son cas est tout autre : Allah l’a honoré au-dessus de tous. Il nous a ordonné, de façon absolue, de prier sur lui, de lui adresser le salut et de solliciter pour lui la Wasîla. Son amour et sa vénération sont obligatoires pour chacun ; il est même obligatoire que le Messager soit plus cher à tout un chacun que son propre fils et son père, puisqu’il a plus de droit sur chaque croyant que lui-même. Ses droits et sa Loi, qu’ils relèvent de l’obligation ou de la recommandation, ne sont pas liés à un lieu précis ; ils sont prescrits en tous lieux, sans différence entre les habitants de Médine et les autres. Il a aussi interdit que sa tombe soit prise pour un lieu de fête et a dit : « Priez sur moi où que vous soyez, car votre prière me parvient. » Il a tenu le même propos pour le salut et a informé que « Dieu possède des anges parcourant la terre : ils me transmettent les salutations de ma communauté ». Sa tombe a été mise à l’écart des gens et l’accès leur en a été empêché, car il n’existe à l’intérieur de la chambre aucune adoration recommandée qui soit propre à ce lieu ; en réalité, tout ce que l’on y accomplit, l’accomplir dans la mosquée est meilleur que d’y prier.
هذا، والمسجد الأقصى». ومعلوم أن سائر المساجد يستحبّ إتيانها بلا سفر، فهذا الفرق ثابت بنص الرسول صلى الله عليه وسلّم. فإن قيل: ما رحل إليه هؤلاء المنهيون عن السفر ليس بقربة في حقهم. قيل له: ومن رحل لزيارة القبور لم يكن ما رحل إليه قربة في حقه. فزيارة القبور بالرحلة كالصلاة في غير المساجد الثلاثة، فالرحلة ليست بقربة ولا طاعة، بل معصية محرمة عند الأئمة الذين صرّحوا بذلك ومن وافقهم. وأما نقل الخطا إلى المساجد، فهو إتيان إليها بغير سفر، وهذا مشروع، فهو نظير نقل النبي صلى الله عليه وسلّم خطاه إلى زيارة أهل البقيع فإن ذلك عمل صالح، وكذلك الزيارة المستحبة من البلد نقل الخطا فيها عمل صالح. فقد تبين أنه لا مناقضة في ذلك، ولو قدّر أن هذا تناقض كان تناقضا ممن قال ذلك؛ مثل مالك وجمهور أصحابه، ومثل من قاله من أصحاب الشافعي وأحمد، فإن المجيب ذكر القولين. فإن كان هنا عوار وشنار في القول بالتحريم كان هذا لازما لمالك الإمام ومن وافقه، وحاشى لله أن يلزم مالكا ومن وافقه تناقض فيها. في هذا وهم متّبعون لسنة رسول الله صلى الله عليه وسلّم. لكن هذا المعترض الجاهل تارة يجعل قول المتبعين للسنة كمالك وغيره تناقضا، وتارة يجعله مجاهرة للأنبياء بالعداوة وإظهارا لعنادهم، وهو يضيف ذلك إلى المجيب، والمجيب لم يقل إلا ما قاله هؤلاء، بل حكى قولهم وقول غيرهم وذكر حجّة القولين بخلاف مالك وأتباعه فإنهم جزموا بالتحريم ولم يلتفتوا إلى قول من حمل الحديث على نفي الاستحباب؛ لظهور فساد هذا القول وتناقضه. وأيضا فهذا الذي ذكره إنما يتصوّر في زيارة غير قبر النبي صلى الله عليه وسلّم كأهل البقيع وشهداء أحد وسائر المؤمنين المدفونين في بلادهم. ومع هذا ما علمنا أحدا أنه قال يستحبّ السفر لمجرّد هذه الزيارة، بل إما أن يكون محرّما وإما أن يكون مباحا، وإن كانت الزيارة من البلد مستحبة، وأما نبينا محمد صلى الله عليه وسلّم فله شأن آخر؛ فضّله الله على غيره، فإن الله أمرنا بالصلاة والسلام مطلقا وأن تطلب له الوسيلة. ومحبته وتعظيمه فرض على كل أحد بل فرض على كل أحد أن يكون الرسول أحب إليه من ولده ووالده، وهو أولى بكل مؤمن من نفسه، فحقوقه وشريعته إيجابا واستحبابا لا يختص ببقعة، بل هي مشروعة في جميع البقاع، لا فرق في ذلك بين أهل المدينة وغيرهم. وقد نهى أن يتّخذ قبره عيدا، وقال: «صلوا عليّ حيثما كنتم فإن صلاتكم تبلغني» . وقال في السلام مثل ذلك، وأخبر أن «لله ملائكة سياحين يبلغوني عن أمتي السلام» . وهو قد حيل بين قبره وبين الناس ومنعوا من الوصول إليه، إذ لم يكن داخل الحجرة عبادة مستحبة هناك دون المسجد، بل كل ما يفعل هناك ففعله في المسجد أفضل من صلاة