ainsi que l’attestation de la transmission du Message, la demande à Allah de lui accorder la Wasîlah, et tout ce qui relève de ses droits légitimes dans Sa Mosquée – que mon père et ma mère lui soient sacrifiés, que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui.
Parmi les gens, certains ne se représentent pas ce qu’il est effectivement possible et légitime de faire lors de la visite avant d’avoir vu la Mosquée et l’appartement prophétique ; il leur suffit même d’entendre l’expression « visite de sa tombe » pour s’imaginer – comme on le fait habituellement lors des visites de tombes – qu’il faut parvenir jusqu’au tombeau, s’y asseoir et y accomplir les actes connus, qu’ils soient conformes à la Sunna ou qu’ils relèvent de l’innovation. Or, lorsqu’ils aperçoivent la Mosquée et l’appartement, il leur devient clair qu’il n’existe pour personne de moyen de visiter sa tombe comme on visite ordinairement celle d’autrui ; on ne peut que se rendre dans sa Mosquée, y prier et accomplir ce qui est prescrit au visiteur dans la Mosquée – et non dans l’appartement, auprès de la tombe –, à la différence des autres sépultures. Quand on a compris cela,
celui qui répond, après avoir exposé les deux avis et les arguments de chacun, a précisé qu’il comprend la parole du Prophète – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui : « On ne dresse pas les montures… » comme une simple négation de la recommandation. Quant aux partisans de l’autre opinion, ils répondent en deux points :
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Ils reconnaissent ainsi que ce voyage ne constitue ni œuvre pie, ni moyen de rapprochement, ni obéissance, ni bonne action. Par conséquent, quiconque considère le voyage vers les tombes des prophètes et des vertueux comme une adoration, une obéissance et un acte de rapprochement contredit le consensus ; et, s’il voyage dans cette intention, cela est interdit par consensus des musulmans. L’interdiction découle donc du fait d’en faire un acte de rapprochement – or il est évident que nul ne s’y rendrait sinon pour cela. Si toutefois un homme voyageait vers ces tombes pour un objectif licite, cela serait permis et ne relèverait pas de ce cas.
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La négation implique la prohibition, et la prohibition entraîne l’illicéité. Le consensus rapporté ici concerne donc celui qui tient la chose pour une obéissance, un acte de rapprochement, et qui voyage parce qu’il la croit telle. En effet, ceux qui ont jugé la chose permise ont dit : la parole du Prophète – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui : « On ne dresse pas les montures… » signifie que le voyage vers ces tombes n’est pas recommandé ; or il n’est, de l’avis unanime, pas non plus obligatoire. Dès lors, il ne peut constituer un acte de rapprochement ni d’obéissance, car toute œuvre de rapprochement et tout acte d’obéissance sont soit obligatoires, soit recommandés ; ce qui n’est ni obligatoire ni recommandé n’est, par consensus, ni rapprochement ni obéissance. Dès lors, quiconque pense que c’est un acte de rapprochement et d’obéissance, l’affirme ou l’accomplit pour cette raison, contredit ce consensus. Mais celui qui sait que l’acte n’est ni obéissance ni rapprochement ne peut simultanément le tenir pour un acte de rapprochement et d’obéissance ; il s’abstient donc de l’accomplir à cette fin. Seul celui qui ignore qu’il ne s’agit pas d’un acte de rapprochement peut le tenir pour tel et l’accomplir dans cette intention ; il se trompe alors dans sa croyance, et si cette erreur est excusée, il ne sera pas châtié pour cet acte, n’ayant pas eu connaissance de son interdiction, à l’instar de ceux qui, avant la révélation de l’interdiction, priaient en direction de Bayt al-Maqdis ou accomplissaient la prière dans les temps prohibés. Allah – Exalté soit-Il – dit en effet : « Nous ne châtions jamais un peuple avant de lui avoir envoyé un Messager. » (al-Isrâ’ : 15).
Cependant, les actes qui ne sont ni obligatoires ni recommandés n’ouvrent droit à aucune récompense ; ces personnes ne reçoivent donc ni récompense ni châtiment. Quant au consensus mentionné au sujet de celui qui voyage uniquement pour visiter les tombes des prophètes et des vertueux, il n’inclut pas le voyage entrepris, selon la voie légiférée, pour visiter la tombe de notre Prophète – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui –, car ce voyage est recommandé.